Bronx Jouissance

Novum Papam habemus : Harlemus Primus. Le Parti Salafiste, qui comme on le sait détient la totalité des pouvoirs dans ce malheureux et inconséquent pays, vient de remplacer la mère Dellile par le dénommé Bronx Jouissance (merci, feu Jean-Edern Hallier).

Il n’y a pas eu un beau barnum, comparable à l’affrontement des harpies Aubry et Royale en 2008. Dommage ! Nous aurions eu l’occasion de rigoler, en ces temps de tristesse fiscale. Mais désormais, le Parti Stupide, régnant sans partage et dans la plus absolue tyrannie, n’a plus besoin de s’embarrasser des oripeaux de la démocratie. Tout s’est passé à huis clos, au sommet, en réunion de Politburo. Par quelque indiscrétion, toutefois, on a su que l’on recherchait le personnage le plus à même de satisfaire à l’Elysée et à la mère Dellile, ainsi qu’à l’officine fasciste Terra Nova qui allait lui signifier sa feuille de route. L’ancien agitateur étudiant Cambadélis a été écarté, au profit d’un autre agitateur, Bronx Jouissance.

Bronx Jouissance a en fait pour prénom Jean-Philippe, mais ça fait plus chébran, plus mondialiste, de se baptiser « Harlem ». Le Direktorat socialiste ne pouvait mieux choisir. En effet, conformément à la volonté claironnée de Soliveau II de ne s’entourer que de gens irréprochables, Bronx Jouissance est repris de justice, tout comme ce brave Zayrault et le président Emmanuelli (de la CSD). Bronx a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis assortis de 30 000 Francs d’amende pour emploi fictif. Pas mal pour un chef de Parti qui se veut moralisateur. Décidément, dans cette parodie de république, il faut passer par la case « prison » pour devenir dirigeant. Et pas la prison pour motifs politiques – ce qui serait somme toute honorable – mais bien la prison de droit commun. Le régime des voyous.

Bronx Jouissance a d’autres avantages socialistes. D’abord, conformément à la politique de métissage – remplacement de population, il est métis, avec probablement des ancêtres déportés par ces affreux négriers colonialistes de Français. Voilà qui vous pose un homme ! Secondement, il est le fondateur de l’officine raciste anti-blancs « SOS-Racisme », arme mitterrandienne par excellence. Il entre ainsi dans la cohorte des délateurs officiels, comme les gens de l’inénarrable MRAP, fondé, lui, par une taupe des services soviétiques : André Blumel. Bref : c’est un certificat de conformité à la politique terra-neuvienne. Enfin, il est vaguement écolo, ayant participé à Génération Ecologie : de quoi satisfaire les punaises vertes.

Donc avec Bronx Jouissance, le Parti Salafiste peut sans complexe afficher sa politique de déstructuration de la France (s’il restait encore quelque chose à déstructurer !) : préférence à l’envahisseur, remplacement de population, repentance, discrimination positive, multiculturalisme forcé. L’ennemi civilisationnel a de beaux jours devant lui, avec des énergumènes de cette espèce ! Et la technocratie uropéenne également, car on ne le verrait pas s’opposer à la forfaiture que prépare Soliveau, à savoir signer le pacte budgétaire européen qui mettra fin à l’indépendance budgétaire de la France.

Le disciple du financier apatride mondialiste branché Pierre Bergé est donc lancé. Nul doute que le Parti Stupide, un parti de gangsters,  sous la houlette de Bronx Jouissance va nous concocter de très vilaines choses salopardes, bien dans ses habitudes. Un crétin de député n’est-il pas en train de fabriquer une loi sur la tarification de l’énergie inspirée des délires écologistes ? Attendons-nous à pire. Au pire. Et, dans le fond, pour faire bouger ce peuple de larves abruties, ne faut-il pas qu’un Attila dévaste tout et réduise les gens à la misère jusqu’à provoquer une sanglante révolte ?

Raymond

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Au Ministre de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,

Nous avions sur vous une opinion moins négative qu’à l’égard de vos collègues de ce gouvernement de rencontre. Au pire étions-nous agacés par vos déclarations favorables aux islamistes. Or vous récidivez !

La mosquée de Limoges aurait été « souillée par des excréments », après avoir été décorée d’une hure porcine il y a quelques jours. Incidents très bénins, que nous n’approuvons pas, du reste, car il est d’autres manières, politiques, voire militaires, plus efficaces pour  lutter contre le totalitarisme religieux. Mais à cette occasion, votre administration se fend d’un communiqué : « Cet acte porte gravement atteinte à la dignité des musulmans et choque l’ensemble des citoyens attachés aux valeurs de respect et de tolérance» et vous-même renchérissez : «S’attaquer à une religion, c’est s’attaquer à la République».

Réaction guidée par la peur des méfaits des fanatiques, ou complicité idéologique ? Je vous rappelle à toutes fins utiles que, malgré tous les efforts de la caste politique, la République est toujours laïque, et que nos lois fondamentales placent sous le même joug toutes les confessions. Il n’y a donc pas lieu de clamer de pareilles inepties, vous et vos complices demeurant complètement muets lorsque l’on profane – voire incendie – des églises et des synagogues.

Vous faites ainsi preuve d’un parti-pris qui reflète parfaitement la décadence de la laïcité. Quoi ! Les adeptes d’une superstition obscurantiste, aux idées parfaitement opposées à celles qui ont fondé notre Nation, bénéficient d’une protection honteuse des « autorités » ! Et absurde, car il n’est pire ennemi de la République que l’islam. Une « république islamique » est un totalitarisme meurtrier. Et cette ahurissante protection leur est accordée par un parti bouffeur de curés ! Absurde ! Attaquer les ennemis de la République, monsieur le Ministre, ce n’est pas attaquer la République, c’est, au contraire, la protéger.

Le pire est que votre réaction est épidermique, dans la stricte ligne de la bien-pensance actuelle, porteuse de catastrophes pour la démocratie. Vous condamnez, sans même avoir fait procéder à une enquête, sans vous demander si vos protégés n’auraient pas eux-mêmes organisé une opération d’intoxication pour installer un climat de guerre civile. Renseignez-vous : ceci est tout aussi vraisemblable que l’hypothèse d’une farce de potaches en goguette. Déjà un imâm avait aboyé publiquement à Limoges qu’il fallait combattre le Code Civil : qu’est devenu cet énergumène ? En cela, vous vous comportez de la même odieuse manière que vos prédécesseurs, Jospin et Joxe, lors de l’abominable affaire de Carpentras. Voilà qui est bien dans la ligne du socialisme.

Monsieur le Ministre, souvenez-vous, et mettez-vous bien cela dans le crâne : le Limousin est une vieille terre de maquisards. Vous comprenez ce que cela veut dire, j’espère ? Sinon, autant vous citer le vieil Hugo : « O francs-tireurs, allez, traversez les halliers, passez les torrents, profitez de l’ombre et du crépuscule, serpentez dans les ravins, glissez-vous, rampez, ajustez, tirez, exterminez l’invasion. » Vous persécutez les Patriotes : un jour ils seront vos juges.

Voilà. Pour avoir une fois de trop donné des gages à l’ennemi, vous avez définitivement perdu notre estime. Je ne vous salue pas.

Raymond.

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Casus belli

Faute d’avoir traité les questions subrepticement posées hier par notre agent Alfred, il semble que les gesticulations de Soliveau II n’aient même pas convaincu la totalité des naïfs ayant voté pour lui, si j’en crois un sondage en ligne du Parisien lancé à 19 h 50. Ce matin, j’y suis allé de mon vote, surtout pour voir les résultats, car pour tout vous dire, je n’ai pas de temps à perdre à regarder un pâle sire débiter des platitudes consternantes. Eh bien, 79,4% des gens ayant répondu au sondage n’ont pas été convaincus par les arguties du Captain Wreck. Diantre et peste ! Voilà ce que l’on appelle un « non-évènement », si je ne m’abuse, docteur ?

En réalité, le fait important du week-end s’est déroulé à Castres, dans la nuit de vendredi à samedi. Il y a la fête (« la teuf » comme on dit maintenant), et un groupe d’individus que l’AFP qualifie de « jeunes » – prononcer « djeunes »- et que, probablement, nos amis de Riposte Laïque, suivant en cela ironiquement l’e-Monde, auraient baptisés tous « Vladimir », importunent une jeune fille. Rien que de très normal, bien-penseront certains, surtout, n’est-ce pas, si elle est belle, Blanche et pas voilée. Mais enfin, il y a encore des citoyens ayant le sens de l’honneur et de la chevalerie. Un groupe de paras du 8e RPIMA s’avise donc de protéger la jeune fille. Mal leur en prend : Vladimir, avec Vladimir et son cousin Vladimir et pas mal de racailles de leur espèce commencent à tomber à bras raccourcis sur les paras -désarmés, cela va de soi- en les traitant de « sales militaires » et « sales Français ». S’ensuit une mêlée générale, chaque camp ayant reçu des renforts, dispersée par la police. Un parachutiste perd un œil dans l’échauffourée.

Il y a des imbéciles -et des traîtres- pour nier l’existence du racisme anti-blanc : voici une preuve de plus de son existence. Il y a un Ministre de l’Intérieur pour oser affirmer qu’il « n’y a pas d’ennemi intérieur », alors que presque chaque jour nous recevons la preuve que cet ennemi est désormais franchement passé à l’attaque. La bien-pensance se tait : ne pas faire de vagues, des fois que le citoyen endormi et assujetti s’éveillerait. Je suis même prêt à parier que quelque part, dans les ministères du sieur Zayrault, on prépare des consignes draconiennes pour empêcher les militaires de sortir se détendre dans les « boîtes » ou les « fêtes », et même qu’on va ordonner une enquête afin de punir les paras du 8e RPIMA pour avoir eu une attitude qui devrait être spontanément celle de tout citoyen responsable. Avec ce pouvoir de lèche-babouches, il faut s’attendre à tout et à n’importe quoi.

Je souhaite que l’exemple des paras soit suivi, qu’au lieu de faire semblant de ne rien voir lorsque « Vladimir » commet une agression, qu’au lieu de rester tremblants et foireux dans leurs culottes de dhimmis, les citoyens lui flanquent une bonne trempe. Il est même souhaitable, puisque la Police est muselée dans ce genre d’affaire, et donc ne protège plus les citoyens, que s’organisent des groupes d’auto-défense civique. L’État ayant failli dans un de ses rôles régaliens – en fait, comme l’a montré Vautrin, il faillit dans tous – il est normal que les citoyens s’y substituent, même au prix de l’illégalité. Car, que le pouvoir et la bien-pensance hargneuse le veuillent ou non, nous sommes bel et bien en état de guerre civile ouverte.

C’est contre l’intoxication des esprits que s’est élevé avec raison Richard Millet : son Eloge Littéraire d’Anders Breivik n’est pas du tout, quoi qu’en disent les Ben Djennoun ou BH-Deville et toute la meute hurlante des vendus, une apologie du crime. C’est simplement une étude littéraire qui fait réfléchir. Pourquoi une telle tuerie, comment un homme décidé, agissant seul, et reconnu sain d’esprit par les jurés qui l’ont condamné, en arrive-t-il à une telle extrémité ? La réponse est simple : à cause du négationnisme des castes dirigeantes et des médias qui, tout en faisant croire que le barbare est une « chance » pour les pays qu’il envahit, interdit toute libre-expression à propos d’une souffrance réelle des autochtones. Cela finit par se traduire en révolte, ciblée contre les idéologues politiques et leurs héritiers. Il est prévisible qu’ailleurs surgiront d’autres Breivik, agissant seuls, indétectables, et tragiquement efficaces. Ou plutôt inefficace : la solution n’est pas dans le romantisme et la pratique de l’assassinat considéré comme l’un des Beaux-Arts, il est, faute d’alternative, dans l’insurrection populaire.

Article 35 de la déclaration du 24 juin 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Raymond.

 

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Ce que vous n’aurez ni vu ni entendu

« Alfred, j’ai une interview télévisée ce soir ! »  dit Soliveau II. «  Demeure céans pour me dire si mon maintien est téléconvenable ! ». Je sens que je vais m’amuser. Entre la dame Chazal, toujours sémillante, même si elle commence à accuser des ans l’irréparable outrage. « Or ça, commençons donc, dame Claire, belle comme fille de Bity ! » Ben dis-donc ! Il a l’estomac, le Roi ! Pourvu que Rottweiler n’écoute pas aux portes ! Le roi frétillant : « Soumettez-moi les questions, nous nous entendrons sur la réponse. Étant Dame des Médias, vous savez ce qu’il faut ou ne faut pas dire ! » « Je suis votre servante, sire ! », répond la donzelle.

Ainsi commença la série des questions/réponses. Je m’avisai que le jeu était très évidemment truqué. Une bonne interview se fait en « live », c’est-à-dire : les journaleux, pas nécessairement brosse à reluire, posent à brûle-pourpoint les questions qu’ils veulent, et le Roi répond comme il peut. Mais nous sommes en France, pas sur la banquise : les journaleux sont automatiquement de gôche, donc brossent nécessairement dans le sens du poil. Tristes carpettes ! Enfin… Le Roi n’est pas du tout photogénique, rien à faire : sous quelque angle, le Roi apparaît sous les traits du Ravi, et les cadreurs en sont pour leurs frais.

La litanie des platitudes commence ; moi, ça m’agace, et sous prétexte de conseiller une meilleure grimace au Roi, je glisse subrepticement une feuille de quinze questions inspirées par mon complice l’Ours. Ne me demandez pas qui est l’Ours : secret d’État ! Toujours est-il que Chazal en arrive à cette dernière feuille. Elle a un moment d’hésitation :

« Pourquoi avoir choisi un ministre, heu …  condamné à six mois de prison ? »

Le Roi ne semble pas surpris par la question :

- « Eh bien, voyez vous, je n’ai pas trouvé un ministrable ayant purgé une peine plus longue. Ah ! SI nous avions Juppé ! Pourtant ce n’est pas l’envie qui me manquait ! Pensez, il aurait été le premier ministre Premier Ministre (oh! c’est bon ça, note Valérie, note!) exactement au courant des conditions de détention. Il aurait pu ainsi agir efficacement pour la réforme des prisons, afin d’améliorer le confort de nos jeunes de banlieues injustement punis par des magistrats indociles, qui n’écoutent pas assez les voix de MA raison. »

Puis, se ravisant : « Vous croyez que… ? » « Non, répond Chazal, je pense que nous allons supprimer ce passage. » La suite est moins grave, aussi Clarinette poursuit-elle d’une voix assurée :

« Pourquoi avoir pris 15 jours de vacances après seulement deux mois de travail ? » Puis se ravisant : «  C’est peut-être un peu osé, Sire ? »

Le Roi : «  Que nenni, c’est bien légitime. Voici ma réponse : Parce que c’est Moi, parce que je suis un Président Normal, et parce que le changement, c’est maintenant. Il y a déjà assez de gens qui se plaignent de n’avoir droit qu’à 5 semaines et d’avoir à attendre un an complet pour y prétendre. Je voulais à ma manière adresser un message fort à mes électeurs, leur faire comprendre que quand on veut, on peut, qu’il ne tient qu’à eux de faire en sorte que le changement, ce soit maintenant. »

« Magnifique ! s’extasie Chazal, c’est un rewrite du ‘Yes, we can !’ d’Obama ! Dommage qu’on ne puisse le passer à l’antenne, vu que les Français n’aimeraient pas ça ! » « A votre aise ! répondit Soliveau, Mais pourquoi ? » « Oh ! Simplement parce 42% des sujets n’on pas pu prendre de vacances. » « Ah bon ? s’étonna le Monarque, et si on émettait des chèques vacances à kroum ? » « Oh, Sire, quelle merveilleuse idée ! Cependant, différons ! » « Dommage ! » commenta le Roi, laconique. « Question suivante ? »

Chazal est nettement embarrassée. À part : « Du Diable si je comprends ! Je vais botter le cul à mes collabos ! Enfin…. » Puis, poursuivant :

« Est-il vrai que l’avion présidentiel volait au dessus du TGV vers Brégançon ? » Alors le Roi :

- « Non, non! C’est totalement faux! Imaginez, l’avion vole beaucoup plus vite. Il faisait de grands cercles au dessus de la voie ferrée. En cas de besoin il aurait pu me lancer une amarre et m’aurait treuillé, c’est normal. C’est qu’on ne sait jamais, avec ces petits galopins de la CGT : ils auraient pu faire, par inadvertance, une grève. J’ai trouvé ce moyen, un vrai moyen de changement, pour éviter le pitre. Hûûû.. non, le pire. »

Rendons cette justice à Clarinette : elle fut complètement éberluée : « Heu, bon, on supprimera aussi cette séquence ! » Alors Soliveau : « Oui, je reconnais, la CGT… Mais imaginez que la bande d’anarchistes corréziens ait saboté les caténaires, hein ! J’aurais eu l’air malin ! » Chazal ne commenta point. Elle continua, comme si la question suivante était normale :

« Comment expliquez-vous votre impopularité au bout de 100 jours seulement ? »

Le roi eut un haut-le-corps : «  Mais je ne suis pas impopulaire! Je suis normal! D’ailleurs tenez, je vous ai amené en cadeau quelques tomates bien mûres, des trognons de choux et même des pommes de terre. Ce sont des cadeaux spontanés que me lançaient les gens, à Brégançon. Ah! Le peuple m’aime ! Vous devez confondre avec mon prédécesseur, lui il ne l’aimait pas. »

Claire eut un recul devant l’étalage d’immondices reçus par le Sire. « Mais… Savez-vous qu’un récent sondage établit que votre prédécesseur, M. Morfalou, question dynamisme est estimé à 75%, et vous seulement à 27% ? Et que 57% estiment qu’il était plus apte à prendre les décisions nécessaires, alors que vous…31%. Ne parlons pas de la compétence : lui 50% et vous 38%. Ça fait désordre ! » « Oh ! Les sondages, les sondages ! grommela le Roi, c’est sûrement une officine de mal pensants qui a bricolé cela ! Bon, Dame Claire, je-suis-po-pulaire, donc on passe à autre chose ! »

« A votre aise ! Poursuivons… Hum… je me demande si l’on peut poser telle question ? Décidément.. (à part : ) Ces sagouins ! Ils veulent me couler, ou quoi ? Bon, enfin… Sire… »

« Je suis toute ouïe, comme la carpe ! » minauda le Roi…  « Il vaudrait mieux ne pas répondre à la question suivante ! » bêla Chazal. « Eh ! Pourquoi pas ? Dites ! » Alors Clarinette, résignée : « Pourquoi avez-vous supprimé les heures sup. à 9 millions d’ouvriers ? » Soliveau, triomphant : « C’est très simple : cela permet de vérifier dans des conditions saines que la grande idée des 35 heures fonctionne parfaitement. C’est normal. Ils me remercieront. »

Là, j’émets un « Kwark ! » de mécontentement. « Paix, Alfred ! Les Trent’sint’tseures, c’était une idée géniale : on travaille moins et on gagne moins. Mathématique, non ? Et si on travaille plus, on paie plus à l’État. Normal ! » Je me garde de répondre, après tout je ne suis qu’un Pingouin…. Le roi prend un air dubitatif : « Hum… Et si on coupait cette question ? » « Il vaudrait mieux, Sire ! » dit Chazal, soulagée. «  Soit ! Ensuite ? »

Clarinette s’éclaircit la voix, puis : « Pourquoi supprimez-vous systématiquement toutes les lois de M. Sarkozy ? » La réponse fuse en un instant : « C’est parce que Moi, je suis un président normal. Faire et défaire, c’est toujours travailler. C’est mes copains de Terra Nova qui me l’ont dit. » « Hum hum ! » fait une voix. Tiens ! L’éminence Grise Terra-neuvienne ! Je ne l’avais pas vue, celle-là ! Toujours dans l’ombre… Oh mais ! Il y a aussi son collège de Tartes sur Câble ! Décidément, le Roi ne manque pas de mentors. « On coupe ! décréta l’Eminence Grise. « Ainsi soit-il ! » conclut Chazal. « Bon, fit le Roi, ensuite ? »

Décidément, la belle Claire était dans ses petits souliers, aussi émit-elle d’une voix fluette : « Pourquoi stigmatiser ceux qui créent des emplois et des richesses ? Je vous en prie, Sire, cette question n’est pas de moi, elle vient de mon staff ! » « Oh mais ! dit le Roi d’un sourire niais, ce n’est pas impertinent. Voici ma réponse : Parce que le changement, c’est maintenant. L’autogestion des entreprises, la suppression du capital, la création de kolkhozes, tout ça est bel et bon pour le pays. Je rêve d’une grande Europe homogène. » Alors moi, qui n’en puis plus : « Soviétique ? » « Soviétissime ! Un vrai paradis des travailleurs ! ». « On coupe ! » brâma le représentant de Cartes sur Table. « Coupons, coupons, c’est le plaisir des Dieux ! » chantonna Chazal.

L’Eminence Grise perdait patience : « Madame Chazal, hâtez-vous de poser vos questions, qu’on en finisse ! » « Bien, Monsieur ! souffla Clarinette. Sire, comment comptez-vous trouver un job aux 5 millions de chômeurs ? » «  Alors là, c’est très facile. La moitié sera engagée en Contrat d’Avenir pour surveiller l’autre moitié. Chaque année, les rôles s’inverseront» répondit le Roi. « Censuré ! » hurlèrent de concert les officiers des officines.

Chazal : « Pourquoi Madame Taubira préfère-t-elle les voyous aux victimes ? » Le roi prit un air indigné : « Mais heuu! Parce que les victimes, ce n’est pas drôle! Ça pleurniche, ça geint! Les voyous, eux, portent beau, ont de la prestance, ils sont forts ! J’ai bon ? » demanda-t-il à l’Eminence Grise. « Nous y penserons ! répondit l’E.G. Question suivante ! »

« Le prix de l’essence n’a jamais été bloqué, pourquoi ? » Le roi, très innocemment : « C’est parce que, d’après les spécialistes techniques de l’Elysée, il aurait été très compliqué de renoncer aux pépètes que j’engrange à chaque tour de roue de ces idiots d’automobilistes. » « Mettez-y au moins les formes ! S’insurgea l’éminence de Cartes sur Table, il s’agit AUSSI de politique Arabe. Bon, on ignore. Chazal, continuez ! » Je voyais que la journaliste perdait de plus en plus contenance ; quelle pitié, une si jolie dame ! Elle se reprit :

« Les loyers n’ont jamais été bloqués, pourquoi ? » Le Roi siffla son air préféré : « Ah ! Les p’tit’ femmes, les p’tit femmes de Bity » puis asséna d’un ton de Massena : «  Eh bien, à la foire de Tulle, il y avait de très belles dindes. J’ai regretté que Ségolène n’y ait pas assisté, voyez-vous. Elle en aurait certainement été l’attraction principale. » « Très bon ! dit l’Eminence Grise ! Une esquive à la torero ! Continuez ! » Chazal enchaîna : « Vous laissez tomber la taxation des riches à 75%. Pourquoi ? » Le Roi, poursuivant son évocation nostalgique : « D’ailleurs, on y vendait aussi des noix. Des noix du Périgord. Elles sont très savoureuses, savez vous ? » « Heu.. Sire ! Vous ne répondez pas à la question ! Sauf votre respect ! Implora Clarinette. « Il a raison ! On passe ! tonna Tartes sur Câble. Allons en avant, ça commence à nous courir sur les haricots ! »

« Vous ne baissez pas les impôts pour les PME. Pourquoi ? » demanda Claire. Le Roi brandit un journal des courses : «  Parce que j’ai beaucoup d’admiration pour les chevaux. Cela coûte beaucoup d’argent d’entretenir des chevaux. Alors je ne veux pas priver les haras des ressources issues des PMU. Vous aimez les chevaux ? » « Objection ! » hurla quelqu’un. « Les ventes s’écroulent après le plan automobile de Montebourg, reprit hâtivement Chazal, pourquoi ? » Le Roi, manifestement, était ailleurs, dans sa chère Corrèze qui a donné tant de présidents et de Ministres : « Et puis il y avait aussi des marchands de vin. La foire de Tulle est une grande foire, avec au moins 30 exposants. J’ai goûté à tout! Oh! Quelle journée! » « Quel sagouin ! » grognèrent deux voix à part. Clarinette eut un sourire furtif, puis :

« Pensez-vous demander aux Français un vote de confiance ? » Soliveau, très digne, répondit : « - Heuu oui, certainement. En 2017, par là. Les Français ont confiance en moi, ce n’est vraiment pas la peine de les fatiguer avec des questionnements de petit enfant. Moi, je suis le Président Normal, ils le savent. Ils attendent le changement, et je le fais maintenant. C’est bien. Ils sont heureux. D’ailleurs regardez : il n’y a pas une seule manifestation de mécontentement, même pas de la part de la CGT. Pourtant c’est une belle bande de râleurs ! ». Moi, rongeant mon frein (enfin, façon de parler) : « Oh ! Ceux-là ! Les travailleurs, ils s’en foutent bien ! » Quatre paires d’yeux fusilleurs me firent taire, mais je me marrais en douce.

« Merci, Monsieur le Normal. Oh! pardon! Monsieur de Maintenant. » conclut Chazal. « finalement, nous n’allons pas retenir ces quinze dernières questions, probablement ajoutées par erreur à ma liste ! » « Si fait ! » répondit le Roi.

Lorsque tout le monde eut quitté le bureau, le Roi me prit par l’aileron : « Il y a quelque diablerie là-dessous, Alfred ! Marchons ! »

Alfred-le-pingouin (avec la complicité de l’Ours)

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L’État-boulet : à supprimer !

Je vous entretiendrai de l’après socialisme et du nécessaire dépérissement du système étatique actuel, hérité de l’Histoire mais désormais complètement inadapté à la nouvelle donne mondiale. Tocqueville avait pleinement raison, lorsqu’il écrivait dans De la Démocratie en Amérique : « (…) je pense que la centralisation administrative n’est propre qu’à énerver les peuples qui s’y soumettent, parce qu’elle tend sans cesse à diminuer parmi eux l’esprit de cité. »

Tocqueville, dans le même essai, soulignait un état d’esprit qui me semble parfaitement correspondre à la situation actuelle – pardonnez-moi la longueur de la citation - : « Les plus grands changements surviennent dans son pays sans son [du citoyen] concours ; il ne sait même pas précisément ce qui s’est passé ; il s’en doute ; il a entendu raconter l’évènement par hasard. Bien plus, la fortune de son village, la police de sa rue (…) ne le touchent point ; il pense que toutes ces choses ne le regardent en aucune façon, et qu’elles appartiennent à un étranger puissant qu’on appelle le gouvernement. (…) Ce désintéressement de soi-même va si loin que si sa propre sûreté ou celle de ses enfants est enfin compromise, au lieu de s’occuper d’éloigner le danger, il croise les bras pour attendre que la nation tout entière vienne à son aide. Cet homme, du reste, bien qu’il ait fait un sacrifice si complet de son libre arbitre, n’aime pas plus qu’un autre l’obéissance. (…) Quand les nations sont arrivées à ce point, il faut qu’elles modifient leurs lois et leurs mœurs, ou qu’elles périssent, car la source des vertus publiques y est comme tarie : on y trouve encore des sujets, mais on n’y voit plus de citoyens. »

J’ai souvent fait remonter cet état d’esprit à Philippe IV – Le Bel, l’assassin et faux-monnayeur – mais c’est à compter de la Révolution, singulièrement de la Terreur, puis de l’Empire que tout a commencé à s’ériger en système totalitaire d’assistance/gouvernance. Et sans aucun doute, le phénomène s’est amplifié à la Libération, sous l’influence d’un marxisme latent et triomphant. Cela a fonctionné – plutôt mal – par le passé, en période de croissance : l’extorsion fiscale permettait, tout en demeurant dans des limites tolérables, de financer l’assistance. Aujourd’hui, ce n’est plus possible, dans un contexte de récession durable et d’endettement considérable de l’État. Or pourquoi l’État est-il endetté ? Précisément parce qu’il se mêle de ce qui, normalement, relève strictement de la responsabilité des citoyens. Mais le chose est tellement admise dans les esprits, puisque les sujets y sont plongés dès l’enfance, que nul – ou presque – ne songe à la remettre en question. Penser en termes de libéralisme et d’autonomie du citoyen, donc de responsabilité, est universellement réprouvé par les maîtres du système et leurs obligés. Il convient pourtant d’examiner sereinement la question, sachant que l’État est le problème et non la solution.

Un rappel me semble ici nécessaire. Il y a « état » et « État ». Sans sa majuscule, l’état est simplement la configuration historique prise par une société. Cet état-là est soumis à jugement de valeur : il plaît ou ne plaît pas. C’est tout simplement la valeur d’équité qui s’exerce ici, indépendamment des idéaux. De ce point de vue, l’état actuel ne satisfait guère, puisque sondage après sondage, on décèle une morosité grandissante. Il est très vraisemblable que cette morosité tient à une conjoncture que l’on appelle, sans plus d’analyse, « la crise » et à la constatation plus ou moins consciente du fait que l’autre État, cette fois avec la majuscule, n’est pas digne de la délégation qu’imprudemment les citoyens lui ont faite de leur pouvoir sous la forme d’un chèque en blanc. Il n’est sans doute pas de société sans quelque forme de l’État, les meilleures – telle la société Suisse – se contentant du moins d’État possible. Le pouvoir reçu en délégation par l’État concerne ce que j’appelle ses rôles régaliens. Une collectivité doit se défendre contre l’agression extérieure – c’est la Défense – et contre les agressions intérieures – c’est la Police. Encore la seconde, mis à part la protection contre la subversion, peut-elle être remplacée par des polices locales, dans une société fédérale. Je mettais la Justice au rang des rôles régaliens de l’Etat, mais là encore cela ne vaut que dans le cas d’un pays centralisé. La Diplomatie, dans la mesure où elle est le moyen dont dispose un Peuple de négocier avec les autres Peuples, relève bien de l’État.

J’y rajouterai deux autres rôles. La recherche scientifique – j’entends ce que l’on appelle la recherche fondamentale, non la recherche appliquée qui concerne les industriels – nécessite de trop gros investissements pour ne pas relever de l’État. Et l’éducation, non pas universelle, mais celle des enfants moins nantis. Il y a toutefois un danger, que nous connaissons : laissée à la seule discrétion de l’État, sans contrôle des citoyens, l’éducation se transforme rapidement en endoctrinement – voyez les programmes d’Histoire en usage dans les collèges. De fait, elle pourrait bien être prise en charge par les collectivités dûment contrôlées démocratiquement par les citoyens. Tout le reste, je dis bien tout le reste, relève strictement de la responsabilité des citoyens organisés pour la vie de la Cité.

Or nous sommes bien loin de tout cela, puisque l’État est devenu une excroissance totalitaire, totalement hors du contrôle des citoyens – de ce point de vue, le « suffrage universel » organisé précisément pour pérenniser cet état de faits n’est pas un contrôle – privant, sous couvert de « protection sociale », les citoyens de leur autonomie et donc de leur responsabilité. Surtout : l’État ne joue plus ses rôles régaliens. Notre Défense est assurée par des lambeaux d’armée, aux effectifs comparables à ceux de l’Armée de Vichy sous l’Occupation, la Police est pratiquement interdite dans les zones conquises par le Barbare et ne peut jouer son rôle de protection du citoyen ; notre Diplomatie n’est faite que de vassalité. Notre Éducation ne produit ni élites ni même des travailleurs instruits pour faire face à la « technologie » moderne. Ne parlons pas de la justice, laxiste envers l’envahisseur et injuste envers le citoyen, longue, compliquée. Mais plus précisément, le système totalitaire de « protection » étatique a dégénéré, comme cela était prévisible, en une véritable tyrannie.

Pour l’illustrer, je prendrai trois exemples : le « socialisme municipal », la Sécurité Sociale et l’Ecole. Précisons : l’inspiration des mesures dont je vais parler est d’ordre socialo-communiste, mais depuis des lustres les gouvernements se sont succédés sans jamais renoncer aux erreurs. Les socialistes actuels ne font qu’y ajouter l’atrocité de leur génie.

Le « socialisme municipal ». L’idée saugrenue d’obliger les municipalités – toutes, pas seulement les plus riches – à fabriquer du béton HLM date, si mes souvenirs sont exacts, de la primature de Jospin. Beaucoup de municipalités des communes pauvres ne pouvaient déférer à l’oukase. De plus, les HLM avaient été édifiées, dans les années 70, pour loger des familles françaises attirées par les mirages du salariat industriel. Mais l’arrivée d’allochtones de mœurs totalement différentes des nôtres a changé la situation : bruit, déprédations, trafics, insécurité ont conduit les anciens habitants prolétaires des HLM à déménager vers des villages plus calmes. Rien de plus légitime que ce désir, et c’est un bel usage de l’autonomie qui restait aux citoyens. La dame Duflot, ministre malgré le petit 2% de voix accordé par quelques sujet égarés aux écologistes, ne l’entend pas de cette oreille. Elle veut obliger les communes, même les plus pauvres, à appliquer cette règle. La conséquence la plus évidente, dans le cas de communes comme celle où je demeure, est que les collectivités locales vont devoir s’endetter pour édifier du béton ou rénover à prix d’or. D’où une augmentation des impôts locaux. Les citoyens des villes et villages perdent ainsi un pan de plus de leur autonomie : le pouvoir centralisé ne leur demande pas leur avis. Or il est normal que la collectivité locale soit maîtresse de son budget et de ses investissements. En édictant une « loi » et en menaçant de taxer lourdement les communes récalcitrantes, la dame Duflot contribue à accroître la tyrannie de l’État. Il y a aussi, très probablement, derrière cette oukase une arrière-pensée : « vous ne voulez pas de la mixité sociale avec les étrangers, on vous forcera ! » Laissons les conclusions à Tocqueville : « les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science » ; et : « ôtez la force et l’indépendance de la commune, vous n’y trouverez que des administrés et point de citoyens. » Il est vital de chasser l’État des Communes et d’en retourner la gestion aux citoyens. Pour ma part, j’entends bien briguer le suffrage de mes concitoyens aux prochaines Municipales, sur cette idée.

La sécurité sociale. Le déficit est récurrent, chaque année creusé davantage. L’idée de départ se trouve dans la Constitution de 1946, qui a donné un régime parlementaire cataclysmique : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité les moyens convenables d’existence. » Beau discours « droit-de-l’hommiste » inspiré de la morale judéo-chrétienne assaisonnée d’une pincée de marxisme. Car tout dépend de ce que l’on appelle « incapacité de travailler ». En tous cas, cette constitution n’a pas fait l’objet d’un référendum, elle est le produit de parlementaires irresponsables. Qu’à cela ne tienne : l’article 111-11 du Code de la Sécurité Sociale stipule : « l’organisation de la Sécurité Sociale est fondé sur le principe de solidarité nationale. » Fort bien, mais quelques lignes plus bas : « elle assume, pour toute autre personne et  pour les membres de sa famille résidant sur le territoire français la couverture des charges de maladie, de maternité et de paternité ainsi que les charges de famille. » Bref, citoyens, nous voilà sommés de payer y compris pour les immigrants clandestins, en situation illégale, et pour nombre de paresseux réfractaires au travail. Les dérives que cette disposition occasionne sont suffisamment connues pour que je ne m’y étende pas davantage. D’emblée, ce régime de prélèvement-redistribution est vicié, car il porte intrinsèquement les germes de sa propre ruine : il y a davantage de dépenses que de cotisations, et l’on est prié de combler le déficit chronique par l’argent public : voilà qui est bien dans l’esprit kleptomane de l’État.

Or j’apprends par une petite vidéo parue chez Enquêtes et Débats que quelque 5000 personnes, excipant d’une loi européenne auraient quitté la Sécurité Sociale. Il semblerait que cette loi (pour une fois, l’Europe servirait à quelque chose !) mette de facto fin au monopole de la Sécurité Sociale. S’assurer à l’étranger, auprès d’organismes privés, outre que le taux de remboursement y est nettement plus attractif (54% en France, 65% en Italie, 71% en Suède, 90% en Grande Bretagne), c’est obtenir un prix annuel des cotisations est infiniment plus bas – une personne interviewée fait état d’une économie de 7000 euros par an, une autre de presque 2/3). Voilà qui est normal : à l’encontre du système de redistribution, l’épargne forcée d’assurance est appelée à fructifier et participer à l’économie générale. On m’objectera qu’il y a des risques. Peut-être conjoncturellement, mais en comparaison de la prédation étatique qui conduit inexorablement à l’assèchement des ressources, un système responsable est infiniment supérieur. Naturellement, l’organisme étatique se défend bec et ongles et traîne les récalcitrants devant les tribunaux. Où est la « liberté  chérie » dont nos politiciens ont plein la bouche ? L’objectif est bien, là encore, de se débarrasser de la prédation d’État et de sa gestion catastrophique. Ah ! Objectera-t-on, et les misérables ? Ma réponse tient en ceci : tout assisté est en position d’être une non-personne, car la Personne est compo sui, responsable d’elle-même et doit œuvrer pour autrui dans un processus de délégation réciproque. J’en excepte, naturellement, les cas d’extrême vieillesse ou de maladie grave. Autrement, tout assisté, hors de ces cas, est asservi et n’est pas citoyen. Il ne faut pas « assister », mais donner les moyens au déclassé de revenir dans la Cité : « à celui qui a faim, je donne un poisson, mais surtout je lui apprends à pêcher.»

L’Ecole. Je ne referai pas ici le procès de l’Ecole, son échec est patent, les causes en sont connues. Tout ce que peut dire l’État à ce sujet n’est que propagande. Je veux simplement comparer deux régimes, celui de l’Allemagne et celui de la France, tel qu’il est établi selon le rapport l’OCDE de 2009. Ces deux pays sont dans la moyenne au PISA (Program for International Student Assessement, PISA), respectivement 20e et 22e places. Considérons le tableau suivant :

Allemagne France
Budget annuel (en milliards d’euros) 70,3 71,5
Nombre d’enseignants 7 587 20 7 085 51
Nombre d’élèves (en millions) 11,7 10,1
Nombre d’élèves par enseignant 15,4 14,3
Salaire moyen des enseignants (en euros) 47 214 31 021
Coût moyen annuel d’un élève (en euros) 6000 7000
Coût annuel des enseignants par élève (euros) 3050 2177
Coût annuel des administratifs par élève (euros) 2932 4907
Nombre d’établissements 28 181 49 160
Nombre moyen élèves/établissements 417 205
Résultats au PISA 2009 20e rang 22e rang

Sources : Libertariens TV et OCDE.

Nous dépensons davantage (premier budget du pays) que l’Allemagne, il y a moins d’élèves en moyenne par enseignant, nous avons 74% d’établissements en plus – ce qui a priori ne serait pas un mal si l’enseignement y était efficace – mais, cherchez l’erreur, 67% de bureaucrates de plus que l’Allemagne. Une énorme partie du budget est donc obérée par la bureaucratie, maladie très française.

En somme, à l’École comme ailleurs, la « technostructure » bureaucratique représente bien le poids de l’État au détriment des investissements et actions constructives. Si à cela on ajoute la démagogie consistant à céder -toujours selon Tocqueville- à « ce goût dépravé pour l’égalité qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté », on voit que l’École, pas plus que la Sécurité Sociale, ne peut pas se tirer de la situation où la place l’étatisme.

Je ne développerai pas plus avant aujourd’hui. J’espère que ces trois exemples permettront au lecteur de juger de la nuisance d’un État qu’une idéologie primaire et surannée a dévoyé de ses rôles régaliens – qu’il n’est plus capable d’exercer – pour se consacrer, sous couvert d’assistance et de « droits de l’homme », à un assujettissement des citoyens, placés en servitude. L’Etat non seulement ne sert plus à rien, mais il opprime : l’après-socialisme, ce sera lorsque nous aurons le courage de penser autrement et de nous en débarrasser. Je vous parlerai prochainement des moyens qui, à mon avis, seraient les meilleurs pour cette entreprise. Mais disons-le tout de suite : ce n’est pas en votant pour les quatre grands partis de la caste politique que nous y parviendrons, car tous sont étatiques, sans rémission.

Sacha.

 

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La pente déclive

Qu’est-ce qu’on prend sur la hure ! La chute des feuilles d’impôts prend la forme d’un cataclysme. Autour de moi, ce ne sont que lamentations et cris de rage : « Un nombre considérable de chiens à bas de laine se répand chaque matin dans les rues et les salopins font merveille. De tous côtés on ne voit que des entreprises ruinées, des maisons brûlées et des gens pliant sous le poids de nos Phynances», disait le Père Flambubu. Nombreux sont ceux qui payaient un impôt raisonnable, parce que modéré, et ont vu doubler le montant de l’extorsion socialiste. Nous, cela ne nous étonne pas, puisque nous savions -et l’avons écrit – que la fiscalité confiscatoire était inhérente au socialisme. A la perception du canton, un receveur nous racontait que les contribuables étaient en colère, mais qu’aucun d’eux n’admettait avoir voté pour Soliveau II. C’est vrai : les cocus n’aiment pas avouer leur disgrâce !

Il est évident que nos socialistes sont obnubilés par l’idée de conserver le vieux système pourri du tout-État. Ne pouvant le faire au moyen d’emprunts, puisque la dette est devenue abyssale, le seul moyen est l’extorsion fiscale. Le système se nourrit de lui-même, et les conséquences sont évidentes : la paupérisation accélérée des classes productives et de la frange inférieure des « classes moyennes ». Plus d’un me disent « On ne peut plus s’en sortir ! ». On tombe alors dans la spirale infernale : diminution de la consommation (ce qui en soi n’est pas vraiment un mal, car qui consomme s’endette, mais lorsque cela touche la subsistance même des citoyens, cela devient très grave), faillite d’entreprises qui ne trouvent plus de débouchés, accroissement du chômage, donc – pour rester dans la logique étatique – demande accrue d’intervention étatique en subsides et allocations de toutes sortes, renforcement de l’extorsion fiscale etc… Le serpent se mord la queue.

Le choix d’une politique socialiste surannée et ses conséquences désastreuses reçoit rapidement sa punition. En juillet, Soliveau II bénéficiait de 55% d’opinions positives. Si l’on en croit un sondage Ipsos-Le Point, il serait tombé à 44% en août. Onze pour cent en un mois ! Après quatre mois de règne, Morfalou avait encore 61% d’opinions favorables. C’est la conséquence des désastreuses mesures d’extorsion fiscale votée à la sauvette fin juillet par un Parlement à la botte. C’est également la conséquence du laxisme socialiste envers les déprédations et violences commises par les islamistes et les racailles (Amiens, Toulouse etc…). Il est vrai qu’en l’occurrence le Parti Salafiste tient ses promesses et fait le retour sur investissement de l’appel des 700 mosquées. Ça passe mal dans le peuple, en dépit des efforts de la caste médiatique pour minimiser et couiner qu’il ne « faut pas faire l’amalgame » : Taubira est à 27% d’opinions positives, Hamon itou. L’étrange est que la naufrageuse Duflot soit encore à 32%.

Nous espérons que cette tendance à la décote de popularité ira s’accentuant dans les mois qui viennent. Pour nous, l’heure est venue d’envisager l’après-Soliveau, la sortie du socialisme. Ce n’est pas gagné, car l’autre aile de la caste politique, l’UMP, semble a priori encore surcotée. Si le dhimmi européâstre Copé n’est qu’à 34% d’opinions positives (un peu mieux que Duflot), Fillon qui représente lui aussi l’européâstrie et la complicité passive avec l’islamisme est à 55%. Le plus grave est sans doute que celle qui a osé introduire la phynance islamique dans notre système, Lagarde, est à 52% d’opinions favorables. Signes évidents que l’adversaire conserve plusieurs fers au feu, et que la déconfiture des socialistes risque de n’être qu’une péripétie du système, lequel a déjà une solution de rechange. Les pourcentages favorables à la droite d’appareil se comprennent : devant l’horreur socialiste, certains regrettent les errements et maladresses de la politique de Morfalou. Là est l’erreur.

Car il s’agit bien de faire de l’après socialisme, c’est-à-dire de purger la société du tout-Étatisme. Rappelons les mesures indispensables : ramener l’État à ses rôles régaliens (défense, justice, police, diplomatie, éducation des moins nantis, recherche fondamentale), instaurer des systèmes d’aide à la flexibilité des emplois, de soutien des plus démunis, avec programmes de réinsertion professionnelle à la clé. Systèmes relevant des sphères privée et associative, et non pas de l’État. Disparition du mécanisme prélèvement-distribution de la sécurité sociale au profit d’un mécanisme de mutuelles. Reconquête des territoires métropolitains abandonnés à l’ennemi et bannissement de la charia. L’après socialisme, c’est une nouvelle France à reconstruire, en rupture totale avec l’étatisme qui sévit depuis des siècles, en rupture aussi avec l’européâstrie qui nous asservit : la reconquête de l’indépendance nationale est à l’ordre du jour.

Nous n’en sommes pas encore là : il faut du temps pour que les esprits, tombés dans la marmite de poison étatique dès l’enfance, se purgent des miasmes du vieux système désormais à bout de souffle. Peut-être, les socialistes ne pouvant s’empêcher d’agir comme des tyrans, des mouvements protestataires d’une ampleur considérable verront-ils le jour dans les mois qui viennent. Peut-être le peuple contraindra-t-il – et c’est éminemment souhaitable – les socialistes à lâcher le pouvoir, mais si c’était pour simplement changer de parti dominant, si c’était pour demeurer dans le cloaque étatique, ce serait un coup d’épée dans l’eau. Nous ne pouvons plus nous permettre cette fantaisie stupide, faute de quoi nous péririons.

Raymond.

 

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Alanor Coréenne

« Pom pom, pom pom pom… Me voilà, devant toi, chuis l’sauveur de la Fraaaanceueueu.. » Soliveau le Second a le teint frais, ce matin. On dit que Rottweiler aurait appris les rudiments du massage Thaïlandais. « Alfred, on se retrouve dans une heure, va faire un tour sur les Champs Elysées.. » Comme d’habitude, je fais mine de m’éclipser mais je gagne subrepticement  le baffle d’aération qui me sert à observer le Sire dans son bureau.

 « Juppé, joli Juppé, gentil Juppé… » chantonne-t-il en lisant un papier. « L’est fort, ce gars-là ! Il devrait être à Terra Nova… » J’ai une paire de jumelles de théâtre, suffisamment puissantes pour lire par-dessus l’épaule du Roi. J’apprends ainsi que l’ancien Ministre du Dehors de Morfalou l’Agité s’est fendu d’une déclaration sur France-Inter. « Oui, oui, il a raison, monologue le monarque, l’islamophobie est le seul point de clivage du débat républicain et laïque en France à l’heure actuelle. Clivage..  voyons…clivage ? ». Il sort son dictionnaire : « Fracture selon des plans d’orientation précis… Hum… Donc le débat républicain et laïque se serait cassé la figure et fait une fracture ? Ah ! Non ! Séparation, différenciation, fractionnement des groupes sociaux, des partis politiques, des idées etc… Voilà voilà … » Il prend un air dubitatif, en chantonnant : « Juppé, Pépée, Jupette… Pouêt pouêt… » Puis soudain : « Gredins d’islamophobes ! Je vais te me les mettre au pas ! »

Je décide de lui jouer un tour. Prenant une voix d’outre-tombe : « Oublies-tu que tu vises soixante-cinq pour cent des citoyens ? » Le Roi jette un regard effaré autour de la pièce. « Qui a parlé ? » « Le spectre du Général ! Fais-je. Méfie-toi, méfie-toi ! » Terrorisé qu’il est, le petit Roi. « Bien, mon Général ! » tremblote-t-il. J’aurais bien prolongé la comédie, mais l’huissier annonça un sieur Chaffouin, du Nouvel Obsédé.

Entre un personnage à l’air méchant. Le sourcil froncé et coléreux laisse percevoir un regard inquisiteur. La lippe est méprisante, le cheveu rebique en queues de canards, un poil follet très gauchiste découvre le menton : je devine un Bien-Pensant ayant pignon sur rue, plumitif de la Nomenklatura des médias. Devant la mine devenue livide de Soliveau, il semble quelque peu surpris. Le Roi se reprend :

« Bienvenue, mon cher Génér… Heu, mon cher Chaffouin ! Venez-vous me parler de Juppé ? » Le folliculaire fit une drôle de mine. « Que nenni, Sire, j’aimerais vous entretenir d’une affaire… » « Déjà ? Mais je ne suis Roi que depuis quatre mois ! » « Ce n’est pas de ce genre d’affaire dont je souhaite faire état. Elles viendront bien à la surface assez tôt ! » répondit le visiteur. « Certes, certes… Mais alors, Chaffouin ? Que se passe-t-il dans le meilleur des royaumes socialistes ? On ne me dit rien, à moi ! »

« Il y a, commença le propagandiste, que d’abominables personnages se répandent en calomnies sur la Commission de Rénovation et de Déontologie… » « Ah, je vois, une commission de gérontologie, celle du vieux Jospin ? » coupa le Roi. « Dé- ontologie, reprit le journaleux. » « Oui, c’est des hontes au logis que je parlais, naturellement, reprit Soliveau, si c’est pas malheureux, hein Chaffouin ? » « Plus que vous ne l’imaginez, Sire ! Les affreux disent que les membres de la Commission perçoivent des rémunérations extravagantes… » « Extra quoi ? interrompit le Roi, extra-combien ? » Le plumitif eut un geste d’agacement : « dans les cent mille euros… » « Ce n’est rien ! Toute peine mérite salaire. Quoi de plus ? s’enquit le monarque. « Ils disent que les personnes consultées sont grassement rétribuées et que deux d’entre elles seraient parentes avec les commissaires.. » « Ben c’est pas un crime d’avoir Maigret dans sa famille… » commenta le Roi. « Si fait ! reprit Chaffouin, mais ils disent aussi que la commission va coûter au contribuable 2.444.000 euros sans compter les frais annexes ! » « Ah ! Ça c’est pas bien !  dit sentencieusement le monarque, le peuple n’a pas besoin de savoir ça, sinon il refuserait de payer l’impôt ! Il faut démentir ! »

« C’est bien ce que j’ai dit ! plaida le journaleux, tout est faux dans ces accusations. Les membres de la commission travailleront à titre gratuit, les personnes consultées aussi . Quant aux accusations de népotisme, elles ne reposent sur rien : les deux personnes citées comme membres de la famille de certains responsables ne figurent pas parmi les personnes consultées. » « Allons, allons, Chaffouin, reprit le Roi, ne vous laissez pas aller au lyrisme ! Le vieux Coton-Tige habite l’Ile de Ré, il faut bien lui rembourser ses déplacements, ses frais d’hôtel, ses repas, plus un petit viatique en cas… Pareil pour les autres. Mais il ne faut pas que les citoyens le sachent ! »

Le propagandiste eut un soupir de résignation. « Poursuivez ! commanda le Roi. « Seulement voilà, reprit le personnage,  de boîte e-mail en boîte e-mail, le texte circule sans que personne ne puisse s’y opposer et sans que les vraies informations sur le sujet, publiées par la presse sérieuse, la nôtre, quoi, ne soient jamais prises en compte. Pourquoi ? Parce qu’il est très difficile d’engager des poursuites en diffamation contre un texte anonyme, parce que ceux qui le font circuler n’encourent aucune sanction et surtout, parce que par un étrange renversement, une partie du public considère que ce qui circule anonymement sur le Net est plus fiable que les informations publiques et vérifiées publiées dans les journaux ou sur les sites des organes d’information qui ont pignon sur rue. » Le roi se leva, arpenta son bureau en grommelant, s’arrêta, et tapant du pied : « C’est un comble ! Ces sagouins de Français préfèrent croire des ragots que notre propagande ! J’en parlerai à Pulpinard, c’est inacceptable ! Mettre en doute une presse si objective ! C’est un crime de lèse-majesté, voilà ! »

Soliveau II demeura un moment dubitatif, puis : « Votre conseil, Chaffouin ? » Le folliculaire répondit d’un air sentencieux : « Les adversaires de toute régulation d’Internet devraient – parfois – réfléchir aux implications de leur allergie à toute application à la toile des règles professionnelles ou des lois en vigueur dans les autres médias. » « Excellent ! le congratula le Roi, je n’ai rien compris, mais c’est sûrement la solution. Mais qu’est-ce que les peintres viennent faire ici ? » « Heu… Sauf Votre respect, Sire, la toile, c’est l’Internet. » « Ah ! Je vois, claironna le Roi. On dit qu’il y circule des nouvelles que nous nous efforçons de celer avec grand soin. Mais que faire ? » « Très facile, lança le journaleux, il suffit d’obliger les hébergeurs à installer un système permettant d’envoyer en écho à la Police tout courriel émis en quelque point de l’Hexagone et même de l’extérieur ! Simple mesure technique et de bon sens ! Regardez, nous avons déjà l’Hadopi… » « Certes, elle a fait râler, mais Morfalou a fini par l’imposer, et elle sévit avec majesté, coupa le Roi. Et nos chères Assoc’s surveillent de près les très fascistes sites anti-islamiques. Mais là, on risque une énorme grogne ! » « Bah ! Regardez, les feuilles d’impôts tombent, les gens grognent, mais il n’y a pas de barricades. Vous verrez, tout se passera bien ! »

Après quelques échanges sans intérêt, l’apprenti dictateur quitta le Monarque. Ce dernier resta songeur un instant, puis « Tout se passera bien.. Tout se passera bien… Si Staline… Heu,  si Dieu le veut ! » murmura-t-il en se passant le tranchant de la main sur le cou. Alors moi, de ma cachette, d’une voix sépulcrale : « Attention ! Mane ! Tecel ! Pharès ! » Le Roi sortit précipitamment de son bureau : « Alfred ! Alfred ! Au secours ! »

Alfred-le-pingouin.

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Les lycaons aboient

Il se trouve que je découvris, grâce au site « Enquête & Débats », la publication en cette rentrée littéraire d’un livre de M. Richard Millet comportant un « Éloge Littéraire d’Anders Breivik » ( Éd. Pierre-Guillaume de Roux, 16 euros). L’article renvoyant vers le très bien-pensant Nouvel Observateur, je pris ainsi connaissance des réactions de l’échotier qui qualifie cet ouvrage de « livre abject » et prédit le « suicide littéraire » de R. Millet. Je compris alors que Richard Millet ne fait pas l’apologie du crime, mais cherche à faire réfléchir tout un chacun sur la subversion dont est aujourd’hui victime notre civilisation. Or la réflexion, qui est intime, et non pas le débat, foire truquée, voilà qui inquiète la bien-pensance.

Je ne connaissais pas Richard Millet, mais la critique ultra-réactionnaire du Nouvel Observateur m’a donné envie de lire son Éloge et quelques autres de ses ouvrages. C’est presque une règle à suivre : dès que la bien-pensance et la caste médiatique déchirent un auteur, c’est très probablement que celui-ci dit des choses et des vérités qui dérangent et risqueraient de faire éclater la chape de béton armé jetée sur la réalité politique et sociale. Raison de plus, lorsque j’entends le sieur Benjelloun, membre d’une meute de lycaons médiatiques assiégeant monsieur Millet, éructer le fameux « nauséabond » qui sert de mantra aux philistins.

Je ne sais pas si Gallimard conservera son lecteur (qui fit tout de même gagner de l’argent à cette maison d’éditions en publiant les deux derniers Prix Goncourt), mais je suis certain que la meute des filous, écrivassiers, philosophes à la manque et autres indignés ne manquera pas de le mordre, lacérer, mettre en pièces. Mais en ce qui concerne le « suicide littéraire », c’est raté ! Il paraît que l’ouvrage se vend comme des petits pains. Le peuple, lui, ne s’y trompe pas et n’écoute pas les menteurs professionnels. La preuve : j’ai couru à la librairie du chef-lieu, et là… le stock est épuisé, me dit-on, on en attend d’autres dans les prochains jours. Quel plus bel indice du fait que Richard Millet a tapé juste ?

Bon courage, Richard Millet, et au plaisir de vous lire !

Sacha

 

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Scène de chasse à l’Elysée

« Alfred ! Je te donne campo ce matin, j’ai à faire et affaires d’Etat ! » Il a l’air bizarre, Soliveau, mais c’est ordinaire ; il paraît qu’en ville certains le surnomment Normal 1er, or Bizarre n’est pas très Normal. Peut-être sont-ce les traces de coups de soleil reçus à Brégançon, ou quelque esclandre de Rottweiler,  dite provisoirement Madame de Maintenant, qui lui donnent cette mine renfrognée. Je fais mine de m’éloigner, et gagne une bouche d’aération, m’y faufile – c’est juste aux dimensions d’un pingouin. Je sais où bifurquer pour atteindre la grille qui donne au haut du bureau du Sire. Tiens ! Il n’est pas encore là, mais il y a déjà du monde : Pulpinard, Duflotte aux vertes lunettes, Bitaura, la mère Delille – elle a encore pris du poids, conséquence probable de sa participation à des iftars successifs – et Pulpinard. Je reconnais aussi, enveloppé dans sa coule, le sinistre messager de Terra Nova. A ses côtés se tient un autre personnage, dont j’appris par la suite qu’il représentait une autre officine factieuse, Tarte sur Câble – ou un nom comme cela.

Paraît le Roi : « Nous avons failli attendre ! » hurle la mère Delille, « oubliez-vous que l’exactitude est la politesse des rois ? » « Oui, glapit Pulpinard, et nous vous avons fait roi ! »

Décontenancé, Soliveau II balbutie des excuses. « Que me vaut céans votre visite ? » demande-t-il d’une voix mal assurée, « Aurais-je commis quel impaire ? ». « Votre Ministre de la Police ! vitupère Bitaura. Il tient des propos sans queue ni tête et agit en dépit du bon sens ! Nous l’avons céans convoqué pour qu’il s’explique ! » Le Roi, agacé : « Il ne sied qu’au Roi de convoquer les Ministres ! Au moins eussiez-vous dû mander mon fidèle Zayrault ! ». « Oh mais, mon petit bonhomme, coupa l’Eminence Grise terra-neuvienne, les Pairs de la Gauche sont au-dessus du Roi ne l’oubliez jamais ! Nous vous avons fait Primus Inter Pares, ce qui n’est qu’une clause de style signifiant que c’est Nous qui commandons ! Tenez-vous-le pour dit ! ». Pauvre Soliveau, il devient livide. Une  voix de stentor aviné – probablement la mère Delille – commande à l’huissier : « Que l’on introduise Monsieur le Ministre de la Police ! »

L’homme entra. « Vous voici donc, mon bon Valls ! Sachez que je ne suis pour rien dans cette comparution ! », murmura le Roi, embarrassé. « Silence !  éructa Bitaura, c’est à moi de parler ! Ne suis-je pas LA Garde des Sots ? » « Lagarde-Dessaux ? Si fait, Madame, reprit Soliveau, s’il vous plaît de changer de patrimoine, libre à vous ! Or donc parlez, puisqu’il vous sied de tancer mon Ministre ! ». Pendant cet échange saugrenu, le Ministre de la Police était demeuré de marbre, le regard assuré.

« Monsieur le Ministre de la Police, grinça Bitaura, en quel honneur avez-vous fait déblayer des camps de Roms et expulser lesdits ? »

« Parce que, Madame, la Police avait reçu notification d’une décision de Justice : notre devoir était de l’appliquer ! » répondit fermement le Ministre.

« Comment ! Une décision de Justice ! vociféra Duflotte, mais c’est du pur sarkozysme, ça ! Depuis quand applique-t-on de telles décisions ? Vous portez atteinte à une minorité visible ! »

Le Roi me surprit, car il reprit l’écolotte en la toisant d’un regard méprisant : « Madame Des Verts, il existe des Lois, et celle-ci doivent être appliquées ! Sinon il n’y a plus d’Etat ! » Ce fut un beau tollé. « Quoi !  dit quelqu’un, LA commissaireu européenneu à la Justice vient de placer la France sous surveillance ! » « Les Associations de défense des pauvres Minorités Opprimées ne cessent de dénoncer cette infâmie ! couina la mère Delille. « François, on n’a pas voté pour ça ! » tonna Pulpinard. « On n’appelle pas le Roi par son prénom ! coupa le Roi ! « La ferme ! » rétorqua Pulpinard.

« Madame des Médias, reprit calmement le Ministre de la Police en s’adressant à Pulpinard, je persiste et signe : s’il faut appliquer une décision de Justice, je le ferai ! Tel est mon rôle, telles sont les lois de la République ! » « Sarkozyste !  hurla Pulpinard ! « Il n’est pas étonnant que la droite vous félicite », dit l’Eminence Grise, approuvée par son complice de Tarte Sur Câble. « Oh bien mais ! Nous allons changer la loi, claironna Bitaura, et alors vous pourrez l’appliquer en toute conscience ! Mais pour le moment, Monsieur le Ministre de la Police, du doigté ! Vous devez surseoir à l’application, voire l’ignorer ! »

« Mon pauvre ami ! susurra le Roi,  que faire contre de pareilles furies ? Voilà un bien fâcheux incident. ». « Oh ! Vous, le petit Roi, demeurez à votre rang ! » claqua la mère Delille, « si j’avais été à votre place, comme il se devait, cela ne serait pas arrivé, car j’aurais mis plus de soin à choisir mon Ministre. Il aurai été issu de l’Immigration . » « Comme Madame Dati ? ironisa le Ministre de la Police ? A sarkozyste, sarkozyste et demi ! »

 S’ensuivit un silence glacial, au cours duquel six paires d’yeux fusillèrent le malheureux Ministre, qui n’en conserva pas moins sa fermeté. Enfin, Bitaura, se raclant la gorge : « Greum ! Greum ! Ce n’est pas tout, Monsieur le Ministre de la Police, dans l’affaire d’Amiens vous vous êtes collé une image de marque déplorable ! Qu’aviez-vous besoin de fustiger quelques malheureux justement indignés de la violence policière ? Vous faites honte à ce Gouvernement ! » « Exactement ! cacarda Pulpinard. Un de nos magnifiques députés a même déclaré que vous faisiez faire à la Gauche un pas de Guéan ! »

« Eh quoi ! rétorqua le Ministre d’un ton sec, devait-on passer sous silence l’incendie d’une école maternelle, le saccage d’un centre sportif, le vol et l’incendie de véhicules, des tirs à la chevrotine qui ont blessé dix-sept policiers ? Mais c’est l’ordre républicain qui est bafoué ! » L’Eminence Grise s’avança, menaçante : « Ne perdez jamais de vue cette vérité, Monsieur le Ministre de la Police, que ce n’est pas à vous, mais bien à Nous, de décider de l’ordre républicain ! » « Et selon vous, de quel ordre est cet ordre ? » demanda le Roi. Alors, l’Eminence Grise à Pulpinard : « Dis-lui, toi, moi j’peux plus ! »

Pulpinard : « Sachez que l’ordre républicain, nous sommes en train de le transformer. Priorité absolue à l’expression des Minorités, qui sont légitimement en colère, ordre de ne pas moufter quand elles s’expriment comme à Amiens, ordre de taire leurs débordements somme toute fort compréhensibles, valorisation de LA Religion et établissement de la Charia. En ce qui vous concerne, Monsieur le Ministre de la Police, cessez de vous tracasser davantage du sort de vos flics tués, blessés ou un peu molestés, que de celui des malheureux opprimés par le colonialisme républicain. Et traquez les souchiens fascistes qui osent encore se réclamer d’un Droit surranné ! »

Le Ministre se raidit. « En somme, vous me commandez une forfaiture ? » « Tout de suite les grands mots !  grogna la mère Delille. On vous demande seulement des accommodements raisonnables, c’est tout ! » « Heu.. Sont-ils bien raisonnables ? hasarda le roi. « La ferme ! » hurlèrent plusieurs.

« Sachez, Monsieur le Ministre de la Police, siffla l’Eminence Grise, que nous ne pouvons plus longtemps tolérer que les souchiens refusent de se conformer à notre programme de remplacement de population. On ne peut accepter qu’ils s’accrochent à leurs quartiers, comme cette Marie-Neige Sardin, au Bourget… » « Qui a une fois de plus été agressée et blessée au couteau ! interrompit le Ministre. Désolé, mon vieux, elle a été victime d’un délit ! » « Combien de fois faudra-t-il vous dire, Valls, craqua Bitaura, que les vraies victimes sont les agresseurs, et que les prétendues victimes sont des provocateurs ? »

« Décidément, Monsieur le Ministre de la Police, commanda l’Eminence Grise approuvée par son comparse, vous mettez trop en accord vos actes et vos paroles. Vous vouliez faire mieux que la droite pour assurer la sécurité des Français. Vous faites mieux, c’est-à-dire, selon nos critères, pire ! Il faudra vous soumettre ou vous démettre ! Allez, maintenant, nous ne vous retiendrons pas plus avant ! » « Et tâchez d’enlever le portrait de Clémenceau de votre bureau ! cingla Duflotte.

« Je ferai ce que me dictent la Loi et ma conscience ! » Le Ministre se retira, très digne. Après son départ : « Comment ? Un portrait de Clémenceau ? grinça la mère Dellile. « Oui, le Tigre. Quelle pire emblème ? pleurnicha Pulpinard. « Ben quoi, le Tigre ? essaya Soliveau, il n’était pas mal, ce gars-là. » « La ferme ! » conclurent-ils en quittant la pièce sans saluer le Roi. L’Eminence Grise lui décocha en partant : « Mon vieux, il va falloir songer à un remaniement ministériel ! »

J’étais ahuri par cette scène. Le malheureux Soliveau s’assit à son bureau, effondré. Un moment après, il se reprit quelque peu, et, selon son habitude, pianota en chantonnant : « Ah ! Les p’tit’ femmes, les p’tit’ femmes de Bity… » puis après un soupir : « Las pequeñas mujeres de Bity… Alfred ! Alfred ! Arrive, bête du Diable ! »

Alfred.

 

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Au pays des fous

Vous savez quoi ? Il n’y a rien de plus triste qu’une fête de village. Ce ne fut pas toujours le cas, il me souvient de fêtes, il y a dix ans, avec défilés de chars, et une foule telle qu’il devenait presque difficile de remuer sa couenne. Le hasard m’a fait participer à deux fêtes villageoises, l’une le quinze août, l’autre les 18 et 19. La première n’avait qu’un public clairsemé, et nonobstant deux zèbres faisant les abrutis sur les autos-tamponneuses – vrais sujets d’étude anthropologique – il n’y avait rien de marrant. La seconde était carrément funèbre, à peine une centaine de personnes et deux étals forains. On incriminait la chaleur ; or le 15 août, il faisait un temps mi-figue mi-raisin. La chaleur a bon dos, c’est l’écran Potemkine pour cacher le désenchantement général et le fait que tout le monde est fauché.

Je me suis pris à rêver d’une Fête de la Libération, la France enfin débarrassée de la dictature socialiste qui posa sur nos dos la lourde botte de l’imbécillité traîtresse du Tout socialisme et de Sa Proéminence l’Etat. Ce serait une vraie fête, davantage encore que celle de 1944. Hélas, ce n’est qu’un rêve, puisque personne n’est décidé à lutter pour jeter aux orties cette caste politique infâme. A croire, comme le dirait mon voisin Kiki-le-camionneur, que les Français aiment se faire sodomiser avec des barbelés. Pourtant, que de guillotines, que de fourches patibulaires pourrions-nous ériger sur les places publiques ! Mais la jeunesse a peur, témoin ce que me racontent des jeunes pourtant patriotes : l’Etat nous espionne, la BAC, le GIGN sont sur nos talons. Ah ! Les ordures ont bien réussi leur tour de passe-passe, avec des images de gros bras policiers et les tracasseries réservées spécifiquement à nos vrais jeunes, tandis qu’on craint les « djeunes » et qu’une Taubira leur fout une paix royale ! Il n’y a que nous les vieux, pour ne pas couper à cette propagande, et être prêts offrir nos vieilles poitrines et faire parler la poudre de nos vieilles pétoires. Soliveau-le-Médiocre et ses sbires, l’immonde officine fasciste Terra Nova, peuvent bien dormir sur leurs deux oreilles !!! Jusqu’à ce que l’exaspération l’emporte et que les piques prennent l’Elysée, Matignon, le Palais Bourbon. Car il n’est pire teigneux que le cocu.

Au moins avons-nous eu un frisson d’ironie en apprenant qu’un député socialiste d’origine tunisienne s’était fait molester dans son pays d’origine par les chers protégés du Parti Stupide,  barbus primaires qui reprochaient à sa femme et à sa fille une tenue « indécente ». Les traîtres ont tout de suite hurlé : « ne faites-pas l’amalgame ! » Eh bien : si ! En temps de guerre, on n’a pas le temps de réfléchir si, comme le disaient les trotskystes sous l’Occupation, « derrière l’uniforme ennemi se cache un prolétaire ». On n’a pas le temps de se dire : « il y en a des bons ». Le fait d’obéir aux nazis classait l’ennemi. Le fait d’obéir au fascisme chamelier  le classe également. Réfléchir, dans cette perspective, c’est se faire tuer. L’incident -grave- devrait servir de leçon, mais pour recevoir des leçons, il faut un cerveau sain, et le cerveau socialiste est dément. Les islamistes ont massivement appelé à faire élire Soliveau II, l’élu des 700 mosquées,  et entendent bien recevoir un retour sur investissement. Les socialistes s’y appliquent, avec un zèle dégoûtant. N’a-t-on pas vu ces traîtres se précipiter aux fêtes de l’aïd ? Pour que ces larves réagissent, il faudrait que les agressions salafistes contre les socialistes se multiplient. Et encore !

Voyez le pauvre petit grain de Valls, coincé par les racailles d’Amiens : « On recherche désespérément Christiane Taubira, disparue dans la forêt guyanaise, qui a lâchement abandonné son petit camarade Manuel Valls isolé à Amiens. » Signé Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes,  membre de la Droite populaire. Le laxisme complice des socialistes avec l’ennemi civilisationnel est proprement écœurant. En cette affaire, pour éviter la guerre le gouvernement a choisi le déshonneur : il aura les deux ! Comme en 1940 ! Abject ! Pauvre Valls, en butte au critiques de son propre camp et ne pouvant se soutenir des encouragements de la droite.

De quelle droite ? En grande partie, d’une droite UMPiste qui ne diffère guère du Parti Stupide dans ses orientations étatistes et pro-islamistes. La preuve : « en résistant aux appels des rivaux UMP Jean-François Copé et François Fillon qui le sommaient d’interrompre ses vacances pour sermonner Vladimir Poutine et prendre la tête d’une croisade contre Bachar al-Assad, en prenant même le risque fou de décevoir Bernard-Henri Lévy, Hollande a peut-être fait preuve de sagesse : de plus en plus de Français, d’abord favorables à une intervention pour arrêter les tortures et les massacres ordonnés par l’abominable régime de Damas, s’interrogent sur les conséquences d’une arrivée au pouvoir des islamistes .» (Christine Clerc, dans Valeurs Actuelles) Nous n’irons pas jusqu’à supposer que Soliveau II puisse être capable de sagesse : à l’impossible, nul n’est tenu. Il est simplement velléitaire, mais cela suffit. La droite d’appareil n’est pas guérie de l’ahurissante politique arabe de la France, et serait prête à renouveler les crimes de l’agression contre la Serbie et la Lybie au détriment de la Syrie. Toujours prête, comme son adversaire PS, à faire le lit des barbus. La droite d’appareil et le PS, c’est la même caste politicarde dont il faudrait se débarrasser.

Idem en matière d’européâstrie : Pécresse a le culot de dire -toujours dans Valeurs Actuelles - : « Commençons par instaurer un ministre européen des Finances, responsable de l’exécution des traités que nous avons signés, une stratégie industrielle commune, une politique commerciale fondée sur la réciprocité et un gendarme bancaire européen. Vous verrez alors revenir la confiance des investisseurs dans la capacité de l’Europe à renouer avec la croissance. Au lieu de cela, que voit-on ? Une France qui fait marche arrière quand tous nos voisins avancent et se réforment. » Autrement dit : continuons avec les abandons de souveraineté, faisons confiance à cette Europe qui n’apporte que maux et ruines. Non, décidément, les traîtres parlent d’une seule voix, à gauche et à droite.

Enfin, voici la rentrée, et, en avance sur l’automne – mais ne sommes-nous pas dans l’hiver idéologique ? – tombent les feuilles d’impôts. Alarmant ! Les augmentations sont telles que bien des gens que je rencontre constatent qu’il disparait un salaire de plus dans leurs revenus. Honte à ce pays qui ruine ses citoyens ! Pardonnez-moi si je cite une troisième fois Valeurs actuelles, mais je partage entièrement leur appréciation : « la majorité parlementaire a définitivement adopté le 31 juillet une loi de finances rectificative « fortement marquée par l’exigence de justice », selon le communiqué triomphant de Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac. Ce qui, dans la nov-langue socialiste, signifie de fortes augmentations d’impôts. S’il subsistait le moindre doute dans leur esprit, les Français sont désormais assurés que François Hollande n’envisage pas sérieusement de renoncer au taux astronomique de 56 % du PIB national recyclé dans le fonctionnement de l’État et des collectivités. Le filon de la dépense publique financé par l’endettement semble se tarir, qu’importe, celui des impôts prendra encore un peu plus le relais. » Autrement dit : les socialistes font exactement le contraire de ce qu’il faudrait et nous mènent droit dans le mur. Pendant ce temps, la Sécu traite mieux les illégaux que les assurés français : on voulait les laisser libres d’exiger, eux qui ne versent rien, des médicaments de marque plutôt que des médicaments génériques ! Remarquez, en matière de méfaits, la gauche s’y entend : un « sink-tank (1) » gauchiste, autre officine fasciste nommé « Carte sur Table » – allez sur leur site pour mesurer leur degré de débilité- ne suggère-t-il pas à Soliveau-Le-Médiocre de faire payer un impôt à ceux qui, s’étant saigné pendant deux lustres pour devenir propriétaires, ont fini de payer leurs traites ? Ahurissant ! Mais qu’est-ce que ces crétins ont dans la tête ?

Ce pays est fou ! Gouverné par des fous, élus par 29% de fous, avec encore 26% de fous du même acabit dans l’opposition. Comment voulez-vous que nous nous en sortions ? Les carottes sont cuites, dirait Raymond avec quelque raison. Nous savons que la solution ne peut pas venir des urnes, le système étant parfaitement réglé pour donner le choix entre la peste et le choléra, et donc se pérenniser. Il n’y a pour solution que l’insurrection populaire, et c’est devenu un devoir pressant. Se débarrasser de la caste politique démente, remettre l’Etat à sa place dans ses six rôles régaliens, redonner le pouvoir au peuple, donc rétablir la démocratie et la souveraineté nationale, chasser les coquecigrues. Peut-être ce peuple apeuré, dans la grande misère, comprendra-t-il qu’il n’a plus rien à perdre que ses chaînes. Ce n’est pas sûr ! La jeunesse SAIT qu’elle n’a pas de futur. Peut-être le mieux pour elle serait-il de quitter ce pays martyrisé. Que le dernier sortant éteigne la lumière en partant. Pour l’éternité.

Sacha.

(1)  Du verbe anglais « to sink » : faire naufrage. Les « think tanks » du genre Terra Nova ou Cartes sur Table sont des ramassis d’imbéciles naufrageurs.

Nb pour les argousins et chats-fourrés : Vautrin prend l’entière responsabilité des opinions qu’il exprime et emmerde ses ennemis. La Rédaction fait de même.

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