Une sage démocratie prend de sages mesures

Oh maisUne petite nouvelle qui devrait faire râler nos pleurnicheurs et lèches-babouches :

Suisse: Une initiative pour réduire de moitié l’aide au développement

by Alain Jean-Mairet on 3 août 2014 in Suisse

Des politiciens de droite veulent restreindre considérablement l’aide suisse au développement en lançant une initiative. Selon eux, la Suisse ne devrait soutenir que les pays qui coopèrent avec elle – sur le renvoi des requérants d’asile déboutés – et ne poursuivent pas des minorités pour des raisons religieuse, ethnique et de langue. Les conseillers nationaux UDC Oskar Freysinger (VS), Verena Herzog (TG) et Sebastian Frehner (BS) figurent parmi les initiants, qui comptent lancer leur texte en septembre. Ils estiment que l’aide au développement pourrait ainsi être réduite de moitié.

Source: romandie.com

Pour l’instant la nouvelle ne circule guère que dans la presse alémanique et essentiellement sur papier. Voir par ex.: bernerzeitung.ch

Mais la Schweiz am Sonntag, qui a balancé le pavé (édition print), a aussi organisé un petit sondage en ligne:

Sondage suissetraduction :

L’aide Suisse au développement doit-elle être limitée ?

Oui : 68%

Non : 32%.

 

Les Suisses ont les pieds sur terre, EUX !

Raymond

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Rien n’est gratuit que vous n’ayez déjà payé

TouraineCommençons par une citation de Frédéric Bastiat (Services privés, Services publics) :

« Quand, par malheur, en suivant l’école de Rousseau et de tous les républicains français ses adeptes, on se sert indifféremment des mots gouvernement et société, on décide implicitement, d’avance, sans examen, que l’État peut et doit absorber l’activité privée tout entière, la liberté, la responsabilité individuelles; on décide que tous les services privés doivent être convertis en services publics ; on  décide que l’ordre social est un fait contingent et conventionnel auquel la loi donne l’existence ; on décide l’omnipotence du législateur et la déchéance de l’humanité. »

Cette pratique sociale porte le nom de fascisme, comme je l’ai montré dans mes quatre Leçons. Si mon propos commence ainsi, c’est que la dame Touraine, Marisol, veut accomplir un pas de plus dans le socialisme au moment où l’enjeu est précisément de revenir à l’autonomie et à la responsabilité des citoyens. Précisons que ce ministre a très exactement un pedigree de gauche : fille du sociologue Alain Touraine – grand partisan du voile islamique et chef d’une association gauchiste, « À gauche en Europe »- et d’une dame Avenas Pizzaro – dite « chercheur », mais dont je suis bien en peine de citer une découverte -, élève de l’École Normale Supérieure – fabrique de songe-creux.

Or donc, ce ministre a claironné dans Le Monde du 20 juin dernier : « Les Français ne paieront plus chez le médecin. » Comprenons : on va généraliser le tiers-payant. Inutile d’évoquer le surcroit de bureaucratie que ne manquera pas d’entraîner une telle mesure : les médecins et les caisses d’assurance maladie n’y retrouveront pas leurs billes. Mais surtout, l’on veut faire croire aux citoyens que désormais les actes médicaux seront gratuits, le patient n’ayant plus idée du prix de la consultation. Ainsi que l’explique très bien J.Y. Naudet sur le site libres.org (Source), « Entre déresponsabilisation des patients et dévalorisation symbolique, la fin du paiement à l’acte signe l’étouffement administratif de la médecine libérale. » Il est inutile que je reprenne tout l’argumentaire de l’article, avec lequel je suis entièrement d’accord : lisez-le.

Longtemps avant Friedman, cité dans l’article, Bastiat avait démystifié la supercherie : « A la vérité, le mot gratuit appliqué aux services publics renferme le plus grossier et, j’ose dire, le plus puéril des sophismes. ­J’admire, pour moi, l’extrême gobe-moucherie avec laquelle le public se laisse prendre à ce mot. Ne voulez-vous pas, nous dit-on, l’instruction gratuite, les haras gratuite?

­Certes, oui, j’en veux, et je voudrais aussi l’alimentation gratuite, le logement gratuit si c’était possible. ­Mais il n’y a de vraiment gratuit que ce qui ne coûte rien à personne. Or les services publics coûtent à tout le monde; c’est parce que tout le monde les a payés d’avance qu’ils ne coûtent plus rien à celui qui les reçoit. »

C’est une vérité première, qui échappe presque totalement au peuple. Car, n’en doutons pas, il y aura deux catégories de personnages pour applaudir à la mesure imposée par Marisol Touraine : les démagogues et les naïfs. Je fais l’hypothèse que ces derniers seront les plus nombreux, tant il est vrai que la courte vue est le défaut au monde le mieux partagé.

Examinons la chose de plus près. Il est évident – nous l’avons dit et démontré ici maintes fois – que le système de sécurité sociale obligatoire et basé sur la seule redistribution avec, au passage des prélèvements financiers pour faire fonctionner la pompe à finance, est vicié dès le départ et ne peut qu’entraîner à terme un déficit. Comme il s’agit d’un service public, le citoyen est deux fois sollicité : par ses cotisations obligatoires (part patronale + part du salarié qui sont en fait deux ponctions sur un même travail) et par l’injection de fonds publics pour tenter de combler le déficit, comme on essayait de remplir le tonneau des Danaïdes.

«Si l’intervention de l’État nous enlève le gouvernement de nous-mêmes, relativement aux services que nous en recevons, disait Bastiat, il nous l’ôte bien plus encore quant aux services que nous lui rendons en retour. Cette contrepartie, ce complément de l’échange est encore soustrait à la liberté, pour être uniformément réglementé par une loi décrétée d’avance, exécutée par la force, et à laquelle nul ne peut se soustraire. En un mot, comme les services que l’État nous rend nous sont imposés, ceux qu’il nous demande en payement nous sont imposés aussi, et prennent même dans toutes les langues le nom d’impôts. » C’est cela même, quod erat demonstrandum.

Maintenant, la mesure, outre qu’elle aura nécessairement des conséquences quant au creusement du trou de la sécurité sociale, aura également deux conséquences perverses. La première sera la fin de la médecine libérale : payé par les Caisses, le médecin ne sera plus guère qu’un para-fonctionnaire. On connait assez les vices de la fonction publique – indolence et irresponsabilité – pour penser que le service du soin ne pourra que se dégrader. « ­Les citoyens nomment des mandataires, dit Bastiat. Ces mandataires réunis décident, à la majorité, qu’une certaine catégorie de besoins, par exemple, le besoin d’instruction, ne sera plus satisfaite par le libre effort ou par le libre échange des citoyens, mais qu’il y sera pourvu par une classe de fonctionnaires spécialement délégués à celle œuvre. Voilà pour le service rendu. Quant au service reçu, comme l’État s’empare du temps et des facultés des nouveaux fonctionnaires au profit des citoyens, il faut aussi qu’il prenne des moyens d’existence aux citoyens au profit des fonctionnaires. Ce qui s’opère par une cotisation ou contribution générale. » Nous serons donc sommés de payer de nouveaux fonctionnaires déguisés, sans pouvoir en attendre, en retour, un véritable service.

La seconde sera évidemment la déresponsabilisation du citoyen accidentellement poussé au rôle de « patient ». Imaginez la gratuité totale des transports publics urbains – ce que des fous du PS avaient imaginé sous Mitterrand - : alors vous pourriez user et abuser du service et vous déplacer sans que nul besoin ne vous y pousse. Déjà les allocataires de la sécurité sociale usent et abusent du système. On sait que les Français sont de grands consommateurs de « santé ». Certes, les Américains, grands peureux devant l’Éternel, dépensent 5 805 $ par tête, mais dans un système de médecine libérale. Libre à eux : c’est leur choix, et il serait mal venu de leur en faire reproche. Mais juste après arrivent les Pays-Bas (11,9% du PIB) et … La France (11,6%). Elle, dans un système étatiste basé sur la spoliation.

« En République tchèque, aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Japon, en France, en Slovénie et en Allemagne, les assurances sociales financent 70 %, voire plus, de l’ensemble des dépenses de santé, ce qui en fait la première source de financement. Ce n’est qu’au Chili (45 %), au Mexique (47 %) et aux États-Unis (49 %) que la part du financement public dans les dépenses de santé est inférieure à 50 %. » (source). Bref : on consulte pour un rhume, ou pour des peccadilles, bien plus que pour de vrais troubles. Alors, la porte est ouverte à tous les abus.

Mais il en va ainsi sous le socio-fascisme. Je laisse la conclusion à Bastiat : « En un mot, la tactique consiste à présenter comme services effectifs ce qui n’est qu’entraves; alors la nation paie non pour être servie, mais desservie. Les gouvernements, prenant des proportions gigantesques, finissent par absorber la moitié de tous les revenus. El le peuple s’étonne de travailler autant, d’entendre annoncer des inventions merveilleuses qui doivent multiplier à l’infini les produits et…d’être toujours Gros-Jean comme devant. »

Sacha

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L’éléphant à trompe rose au bronze-cul

RADARS FISCAUXUn « samedi noir » sur la route, nous annonce-t-on. Ben ça ne change guère, c’est comme ça depuis trois décennies, c’est comme les saisons : la transhumance des villauds vers le pays des « ploucs » et les bronze-culs. « Orange » les 8-9-10 août, puis l’infernal « quinzou » etc… De quoi réjouir les salopards qui ont planté partout des radars fiscaux. Ça, ça rapporte un max à cette crevure d’État et ça ne sert qu’à ça. Parce que, que l’on ne déconne pas : la question de la vitesse, c’est du pipeau. Ce que dit –et j’en suis complètement d’accord – Christian Combaz dans Le Figaro : « la principale mission de la puissance publique en matière de sécurité routière est, en France, de chercher à coincer l’automobiliste. On dirait que la loi n’est plus faite par et pour le peuple mais contre lui. L’objet de la réglementation semble désormais de le maintenir dans un état de sujétion de plus en plus prononcé, en multipliant les règles qu’il ignore, les panneaux qu’il ne voit pas, les ralentissements inutiles, les incohérences sur l’autoroute. » est extrêmement juste, et je n’oublie pas que les radars ont été plantés par Morfalou quand il était sinistre de l’intérieur. Mais bien sûr les socialistes, ravis de l’aubaine, se garderaient bien de les déplanter, ces saletés que tout citoyen automobiliste honnête exècre et rêve de détruire (heureusement, certains passent à l’acte !).

En plus de la spoliation fiscale, il y a la spoliation par les sociétés gestionnaires des autoroutes dont la construction est payée par le fric volé aux contribuables, comme le fait très justement remarquer un contributeur au Figaro :

Edelweiss

S’il y avait un peu moins de postes de péage, péages par ailleurs aux montants hallucinants, il y aurait sans doute moins de bouchons en France. Sans parler de la Suisse où nous ne payons qu’une vignette annuelle de 40 CHF, soit environ 33 Euros, je viens de parcourir des milliers de kilomètres aux Etats-Unis et au Canada sur de magnifiques autoroutes, certes pas toujours dans un état irréprochable mais pratiquement toujours gratuites. Les sociétés d’autoroutes françaises tondent non seulement la laine sur le dos des moutons français mais aussi sur les étrangers bien souvent obligés de transiter par un territoire au cœur de l’Europe.

Le 02/08/2014 à 12:05

Ah ben oui, les imbéciles vont couiner au « libéralisme » etc… Mais justement : cette entente entre des groupes monopolistes et l’État est très exactement aux antipodes du libéralisme, qui ne souffre, lui, aucune exception à la règle de la libre-concurrence. À la limite, je préfère raquer pour que nous ayons de bonnes voies publiques de liaison, comme en Suisse, plutôt que d’entretenir des bras cassés et souteneurs de murs prêts à nous faire bouffer de la charia.

Mais là n’est pas la question. Pourquoi, dans un pays complètement à la ramasse, et comment, des gens arrivent-ils encore à s’entasser comme des moutons sur des autoroutes par un jour d’été ?

On me dira qu’il y a le mythe des congés payés, grosse connerie de 1936. Ce serait aller un peu vite en besogne, mais reconnaissons qu’il y a à l’origine un peu de cela Mais enfin,  pourquoi le rombier qui n’a plus depuis longtemps le fer à souder les fins de mois dépense du carburant dont le prix du litre atteindra bientôt le prix du flacon de N°5 de Chanel – avec plus de 80% de taxes- et va s’entasser avec d’autres ?

Il y a probablement dans le « pourquoi » le fait que des gaziers entassés dans les villes aimeraient un peu de rêve et se casser d’un monde de béton. Les villes sont devenues des clapiers, des coupe-gorges et puent au-delà de toute odeur. Ce qui n’empêchera pas nos citadins, une fois pinqués à la campagne, de couiner contre le bruit des moissonneuses,  l’odeur de bouse de vache et les jappements des clébards. Comme si c’était plus pénible que le vacarme des rues, l’odeur décomposée de la Seine, les saloperies du Paris socialiste !

Enfin, vu comme cela, on peut les comprendre et même (c’est à la mode !) compatir. Mais le comment, hein ? Là, il y a un problème. On nous serine que c’est l’éléphant à trompe rose chez les prolos et les classes moyennes, et pourtant les voilà en train de cramer leur carbure sur les routes. Comprenne qui pourra. Je crois bien que la plupart se serrent la ceinture – ou prévoient de se la serrer à la rentrée – et que d’autres achètent des vacances à kroum (à crédit). Il y a aussi les assistés qui se gobergent aux frais de la Princesse – à nos frais, donc. Comme s’ils s’empressaient, tous, de jouir une dernière fois du plaisir à crédit que leur donnait Sa Bouffissure l’État dans les années de vaches mi-grasses. Mais on bouffe et on crèche à moins qu’avant, si j’en crois les tendances du chiffre d’affaires de l’hôtellerie-restauration.

Le père Pascal (Blaise) parlait de la puissance du divertissement. Nous y voilà. Aller se dorer les fesses ou ramener sa fraise pour expliquer aux culs-terreux qu’ils ne sont que des ploucs et qu’on ne peut valoriser un pet sans aller le faire sentir à Paris, ça fait oublier les cornes, les fins de mois difficiles, les crédits, le chômage, les racailles et tutti quanti. On ne pense même pas à la dégelée que l’on va ramasser à la rentrée, quand vont tomber avec l’automne précoce, les feuilles d’impôt. Qu’importe : carpe diem, cueille le jour qui passe et, comme aime à le répéter à satiété un mien voisin, après nous le déluge.

Aubaine encore pour les fascistes qui nous gouvernent : l’abrutissement estival permet de faire passer des lois scélérates. C’est ce que s’apprête à faire Hollande, avec sa loi d’élection de l’Assemblée à la proportionnelle. Nous avons déjà cinq fois trop de députés : on va en ajouter encore, aux frais de Zéphir, le léger contribuable. Un joli boxon en perspective !

Mais bon ! L’important est que tout le monde roule et roupille. Et ron et ron, petit Hollandon…

Nom de Dieu ! Allez-vous vous réveiller, bande de moules ?

Raymond

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La vengeance de Bitaura

Yapabon TaubiraLa hollandie est décidément un régime fasciste. Même une déposition objective devant une commission parlementaire entraîne des sanctions, pour peu que les propos tenus n’aient pas l’heur de plaire aux potentats ridicules et néfastes d’aujourd’hui.

Le général de Gendarmerie Soubelet vient d’en faire les frais, pour avoir posément expliqué aux députés que la « réforme » pénale concoctée par l’infâme ninistre du Mur des Cons n’était rien de mieux qu’un cadeau aux délinquants. Voici ce que nous dit Valeurs Actuelles :

Séisme. Il semblerait que la ministre de la Justice Christiane Taubira et le Premier ministre Manuel Valls n’aient pas apprécié les critiques du Général Soubelet, numéro trois de la gendarmerie, à l’encontre de la politique pénale, lors de son audition à l’Assemblée nationale. L’homme a été remplacé hier, et mis au placard.

Le tort du Général Soubelet ? Avoir critiqué la politique pénale de Christiane Taubira

Le 18 décembre dernier, lors de son audition devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité, ses propos avaient créés un choc. Le général Soubelet, haut fonctionnaire, numéro trois de la gendarmerie, avait déclaré que la politique pénale était «en décalage» avec les infractions constatées. L’homme avait poursuivi son raisonnement en expliquant que le nombre d’incarcérations avait diminué de 33%, alors que, dans le même temps, il y a eu une hausse de 14% de personnes inquiétées par les services de la gendarmerie. Des propos choc, qui ne sont manifestement pas passés.

Salué par les gendarmes, le général a provoqué la fureur de Manuel Valls

Dès lors, les propos du général ont été relayés sur les réseaux sociaux et ont été très commentés. Beaucoup de gendarmes ont salué le courage du général. Mais le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, ne l’a pas entendu de cette oreille : «opposer justice aux forces de l’ordre est extrêmement contreproductif et affaiblit l’Etat» avait déclaré Manuel Valls lors de ses vœux à la gendarmerie. Une sorte d’avertissement, qui visait directement le général Soubelet.

Après le tollé suscité par ses propos au sein de sa hiérarchie, la direction de la Gendarmerie nationale avait justifié les propos du général, en expliquant que «son intention n’était pas de mettre en cause la politique pénale ni de critiquer l’institution judiciaire, mais de souligner les difficultés rencontrées au quotidien par les unités dans la lutte contre la délinquance». Des explications qui n’auront apparemment pas suffi. Hier lors du conseil des Ministres, il a été décidé que le général Soubelet sera remplacé. L’homme devrait, à la place, prendre le commandement de la gendarmerie d’Outre-Mer. Beaucoup y voient une mise au placard, comme le député UMP Philippe Goujon, qui est vice-président de la commission parlementaire où le général Soubelet s’est exprimé : «on a censuré un général qui a dit la vérité, c’est de la censure !» fustige l’élu dans des propos rapportés par le Parisien.

Le général Michel Pattin va remplacer le général Bertrand Soubelet au poste de numéro trois de la gendarmerie, selon le compte-rendu du conseil des Ministres.

Source

Tel est le train-train quotidien d’un régime fasciste. Il est temps de s’en débarrasser : trop, c’est trop !  Nous lançons une campagne de nettoyage national :

Anticons new (medium) 

Raymond

 

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Tourisme commémoratif et propagande

Capitaine du naufrage (medium)Le nouveau rôle que s’est donné l’occupant de l’Élysée – inaugurateur de chrysanthèmes et grand Compatissant – fonctionne à plein. Comme nous l’explique Le Figaro dans son « Scan politique », Hollande s’est à nouveau fendu d’une tribune dans la presse régionale. Au passage, les fonds extorqués aux contribuables devraient servir à autre chose qu’à une minable opération de propagande, mais nous sommes tellement habitués à ce genre de détournement que presque plus personne ne relève l’abus. Nul doute que ce qu’est censé écrire notre naufrageur a été concocté dans l’officine élyséenne par ses « conseillers en communication ». Je n’aime pas cette appellation, du reste : la communication n’est nullement de la transmission et encore moins de la propagande. À vrai dire, jamais aucun président n’a aussi peu communiqué avec les citoyens : il ne réarrange nullement les rôles sociaux par la négociation, dans la production d’un service ; au contraire, il dispose et impose encore davantage que ses prédécesseurs. Pour un résultat qu’il ne vaut mieux ne pas commenter ici.

Quoi qu’il en soit, son Propaganda Staffel est habile à exploiter les incidents et accidents de l’actualité, comme on l’a vu dans le cas de l’écrasement de l’avion d’Air-Algérie, pour donner à l’anti-héros une aura compassionnelle. Mais c’est probablement un bonheur pour Hollande que son quinquennat coïncide avec le centenaire du début de la première guerre mondiale. Naturellement, les socialistes réécrivent l’Histoire à leur manière. D’abord en s’appropriant Jean Jaurès, homme tellement différent des socialistes sectaires d’aujourd’hui que l’on ne peut s’empêcher de penser à une captation d’héritage. Et nos pacifistes oublient tout de même que les socialistes se sont empressés d’entrer dans l’Union Sacrée. Je ne reproche pas aux socialistes de 1914 d’avoir fait leur devoir de Français, mais à ceux d’aujourd’hui d’exploiter la dureté d’une guerre à laquelle leurs ancêtres ont consenti.

Cela n’embarrasse guère les propagandistes élyséens.  «Plus rien ne semblait pouvoir entraver la marche inexorable du continent vers l’abîme» avec une guerre qui «devait être rapide et limitée» et «fut longue et mondiale», ôtant «la vie à plus d’un million et demi de personnes» en France. «Nous pouvons mesurer l’horreur de ce conflit et les terribles conditions de vie de ses soldats jetés sous la mitraille ou tassés dans les tranchées». Voilà ce que l’on fait « écrire » à Hollande : une dissertation de potache larmoyant digne d’un cancre de classe de première. Une « guerre qui fut longue et mondiale » ! On dirait aussi bien le débagoulage d’un vieil égrotant : « cette guerre mondiale fut une guerre qui comme son nom l’indique fut mondiale. » Nous sommes bien loin du Feu d’Henri Barbusse, ou du Verdun de Jules Romain. Il n’y a aucun souffle à répéter des platitudes mile et mille fois répétées au cours du siècle dernier.

L’occasion est bonne pour le président de faire du tourisme commémoratif en Alsace –où eut lieu une offensive française prématurée provoquée par les Allemands pour camoufler l’exécution du plan Schlieffen – et en Belgique où la bataille de Charleroi ne fut pas un succès. Ne nous y trompons pas : Hollande feint de se tenir en marge de la gouvernance, en faisant croire qu’il laisse le soin de la politique et de l’économie à son administration, notamment à son premier ministre qui reçoit les coups de l’opposition et des fanatiques de gauche. En réalité, rien de ce qui ruine le pays ne se fait sans l’aval de l’Élysée. C’est un rideau de fumée : Hollande sévit toujours, et seuls les naïfs prétendront le contraire.

Le plus drôle, dans cette tribune, est qu’il reprend le slogan sarkozyen d’une « France forte » et appelle à la « mobilisation nationale », comme si la situation de la France en 2014 était comparable à celle de la France en 1914. Il n’en est évidemment rien, et c’est presque un truisme de dire que la France de la fin de la Belle Époque – ce n’est que le 11 août que finit cette période avec la déclaration de guerre à l’Autriche-Hongrie- n’avait rien à voir avec celle de maintenant. Malgré des handicaps, la France avait bénéficié d’une période de libéralisme relatif, elle était la quatrième puissance mondiale en 1914. Celle de maintenant est pratiquement délabrée, ruinée par la politique étatiste à outrance, envahie par des cohortes étrangères. La France d’aujourd’hui est plus faible qu’elle ne l’a été durant les guerres de Cent ans.

Il est ridicule, donc, d’appeler à une « France forte » alors que tout est mis en œuvre pour l’épuiser et l’asservir. Il est ridicule de clamer : «C’est en étant elle-même forte qu’elle pèsera sur le destin du monde (…) C’est pourquoi, cent ans après, face à l’intolérance, l’injustice et l’inacceptable, nous devons toujours nous mobiliser. Pour la Paix, pour l’Europe, pour la France». Car dans les conflits, et singulièrement ceux du Proche-Orient, la voix de la France n’est plus écoutée, sa diplomatie ne pèse plus rien, son gouvernement est ridicule. C’est la conséquence de trente années de socialisme et de gabegie. Les déclarations du Propaganda Staffel élyséen signées de la plume d’un président dévalué ressemblent fort, une fois de plus, aux mantras habituels sur l’inversion de la courbe du chômage et sur la reprise que, bien sûr, l’ « on ne voit pas mais qui est là. » Il ne suffit pas de dire magiquement que la France doit être forte, il faut faire en sorte qu’elle le soit.

Et pour cela, monsieur Hollande, il faut que vous et vos socialistes, et, au-delà, l’ensemble de la caste politique, disparaissiez de notre horizon. Il faut décidément tourner complètement le dos aux politiques menées depuis trente ans, restaurer la responsabilité de tous : des citoyens, des entreprises. Restaurer la Nation et la confiance en elle. Telle n’est pas votre intention, président, ni celle de vos complices.

Pour le moment, nous ne sommes pas en août 1914, mais en septembre 1356. Alors, partez vite, monsieur Hollande, pour laisser une chance à la France. Nous pouvons vous y aider.

Sacha

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Il nous scie bémol, le Bien Mol

La Pleurniche (small)On le disait : les opérations de récupération du crash de l’Air-Algérie par Pleurnichard 1er et sa clique battent son plein et commencent à casser les pompons à pas mal de gens, si l’on se réfère à la consultation en ligne des lecteurs du Figaro (voir ci-dessous)

 Le squatter élyséen s’est emparé de la propagande (il n’est pas question ici de parler de « communication ») dans le seul but de redorer son blason moisi et de continuer ses méfaits après l’élection de 2017. C’est clair comme de l’eau de source.Pleurnichard en fait trop

Pourtant, ce n’est pas clair du tout chez les UMPistes, si j’en crois encore le Figaro : « L’UMP s’interdit de parler de récupération. » Ah bon ? Et qu’est-ce donc, alors ? Une sincère compassion de Bisounours ? En tous cas, les imbéciles de l’UMP semblent carrément apprécier, voire épouser, la tactique hypocrite du larmoyant président qui multiplie les déclarations « solennelles ».

Écoutez-les donc ! Bussereau : « (la pleurnicherie présidentielle) est un dièse au-dessus de la bonne note. (…) Il y a un moment où le président porte l’empathie de la nation, où c’est à lui de l’incarner. » Désolé, Dominique nique nique (nique-la-France ?), mais qu’entends-tu par bonne note ? Si dans la gamme de la connerie le président donne le « la », le demi-ton au-dessus s’approche du « si » : soit de la scie (il nous les scie) soit du « si ma tante en avait, ça serait mon oncle ». En tous cas, ce que dit le Bussereau, c’est de la flagornerie pure et dure. Il est vrai qu’il se reprend un peu par la suite : « Là, François Hollande est depuis longtemps en première ligne, c’est limite, observe-t-il. Il a beaucoup d’autres charges. S’il continuait à apparaître de cette façon, ça pourrait ressembler à une tentative de récupération politique. » Ça POURRAIT RESSEMBLER à de la récup’ ? Ben dis-donc, que serait-ce si c’en était, hein ! Xyloglossie, quand tu les tiens !

Mariani : « Le fait que la question de savoir si François Hollande en fait trop  se pose est déjà une forme de réponse». «Il est très actif pour montrer la solidarité de la nation et c’est bien: la fonction présidentielle a une dimension compassionnelle quand la France souffre.. » Ah ? La France ne souffre pas d’un crash d’avion, elle souffre d’un crash total : social, civilisationnel, économique, mais là, pas de compassion pour tous ceux qui ont perdu leur emploi, ni pour ceux que dévalise le fisc. Sur ces souffrances, Pleurnichard 1er ne verse aucune larme, il s’en fout, persuadé que « la reprise est là » et que Terra Nova y pourvoira. « Mais on aimerait qu’il ait la même présence sur d’autres sujets, par exemple quand les chiffres du chômage tombent», corrige Mariani. Ben oui !

Quant à cet imbécile de Fillon, c’est le bouquet : il a estimé dimanche que rien ne devait perturber «le temps de la fraternité nationale». Houlà ! Comme il y va, lui ! Mais, franchement, passée la minute de compassion pour les victimes, on n’a pas à faire de cela un drame national. Ce que fait pourtant le crétin : «Ce drame nous serre le cœur, a fait savoir l’ex-premier ministre. Je pense aux victimes, au chagrin des familles que notre pays va devoir entourer de son affection. Que s’est-il passé? Quelles leçons tirer de cet accident? Tout doit être entrepris pour avoir des réponses rapides.» Là, c’est du Hollande tout craché. Ou tous crashé, comme on voudra. Au fond, ces types-là sont fondamentalement de la même eau.

En somme, les bavardages des UMPistes  se résument à ça : « il a raison d’être le Grand Compassé » et c’est très diplomatiquement, du bout des lèvres, qu’on ajoute « mais il en fait un peu trop ». Sous-entendu : nous ferions pareil à sa place. La caste politique joue sur l’empathie, c’est tout ce qui lui reste puisqu’elle n’a plus de cerveau.

Le Pen Marine a raison de parler de l’ « UMPS ». Au vrai, il existe un sacré vide politique entre le FN et le PS. L’UMP, par ses discordes, son manque de courage, son esprit bisounours, a largement préparé, sous Chirac puis Sarkozy, l’arrivée du fléau socialiste. Ce parti est fini : qu’il crève. Mais le problème est celui-ci : reconstituer un parti de droite crédible est presque impossible. Car avec quoi le ferait-on ? En ramassant les gravas ? Ce serait prendre les mêmes pour recommencer les mêmes conneries. Que les libéraux –les vrais – et les patriotes –les vrais- se retrouvent ensemble, en laissant au tas tous les coquecigrues, alors ce serait du sérieux. Utopie !

Raymond

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Les carabistouilles de l’AFP et les copains d’Obama

Coup de pied au culteL’AFP est bien une officine de propagande gauchiste pro-terroristes. Un de ses communiqués affiche : « Gaza: 7 enfants palestiniens tués par une frappe israélienne sur un camp de réfugiés » Les caméras des idiots utiles de la bien-pensance dhimmi se sont d’ailleurs repues d’images macabres. Or la réalité est autre : les terroristes du Hamas installent une rampe de lancement dans un jardin d’enfants, à proximité de l’hôpital Shifa de Gaza. Il est 17 h 30 ce lundi 28 juillet. L’engin est du type Fajr-5, développé dès 2006 par les Iraniens et « généreusement » distribuée au Hezbollah et au Hamas. Il porte une charge destructrice de 50 Kg.

Manque de pot pour les tueurs, la roquette se désintègre dès le départ. Sa partie principale explose sur place, des Gazaouis sont tués ou blessés. Les idiots utiles présents s’empressent de filmer, ne doutant pas un instant qu’il s’agit d’une frappe de Tsahal. Un autre morceau explose dans le camp de réfugiés de Shati, faisant d’autres victimes. Ce n’est pas la première fois que les « artificiers » terroristes ont des ennuis avec leurs engins : on estime que depuis le début de la castagne, environ 200 engins islamiques ont pété au départ et massacré pas mal de gens du cru. Mais ça, on ne le dira pas sur les réseaux du Propaganda Staffel occidental pro-Hamas.

Les assassins islamistes commencent à sérieusement courir sur les haricots à pas mal de gens au Proche-Orient, à commencer par l’Arabie Saoudite et l’Égypte. Notamment, le chef de l’État Égyptien presse Israël d’en finir avec cette maudite créature des Frères Musulmans, le Hamas. Mais les terroristes ont deux alliés : la Turquie d’Erdogan et le Qatar. Rien de nouveau : les gens conscients, chez nous, savent que l’Erdogan est un islamiste actif et que l’entrée de la Turquie dans l’Europe serait l’introduction du cheval de Troie. Les écervelés de Bruxelles n’en ont évidemment pas conscience et poussent à la roue, suivant les désirs d’une certaine administration Américaine. Quant au Qatar, c’est un ramassis de 200 000 fainéants richissimes vivant de la manne pétrolière et pratiquant l’esclavage. En apparence, des installations modernes, en réalité une mentalité de chameliers massacreurs.

Or ces énergumènes ont en ce moment un personnage tout à leur écoute, le sieur Obama. Celui-ci a envoyé son imbécile de secrétaire d’État John Kerry, qui pour les plus gentils passe pour un doux idéaliste et chez les gens sensés, pour un sinistre crétin. Tout ce joli monde s’est réuni à Paris avec la complicité du gouvernement de rencontre sis à Paname. Curieusement, l’Autorité Palestinienne n’a pas été invitée aux discussions. Kerry a proposé un cessez-le-feu en s’alignant sur les glapissements du Hamas, de la Turquie et du Qatar. Refus très compréhensible de la part d’Israël, car il n’était nullement prévu d’assurer aussi la sécurité des civils israéliens. Quant à Abbas, chef de l’Autorité Palestinienne, contacté par Fabius, il a carrément explosé : l’Autorité palestinienne avait discuté des propositions Égyptiennes, et soudain Abbas constatait que Kerry avait abandonné cette perspective pour s’aligner sur les Frères Musulmans. On dirait bien que la côte de l’administration Obama est en baisse.

Il faut rappeler que Barrack Hussein Obama prend systématiquement le parti de la clique des Frères Musulmans. Quelques rappels : c’est Obama qui avait enjoint Moubarak de laisser la place aux Frères ; c’est encore lui qui met des bâtons dans les roues d’Al-Sissi en refusant de livrer un matériel dont l’armée égyptienne a un besoin urgent pour combattre les FM. Obama soutient les FM dans leur guerre contre Al Assad, en Syrie, et aussi contre les démocrates syriens en lutte contre le régime. C’est encore Obama qui a contribué à mettre la pagaille en Lybie, toujours au profit des FM. Les analystes stratégiques intelligents pensent qu’en favorisant la clique des FM, l’Obambi croit naïvement couper l’herbe sous les pieds d’Al Quaeda. Il prétend, dit-on, que si le Hamas était chassé de Gaza, des types pires s’y installeraient. On se demande si c’est possible. On n’est pas plus crétin ! Il est évident que l’Obama met ainsi en danger les intérêts de son propre pays et son influence dans la région : stratégiquement, c’est une erreur monumentale.

On dit, tout de même, que ce parti-pris en faveur des FM serait le fait du seul Obama. Il ne semble pas qu’il y ait ailleurs, dans le gouvernement US, de gens souhaitant une alliance des USA avec des régimes islamonazis proches des FM et l’abandon de leurs alliés traditionnels. Il serait très souhaitable que le peuple Yankee signifie à l’histrion Obama qu’il pousse le bouchon trop loin. Et l’ONU aussi, qui est à sa botte : l’ « ordre » de cessez-le-feu «humanitaire » du Machin reprend presque texto la proposition des Pieds-Nickelés réunis à Paris.

Le serpent Hamas est blessé, mais il a encore du venin : on dirait bien que pour l’éliminer, Israël devra mettre le paquet, et tant pis qui qu’en groigne. Notamment l’Obama et la bien-pensance bobo-gaucho de chez nous, qui défile de conserve avec les islamonazis.

Raymond

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Pas crédible !

La Pleurniche (small)Christian Combaz, écrivain et essayiste, critique avec raison les salamalecs de Pleurnicheur 1er, comme je l’ai fait hier.

Quand le président de la République improvise un discours de condoléances sous les projecteurs en s’épongeant le front, se prend les pieds dans le tapis de la procédure à propos du deuil national et fait part de son «immense émotion» ce n’est évidemment pas sur le mot émotion qu’on a envie de le chicaner mais sur l’adjectif immense.

Choisir l’Immense pour registre n’est pas donné à tout le monde. En vérité tout se passe comme si le seul refuge de la grandeur chez ce genre de caractères était l’affliction. Il profite des circonstances pour en rajouter dans le solennel qui lui fait défaut ailleurs et prend, psychologiquement, la nation en otage sur le ton «comment pourriez-vous être insensibles à une douleur aussi légitime, aussi irréprochable que la mienne, au moment où je vous invite, aussi ingénument, à la partager?»

Le problème est que cette ingénuité ne soit pas très crédible. Comme la plupart des politiques il a tiré toutes les cartouches de l’émotion, à présent il ramasse les douilles pour essayer de les remplir mais le coup ne part pas. D’autant qu’il parle en son nom propre et n’hésite pas, au milieu de ces circonstances, à nous annoncer qu’il a pris, lui, personnellement, la décision de faire ceci ou cela, c’est à dire généralement une sottise irréfléchie que ses services auront du mal à rattraper le lendemain . (En même temps on comprend qu’il ne se fie plus à personne, la dernière fois qu’un avion est tombé en Europe son ministre des affaires étrangères, essoufflé, est venu témoigner de son affliction à propos de victimes françaises dont le nombre ne pouvait qu’augmenter puisqu’il n’y en avait pas).

Dès que ce genre d’occasion se présente, le Président commet l’erreur de dire à la foule je suis là, ne vous en faites pas je m’occupe de tout sur un ton qui, malheureusement, fait penser à Calimero plutôt qu’à Winston Churchill. Le jour où les Français s’apercevront qu’il n’y a personne à la barre, ils auront envie de secouer le capitaine. En outre, proposer un déploiement national d’efforts et de solidarité, multiplier les déclarations en direct pour un événement qui n’est pas tellement différent d’un accident d’autocar, c’est réduire sa propre marge de manœuvre le jour où quelque chose de véritablement exceptionnel va se produire, car ce jour-là, les cartouchières seront vides.

 Source

Le fait est : pour triste et regrettable qu’il soit, un accident d’avion est un fait-divers. Une quinzaine de jours sur la route fait autant de victimes : on ne comprend pas ce qui pourrait en faire un « événement », ni justifier un deuil national. L’inaugurateur de chrysanthèmes, Pleurnicheur 1er, se livre donc à une opération prétendue « de communication », en réalité de propagande pro domo.

Raymond

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Alarme de crocodile

La Pleurniche (small)Vautrin a raison de noter que l’épanchement sentimental a pris le pas, depuis trop longtemps, sur la froide raison. C’est effectivement ce qui relaie la propagande pro-Hamas, et ça marche encore chez les Français ; en fait, ça prouve seulement qu’ils ont encore des yeux pour pleurer, faute d’avoir un cerveau pour penser.

Dès qu’un sproum survient avec une extension un peu collective, les pouvoirs occidentaux se croient tenus d’adopter illico une attitude compassionnelle. Même si les services de l’État sont compétents pour gérer l’affaire, il faut ab-so-lu-ment que quelque président se mêle de « gérer » l’émotion des foules. Il y a des chefs d’État qui répondent au désastre ou à la menace avec les moyens appropriés, et il y a les trouillologues. Lesquels se doublent maintenant de pleureuses.

Soliveau est de ceux-là. Parfaitement incapable de réagir à la crise et au désastre socio-économique, il abandonne la barre pour se consacrer, comme un président de la IIIe, à la commémoration et à la compassion. Là est le problème, car si la Constitution dévolue au premier ministre le rôle de mener la politique de la France, le président est tout de même chef de l’État. On n’attend pas de lui de l’empathie – on ne lui demande pas davantage d’en être dépourvu – mais on voudrait qu’il dirige une politique sur le long terme. Ce qu’il ne fait pas, mais il est vrai qu’il y a eu erreur de casting en mai 2012.

C’est comme ça que quelqu’un qui fait beaucoup de mal à la France pourrait se trouver en posture de Grand Compassé et en position d’être réélu. Car vous allez voir : il va gagner des points immérités à chouiner et à se mêler de tâches que les Pouvoirs Publics sont parfaitement capables d’effectuer sans lui.

Je vais demander au président de m’aider à préparer un lièvre à la royale (il devrait s’y connaître), parce que la recette est vachement complexe et que je déprime en essayant de la mener à bien.

Ah : pour finir, un petit cliché de manifestant d’hier :

 chiens souteneurs du hamas

En d’autres temps, on aurait parlé d’apologie du terrorisme.

Raymond.

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Manipulations médiatiques

Neurones miroirsLes neurones-miroirs, vous connaissez ? Pour en savoir davantage, achetez ici un article paru dans Scientific American et publié en Français dans Pour La Science (2007). Laissons de côté les spéculations cognitivistes et les illusions des chercheurs : ce qu’il y a de solide ici – du moins d’éprouvé expérimentalement- c’est que certains neurones s’activent lorsque le sujet perçoit une « émotion » chez l’autre. Ces neurones activés modulent l’activité du système limbique. C’est donc le paléo cortex, cerveau reptilien résiduel de l’évolution, qui est concerné, en partie, par ce que faute de mieux on appelle « empathie » -encore ce terme mériterait-il une déconstruction sérieuse.

Selon certaines idées, il suffit donc qu’un sujet A se mette à grimacer de douleur pour que le sujet B fasse de même. C’est un peu caricatural, j’en conviens. Mais longtemps avant les neurosciences, la littérature s’entendait parfaitement à susciter des « émotions ». Raymond, dans un article récent, évoquait Manon Lescaut. Cela date de 1731 : déjà l’épanchement sentimental prenait le pas sur la froide raison et la morale corsetée du XVIIe siècle classique. Certes, on savait pleurnicher depuis l’aube des hommes, probablement, pour susciter l’empathie, avec des motifs plus ou moins avouables. Mais cela ne seyait pas à l’éthique de la chevalerie, pas plus qu’aux batailles théologiques ni à la raison classique. Or Des Grieux pleurniche : l’épanchement sentimental commence en tant que genre littéraire, il sera largement amplifié par ce paranoïaque de Rousseau, se retrouve dans l’infra-littérature des XIXe et XXe siècles (les « romans à l’eau de rose » du Lisez-moi Bleu).

Bref : nous commencions à devenir bêtes. Heureusement qu’il y eut des auteurs  cyniques tels Stendhal ou Flaubert ; mais, en regard voyez Hugo, voyez Châteaubriand et son Attala !  Les démagogues, c’est-à-dire littéralement « conducteurs des peuples » (autre terme pour « Führer ») ont vite compris le parti qu’ils pouvaient tirer de l’empathie : il s’agissait de s’adresser aux « sentiments » plutôt qu’à la raison pour conduire les peuples dans telle ou telle voie. Certains diront : s’adresser au « cœur » plutôt qu’au « cerveau » ; je dirais « au paléo cortex plutôt qu’au néo cortex ». Et, bien entendu, ça marche.

C’est même la recette principale des médias contemporains. On pourrait penser que cela nécessite un art consommé pour la réussir, et pourtant c’est un artifice grossier. Voyons ce qu’il en est. J’ai emprunté une photo au Figaro de ce jour, qui titre son article « A Gaza, la guerre n’épargne aucun refuge ».

propagande

Cette photo n’est pas la pire de la propagande pro-Hamas, et c’est pour cela que je l’ai choisie. En arrière-plan, des bâtiments dévastés, superstructures effondrées, toitures coulant dans le vide, gravas. Au second plan, une voiture tirée par un cheval, portant quatre personnages le dos voûté, l’un d’eux bras ballants et jambes croisées. Et au premier plan, des femmes revêtues de hidjabs, des adolescents ou des enfants. Je ne sais pas si cette photo est truquée (la propagande en regorge), mais son choix est clair : elle illustre le titre de l’article. Il n’y a pas de refuge : Tsahal a tout dévasté.

Il est évident que l’on cherche à susciter la compassion pour ces « pauvres » gazaoui, vic-times de la « disproportion » de la riposte israélienne à quelques malheureux tirs d’artifices. Il y a de pires images ailleurs : morgue d’un hôpital, enfants ensanglantés (parfois un peu de jus de mûre fait l’affaire) etc…. Le procédé grossier devient plus efficace lorsqu’il s’accompagne du mensonge par omission. On ne rappelle jamais que c’est en votant pour le Hamas que les gazaoui ont attiré le fléau. On ne parle pas des tunnels stratégiques destinés à infiltrer des terroristes. On ne parle pas de la dépense guerrière des fonds internationaux normalement destinés à l’aide humanitaire. Et, en ce qui concerne les refuges, on ne parle pas de la tactique criminelle du Hamas entreposant ses missiles dans les zones peuplées, transformant les civils en dommages collatéraux. Ni, bien sûr, des tirs de missiles sur la population d’Israël.

La réaction de l’imbécile moyen est donc de s’apitoyer, de condamner Israël et, de fil en aiguille, de détester les Juifs, comme au « bon vieux temps » des pogromes. Le terrorisme islamique inhumain est en quelque sorte blanchi par de tels procédés : nos médias sont des collabos. C’est leur absence totale d’objectivité qui nourrit la haine séculaire des conquérants des banlieues, zones de charia et de pègre, et qui d’une manière non  négligeable, contribue aux saccages perpétrés lors des manifestations de soutien au Hamas. Oui : la caste médiatique est coupable !

Il est difficile de lutter contre cette déformation propagandiste. Difficile de parler à la raison du cortex supérieur plutôt qu’à l’empathie du cerveau reptilien. C’est pour cela que nous avons l’impression de prêcher dans le désert, car nous n’avons que des arguments de froide raison à opposer à la stupide impétuosité des sentiments. Athènes proclama la Science, Rome la Loi, nous autres l’épanchement sentimental : si nos sociétés occidentales continuent comme ça, elles sont perdues.

Sacha

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