C’est Molière qu’on pervertit

bellac20133_120x150L’équipe d’Allemagne a donc viré l’équipe « de France » du Mondial : nous voilà débarrassés des espoirs fous du satrape élyséen, qui ne pourra pas surfer sur la vague d’une victoire à laquelle, par ailleurs, il n’aurait eu aucune part et dont, logiquement, il n’aurait pu tirer aucun mérite. Maintenant, les Français vont devoir regarder à nouveau du côté de la France : contempler un champ de ruines. D’accord, d’accord, il va y avoir le Tour, mais c’est une affaire locale, perturbante certes quant à la circulation routière, mais locale ; oui !

On va pouvoir s’interroger sur le meurtre d’une prof par une Rachida quelconque sous prétexte que la victime aurait été « méchante » avec la fi-fille de la surineuse. Ah ! Mais c’est que la bien-pensance, une fois de plus, nous rejoue l’air du pas d’amalgame ! Marrant, ces connards : dès qu’un méfait ne peut pas être attribué à l’extrêêêême droite, ils sont tout sucre et tout miel. Et dès que quelqu’un s’avise d’exprimer tout haut ce qu’un tas de gens pensent tout bas, clic : le MP3 gaucho-fasciste se met en marche pour débiter le torrent de ses invariables platitudes. Par exemple : le maire de Nice interdit de brandir des drapeaux étrangers pour fêter par la violence francophobe des victoires footballeuses étrangères : crac ! Les connards hurlent et plaident, il se trouve un juge rougeâtre pour déclarer que c’est une entrave à la liberté d’expression de nos coûteux parasites.

Cela me rappelle invinciblement les réflexions de Paul-Otto Schmidt, l’interprète des caciques nazis (lire : Sur la scène internationale avec Hitler, de cet auteur, chez Perrin). Selon lui, les discours des Hitler, Goering, Ribbentrop, Hess, se succédaient comme autant de lectures d’un même disque de phonographe, répétant « presque textuellement la même chose », « seuls le ton et l’accompagnement changèrent en chaque occasion.» C’est bien cela : nos facho-gauchistes bien-pensant ont un stock d’insanités prédigérées, qu’ils débitent dès que quelque chose les dérange. Schmidt trouvait cette écholalie nazie pratique, puisqu’elle facilitait son travail de traduction. Je trouve les psalmodies bien-pensantes très pratiques aussi, car on peut sans se tromper anticiper de leur verbiage et de leurs réactions. Nous avons en face de nous des robots pré-programmés et ridicules. Mais nocifs : ce sont les nazis de notre siècle.

Combien de gens sont encore victimes de cette propagande médiocre, je ne sais pas. On dirait bien que ça passe de plus en plus mal dans le peuple, mais tant qu’il n’y a pas d’insurrection, on ne peut pas se prononcer sur l’intensité du rejet.

On voyage, chez Raoul. Je me baladais hier dans la petite ville de Bellac. J’avais déjà traversé cette sous-préfecture aux marches de l’Occitanie (elle a déjà des faux airs d’Oïl) en voyageant vers Poitiers ou Clermont-Ferrand, mais sans jamais m’y arrêter. Les hasards d’une chasse au trésor m’ont fait m’y arrêter. Quand on prend la peine de visiter les vieux quartiers, on y rencontre le charme évoqué par Giraudoux. Justement, c’est l’époque du Festival (du 5 au 12 juillet) et j’ai appris avec plaisir qu’on renouait avec la tradition du festival, en présentant des pièces de Giraudoux. Cet honnête homme, quelque peu rêveur, avait été ostracisé plusieurs années durant.

Il faut dire que Giraudoux n’était pas vraiment dans le ton de la bien-pensance. On l’a accusé de pétainisme, d’antisémitisme et autres infamies dont les totalitaires affublent systématiquement ceux qui ne pensent pas idiotement comme eux. Je lisais, il y a quelques années, un essai de Giraudoux intitulé Pleins Pouvoirs (publié en 1939 chez Gallimard) et j’y trouvai des idées intéressantes. Notamment, le diplomate pensait à une politique d’immigration choisie, non pas pour « obtenir dans son intégrité, par l’épuration, un type physique primitif », contrairement aux nazis, mais pour « constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel. » Il envisageait, lui, un apport scandinave plutôt que celui, trop actuel, de claque-dents issus des terres de cailloux et scorpions dont « dont les civilisations, par leur médiocrité ou leur caractère exclusif, ne peuvent donner que des amalgames lamentables. » Vérifiez, je vous prie !

On comprend que les fascistes de gôche l’aient longtemps tenu en lisière du Festival qui se déroule chaque année dans sa propre patrie : la bien-pensance a clabaudé haut et fort. Enfin, la raison et la justice semblent l’emporter cette année. MAIS…

Vous avez vu ? J’ai insisté pour que la Rédaction mette en vignette l’affiche de ce 60e Festival. Et que voit-on ? Un Molière entafiolé ! Perruque bordeaux, visage rose, lunettes à monture jaune, duvet d’adolescent en guise de moustache, fleu-fleurs partout : Molière tel que, probablement, le voudrait l’idiote du ministère de la « culture » et sa complice Belkacem. Un androgyne, pur produit de la théorie du genre. Voilà une offense à Molière, voilà un méfait ! Et voilà un acte éhonté de propagande perverse. Aurait-on négocié le retour de Giraudoux contre l’affichage d’une idéologie décadente ? Je ne sais pas, mais il y a là, à tout le moins, dans ce travestissement de notre plus grand auteur comique, un acte punissable. Il faudrait que quelque jour tous ces travestisseurs répondent de leur trahison sur leur tête et sur leurs biens.

Mais le travestissement de la culture, ça ne marche pas toujours, heureusement. Un jeune homme me montrait une édition récente de Manon Lescaut. Ce roman avait été choisi dans le cadre d’une thématique, en classe de première S, sur « l’émancipation de la femme ». Thème ridicule, mais bien dans l’air du temps. En tous cas, le choix de Manon (l’abbé aimait-il le nom de Mâcon ?) n’était pas très heureux ; demandant au jeune homme ce qu’il pensait des personnages, il me répondit « Manon est une sale pétasse comme beaucoup de meufs. Des Grieux une petite tarlouze pleurnicharde, c’est un vrai con. Le père Des Grieux a eu raison d’envoyer Manon en Amérique ! » Très bien vu, mais je me demande comment un correcteur aurait pris cette réponse pleine de bon sens ! En feuilletant l’édition moderne, j’ai constaté que des tas de notes expliquaient des mots que ma génération connaissait, comme indigence ou malignité : preuve d’une véritable déculturation de la jeunesse, réduite au verlan et au parler racaille ?

Eh oui ! On n’assassine plus Mozart, on le crétinise chez les cuistres de l’Édunat, et la cu-cul-ture entarlouze Molière. O Tempora ! O mores !

Raymond

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Pas de lauriers pour un pays en perdition

MG42bisÀ quelques heures du match, je souhaite ardemment que l’Allemagne dégage la France de la coupe du monde. Il y a plusieurs raisons à ce souhait. La plus simple est d’éviter la propagande black-blanc-beur qui ne manquerait pas de se déchaîner en cas de victoire des mercenaires constituant l’équipe « de France ». La seconde est que la méduse élyséenne, tout en ne faisant rien, pourrait tirer profit d’un succès des bleus. On raconte qu’il aurait regagné deux points de popularité rien qu’en demeurant assis sur son derrière avec les bras croisés : son ministre des chaises musicales, il est vrai, lui sert de paravent et prend les coups à sa place. Mais enfin, cela montre qu’il y a trop d’imbéciles dans ce pays.

La raison majeure de mon souhait est tout simplement que la France ne mérite en aucun cas même la plus petite parcelle de gloire, dans la mesure où en 2012 une majorité même relative a porté au pouvoir une bande de flibustiers amateurs, pourris d’idéologie, et que devant les ravages occasionnés au pays par cette engeance infernale, personne ne se lève, le fusil à la main, pour la chasser.

Le pays se délite de plus en plus rapidement. On a légalisé la perversion, on s’apprête à légaliser le trafic d’enfants, on brouille et embrouille la distinction naturelle des genres, on fait exploser la famille : on appelle cela des réformes sociétââââles, selon le solécisme socio-fasciste à la mode. En même temps, on travaille activement au remplacement de population, puisqu’à l’immigration de travail on substitue une immigration uniquement attirée par le sociââââl, c’est-à-dire des claque-dents paresseux vivant aux crochets des citoyens. Avec cette invasion se consolide une religion de chamelier dément, qui reçoit toutes les protections possibles de la part d’une « justice » tellement convertie à la dhimmitude qu’elle fond comme le gerfaut sur tout citoyen osant sonner l’alarme ou simplement exprimer son indignation devant les excès et l’arrogance des barbus.

Il s’est installé en cinquante ans, depuis la Libération, une caste de fonctionnaires et de para-fonctionnaires, prébendiers jaloux des « avantages acquis » qu’ils défendent bec et ongles en prenant pour otages les citoyens usagers des services publics. On recentralise à outrance, témoin le charcutage régional auquel s’essaie le sire de Tulle, ou encore tout simplement l’impression centralisée des cartes grises. Un État boulimique s’immisce partout dans la vie des citoyens, tellement qu’il ne peut même plus jouer ses rôles régaliens de défense, de sécurité intérieure et de diplomatie. Le citoyen est épié, espionné, téléguidé, et peut se voir à tout instant privé d’autonomie par une « justice » partiale, aux mains d’un syndicat nazi appuyé par une fasciste indépendantiste guyanaise.

Quant à l’économie, n’en parlons même pas : tout est fait pour que s’accélère la ruine des entreprises vouées aux gémonies par les tyranneaux qui gouvernent et ne rêvent que de soviétisation. On fait tout pour décourager les investisseurs, tant nationaux qu’étrangers, on gaspille l’argent extorqué aux citoyens dans des opérations de nationalisation rampante. On écrase les entreprises et le peuple sous des taxes inadmissibles et des impôts démesurés. Toutes ces dévastations sont la conséquence de la sortie de la démocratie. Ce pays n’a jamais été vraiment démocratique, malgré toutes les pétitions de principe dont se gargarise la gauche fasciste. Il l’a été un peu, démocratique, par le passé. Aujourd’hui, il ne l’est plus du tout. Nous ne sommes plus en démocratie. Et l’unique préoccupation de ce pouvoir de fainéants pourris, amateurs en toutes choses, c’est de perdurer.

Perdurer, c’est-à-dire réussir l’exploit de se voir reconduire en 2017 malgré la colère provoquée par ses déprédations, ses pillages, sa malhonnêteté, sa corruption, sa perversion. C’est dans cette optique qu’il faut interpréter l’acharnement judiciaire, téléguidé par le cabinet noir élyséen contre Sarkozy. J’ai souvent exprimé mon opposition à cet homme, j’ai dénoncé son traité de Lisbonne, trahison de la démocratie, j’ai condamné ses gesticulations notamment en Lybie, j’ai pourfendu les demi-mesures de ses réformes. Cependant, je ne puis qu’être d’accord avec Guy Millère :

« Mais en voyant ce que l’affligeant François Hollande et sa cohorte socialiste font de ce pays, je ne peux faire autrement que me dire que Nicolas Sarkozy avait au moins conservé une dignité à la fonction présidentielle, n’avait pas tenté de détruire la famille, ne s’était pas efforcé de broyer ce qui reste de l’économie françaises sous des surcroîts de charges et de rigidité absolument délirants, et n’avait pas essayé de démanteler la justice. Sous Hollande, la France est tombée très bas. Elle est tombée tellement bas qu’il devient difficile de voir comment elle pourra sortir du caniveau où elle git présentement. Et quand quelques matches de football seront passés et que ceux qui s’excitent sur un ballon auront fini de s’exciter, bien des tourments et des tumultes se feront vraisemblablement jour. L’heure est grave. (…)

(…) En voyant la dérive effrénée de la justice qui, s’éloignant chaque jour un peu plus des principes élémentaires du droit, en se faisant justice politique façon Fouquier-Tinville au petit pied, en piétinant des principes élémentaires tels la présomption d’innocence, le secret de l’instruction, le respect de la confidentialité des rapports entre un avocat et son client, en travaillant parfois en synergie avec des organes de presse dirigés par des militants trotskystes déguisés en journalistes, conduit la France vers un fonctionnement de type totalitaire dans lequel tout un chacun sera bientôt en liberté très provisoire, présumé coupable, susceptible d’être arrêté n’importe où et n’importe quand pour délit d’opinion, je dois dire que je discerne ce qui me paraît ressembler à une machination méphitique contre Nicolas Sarkozy, destinée à lui enfoncer la tête sous l’eau et à l’empêcher d’avoir désormais la moindre prétention politique, et je dois dire que je souhaite que cette machination se brise. »

Tout est dit. Ce que recherche ce régime infâme, c’est un duel entre deux partis fascistes, le PS et le FN, en faisant le pari peu risqué du « front républicain », leurre méprisable, en 2017. Et la partie est vraiment mal engagée pour la France, car il n’y a plus de droite forte et « décomplexée » à l’horizon, ni, surtout, de grande force libérale capable de balayer toute cette racaille. Alors, que les plus hardis de nos jeunes décident de quitter cette épave en perdition et aillent tenter leur chance ailleurs : le monde est vaste et la France est finie.

ALLEZ L’ALLEMAGNE !

Sacha

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Le ramdam pour tous

voilée_drapeau smallVoilà : augmentation du nombre de chômeurs de +0,7%. Comme le disait le sire de Jarnac il y a fort longtemps, on a tout essayé contre le chômedu. Tout, sauf le libéralisme. Là, pas question, horreur et abomination, couinent les volailles étatistes relayées par les merdias à la botte, ainsi que par une très grosse partie des cuistres qui sont chargés de l’instruction idéologique de nos mômes. Je disais l’autre jour qu’il n’existe pas de livre Le Libéralisme pour les Nuls, mais je découvre avec jubilation le titre Pulp libéralisme : La tradition libérale pour les débutants de Damien Theillier (Préface) et Daniel Tourre (Auteur). Pour nous autres, lecteurs assidus de Bastiat, c’est un excellent antidote contre la bave étatiste et la bien-pensance hypocrite.

Bon : le chômage n’est pas une fatalité, il résulte de l’incohérence du dirigisme et de la fausse compassion des pharisiens. En attendant, nos socialistes continuent à plastronner : voilà-t-il pas que Mussolinito se définit comme social-libéral. Oui, et moi je suis le Pape ! Il conforte le statut des cheminots, ces « enfants gâtés du service public », cède aux représentants d’un monde de la « culture » forcément de gôche. De son côté, la mère Touraine généralise le tiers-payant chez les carabins : de quoi déresponsabiliser davantage les consommateurs hypocondriaques de médecine et creuser encore le gouffre de la Sécu ubuesque. Qu’importe : le cochon de contribuable paiera.

Remarquez, on l’a échappé belle : fini l’écotaxe. Ouais, mais on concocte quand-même de taxer, un péage de transit poids lourds sur les routes où il passe par jour plus de 2500 bahuts de plus de 3,5t. C’est moins invasif que l’écotaxe, puisque cela affecte seulement 4000 Km, mais ça aura nécessairement des répercussions sur le prix général des denrées. Heureusement, le projet de loi sur la transition énergétique est à peu près vidé des délires électoraux du satrape élyséen. On gardera le niveau de production d’électricité nuke au standard actuel, surtout que démanteler les centrales coûterait dans les 750 milliards d’€ et que le prix du kilowatt fourni par les moulins à vent, les centrales à charbon et à gaz atteindrait entre 70 et 100 € (contre 60 € dans le nuke). On prépare une loi de stagnation, en somme, mais c’est mieux qu’une loi de récession énergétique. Les punaises vertes vont couiner, c’est sûr !

Nos abrutis gouvernementaux continuent donc de ne rien faire (après tout, c’est peut-être mieux comme ça !) sur fond de stupidités footballeuses. Le Sire de Tulle s’y croit : si que la France elle arrivait en finale, ben Moi-Soliveau je repousserais au 15 le défilé du 14 juillet. Autant chercher à déplacer au vendredi le lundi de Pentecôte ! Bon, je ne suis pas fanatique du 14 juillet, date symbolique de la prise d’une forteresse vide et coup d’envoi d’une tragédie qui finira avec le Congrès de Vienne en 1814, mais qu’un prétendu chef d’État se revendiquant républicain fasse un coup pareil et préfère blackblanbeurrer aux exploits d’une équipe de mercenaires, ça donne une petite idée de la dégradation cérébrale affectant les socialistes. Espérons que les guignols bleus seront virés de la coupe avant ça !

Ce qui est très intéressant : le mundial coïncide avec la stupide pratique du ramadan. Voilà qui permet à nos merdeux bobos de violer la loi de laïcité, une fois de plus, en allant lécher les babouches. On fait des nuits du ramadan et on participe, en tant que représentants  de l’État –ou de la mairie socialiste de Pantruche – à des soirées d’iftar (c’est la bombance à s’en faire péter la sous-ventrière dès que le muezzin a chanté sa stupide chanson). Le train-train de la bobocratie et des idiots utiles, quoi. Au passage, je souhaite aux islamistes un épouvantable ramadan.

 Mais ce qui donne du piquant à l’affaire, c’est l’équipe d’Algérie. Je me souviens d’un autre mundial, en 1982, où les fellaghas avaient battu l’Allemagne au match aller : ils en avaient fait toute une propagande politique. Cette année, ils s’éclatent, par exemple en incitant leurs supporters à aveugler un gardien de but Russe avec des gadgets-laser. Bref : ces Algériens sont ultra fair-play, grâce à un chauvinisme à vrai dire très peu fondé. Le piquant est que chez nous, des français de papier se disent algériens de cœur ; à vrai dire, c’est pur délire, parce qu’eux, nourrissons du « social » français, grands souteneurs de murs, gavés de subsides extorqués aux citoyens, méprisent profondément les véritables Algériens du bled, qui le leur rendent bien. Bref : les racailles réagissent aux victoires et aux défaites d’une équipe qu’ils croient la leur.

Et cette réaction, c’est assez invariablement des saccages, des violences, des incendies, et le torchon à croissant substitué à nos couleurs sur nos édifices publics. Sans que, naturellement, la police de Manolito et la « justice » de Bitaura n’interviennent avec sévérité. C’est comme ça : ce pouvoir de rencontre n’assure même pas la fonction régalienne de sécurité. Mais, bon : « On ne saura jamais tout ce que la peur de ne pas paraître assez avancé aura fait commettre de lâchetés aux Français », déplorait Péguy. En tous cas, les brigandages barbares de la racaille qui attaque de front les forces dites de l’ordre, agresse nos soldats (comme récemment à Carcassonne) ne peuvent qu’être amplifiés en période de ramdam : appétit, soif, exacerbation du fanatisme religieux, se combinent bien avec un pseudo nationalisme imaginaire. Naturellement, les merdiats taisent les exactions, et quand c’est trop gros ils disent qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

Sauf que les citoyens voient, répètent, buzzent. Finalement, le peuple commence à comprendre que les racailles n’ont pas leur place chez nous. Certains me disent : faudrait que la France et l’Algérie soient en demi-finale ou en finale, sous-entendant : on verrait ce qu’on verrait, car quelle que soit l’issue du match, ça tournerait au casse-gueule. Peut-être. Chiche !

Raymond

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Paroles, paroles… de lapins crétins

Anémélectro smallOn hésite, on hésite… Ceux qui prétendent nous gouverner sont-ils des Shadocks ou des Lapins Crétins ? Grave sujet philosophique, indeed. Le rafiot pédalotesque fait eau de toutes parts, et ces abrutis ont passé un moins entier à se mêler des affaires privées d’une entreprise privée, sous couvert de patriotisme économique. Drôles de patriotes, ces rombiers-là ! « Bwââââ ! » clame sur RTL un Montambour, qui se vante : « sur les créations d’emploi (par General Electric, ndr) nous avons demandé des pénalités financières : 50 000 € par emploi non créé ! » Ce mec, c’est un génie crétin ! Si G.E. a promis 1000 emplois, c’est qu’il est capable de les créer. Un chef d’entreprise ne va pas embaucher parce qu’il a peur des conneries d’un gouvernement ou parce qu’il se dit « Tiens ! J’ai passé une bonne nuit avec Sophie, je vais donc créer dix emplois ! » On crée de l’emploi quand l’entreprise en a besoin et elle en a besoin lorsque les conditions de la reprise sont là ! Montambour est un idiot, c’est-à-dire : un socialiste.

Dommage qu’il n’existe pas un fascicule Le libéralisme pour les nuls, je me ferais le plaisir de l’envoyer en plusieurs exemplaires au « gouvernement ». Le fait est que chez nous tout est bloqué. La dette est immense (officiellement 82% du PIB). Et c’est en extorquant l’argent des citoyens qu’on espère la résorber. Manque de pot : la courbe de Laffer est un fait, trop d’impôt tue l’impôt (comme aussi, dame Bitaura, trop de loi tue la loi, mais je crois que Vautrin en parlera). Les escogriffes auront beau puiser dans les poches des gens pour remplir le tonneau des Danaïdes, la dette étatique augmente de 320 millions d’euros par jour. Il y a la dette budgétée : celle, financière, de Sa Bouffissure l’État ; il y a les dettes probables (50% de possibilité de réalisation). Et puis il y a les passifs dont certains sont des engagements budgétés, d’autres pas. Parmi ceux-ci : les retraites des régimes spéciaux des fonctionnaires.

Oh ben, ces passifs non budgétés représentent bien quelque 1 700 milliards d’€, soit 82% du PIB, ce qui fait que, bon an mal an, la dette véritable est de 167% du PIB. Évidemment, on peut aussi choisir de ne pas payer les retraites sus-mentionnées ! Mais là, ça risque de faire vilain. Donc il n’y a pas d’autre issue que de relancer la croissance, non pas en rafistolant le moteur poussif de l’exception française, mais en greffant un turbo-réacteur. On dirait que Manolito l’a vaguement compris, lui qui déclarait mardi chez Axa qu’on avait besoin de la finance. Cette finance que l’ubuesque Maistre des Phynances, Soliveau soi-même, clabaudait qu’il la haïssait, lors de sa campagne. Dallas entre l’Élysée et Maquignon ?

On n’est pas sorti de l’auberge ! Voilà qu’une Valérie Rabaud, rapporteur national du budget, fait un carton chez les irresponsables de l’assemblée en couinant que 50 milliards d’éconocroques étatiques ça aller coûter 250 000 emplois jusqu’en 2017. Brrrr ! Et MA réélection, hein ? Le chiffre est probablement ridicule, mais asséné ainsi, il fait mouche dans le vide des crânes socialistes. Et donc on veut faire une pause dans la baisse des dépenses, pour sauver la croissance. Faut : la preuve, c’est qu’en Allemagne même… Ouais ! Sauf que pour la question de l’équilibre croissance/rigueur, nous ne sommes pas dans le coup ! La pause ! La Pause ! Bande d’ineptes ! Imaginez des coureurs qui avant de se placer sur les starting-blocks couineraient « La pause ! » Car nous en sommes là : en matière de rigueur budgétaire, RIEN n’a encore été commencé. Les 50 giga-euros d’éconocroques, ce n’est encore qu’un projet, dont 30 giga ne sont même pas documentés. Comme je l’ai dit plus haut, le rythme de croissance de la dette augmente moins vite que par le passé, mais il augmente toujours, et il n’y a pas lieu de croire que ça va s’arrêter. Tenez, Manolito a lâché du lest ici et là (sur les avantages des uns, les retraites des autres) : 4 milliards de dette en plus.

Quand je dis que rien n’est commencé, c’est vrai. Voyez la politique de l’offre, annoncée  grand renfort de trompettes en janvier : ce n’est qu’un slogan, et le pacte de responsabilité (déjà débile en soi) n’a pas reçu l’ombre du commencement d’une réalisation. Quant à l’indice des affaires, ben bon gu ! Il est à l’arrêt, le pauvre ! Bon : ce qui est certains, il suffit de les écouter, c’est que les plus ultra-fascistes des socialistes ne veulent pas de ça : ils veulent un retour au bon vieux socialisme prébendier comme avant, que l’on subventionne la demande à coup de déficits. Et les Shadocks pompaient, pompaient… Voilà bien la preuve que pour être socialiste, il faut avoir un courant d’air entre les deux oreilles !

Si encore cette gabegie avait un semblant d’efficacité ! Mais non ! On refile 15 milliards à l’éducation, 32 à la formation professionnelle, résultat : 150 000 jeunes chômeurs et une place de 22e sur 24 parmi les pays de l’OCDE pour l’habileté en calcul écriture et compréhension de texte. Faut pas déconner ! La Duflotte avait volé 41 milliards pour le logement, et il manque chaque année 180 000 habitats. Voilà deux indicateurs de l’efficacité nulle –et même nuisible- de l’intervention de l’État qui ferait mieux de laisser les citoyens gérer eux-mêmes ces problèmes.

Alors, il ne faut pas compter sur les socialistes (ni sur l’ensemble de la caste politique) pour s’en sortir. Défendre la croissance ? C’est drôlement bien en mots ! Parce que la croissance, il faudrait qu’il y en ait, chez nous, alors qu’au contraire tout a été fait pour décourager ce qui lui est indispensable : le capital et le talent. Ça, c’est parti se faire voir ailleurs, avec juste raison. Alors, tout ce que clabaudent les socialistes et leurs satellites, c’est de la pure propagande, ce sont des mots : les actes ne suivront pas. C’est à nous d’agir en les jetant dehors et en retroussant nos manches. Je dois être aujourd’hui, il est vrai, d’un inquiétant optimisme !

Raymond

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L’État-gangster

Démovore SmallLe nouveau rebondissement de l’affaire Alstom n’est certes pas de nature à favoriser les investissements étrangers en France. Sa Bouffissure l’État a réussi, après des tractations avec son compère Bouygues, à se faufiler dans le conseil d’administration : le trust, qui entretient avec l’État des rapports douteux, comme tous les monopoles, « prête » aux Bercy-pirates 20% de droit de vote. Ce crétin de Montebourg claironnait : «Il n’est pas question de faire le moindre cadeau à M. Martin Bouygues». On se demande donc s’il n’y a pas eu chantages et menaces diverses, en trois jours de négociations, peut-être des accords secrets de favoritisme (avec renvoi d’ascenseur) sur des marchés publics futurs, qu’en savons-nous ? Dès que les politiques mettent le nez dans les entreprises, tout est à craindre.

Le fait est là : conformément au génie maléfique de l’étatisme, singulièrement du socialisme, on assiste à une nationalisation rampante d’Alstom. Bouygues est actuellement premier actionnaire d’Alstom, avec 29,4% du capital. Le cadeau fait aux budgétivores étatiques est une option gratuite qui leur permettra d’acquérir 20% du capital au prix du marché si l’action Alstom monte à 35 €. De fait, rien n’empêchera le socialisme d’acheter de l’action au prix plus bas du marché, durant la période de vingt mois prévue par le contrat (au sens mafieux du terme). En plus, Sa Bouffissure pourra racheter à terme 15% du capital possédé par Bouygues, quelle que soit la cotation boursière de l’action Alstom. On voudrait que les gouvernementaux constituent une minorité de blocage qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

On a beau nous dire que pour le moment l’État n’est pas encore propriétaire, il n’empêche : son ingérence dans les affaires d’une entreprise privée se marque d’ores et déjà par la présence d’un administrateur issu des Phynances dans le C.A. et Bouygues appuiera la nomination d’un second administrateur « public ». Évidemment, cela permet à Bouygues d’éviter artificiellement une chute des cours d’Alstom : il aura moins à décaisser pour soutenir le cours de l’action. Et General Electric entre dans le système, en reprenant les activités énergétiques d’Alstom, prend les activités gaz et vapeur d’Alstom (hors nucléaire France). Des coentreprises seront créées dans les domaines des énergies renouvelables, etc…

Certains imbéciles se réjouiront de tout cela et verront un « happy end » montambourgeois pour Alstom. Mais en réalité, l’affaire a foiré sur toute la ligne. La vente de la division énergie n’est que partielle, et Alstom se retrouve dans un micmac branlant avec l’État comme premier actionnaire. Quant à General Electric, le voilà coincé par ces « coentreprises » à 50% avec Alstom. Quant à Montambour, il n’a pas pu empêcher (et tant mieux !) l’entrée de General Electric.

Je retiens qu’il y avait longtemps –depuis feu M. de Jarnac- que Sa Bouffissure l’État n’avait pas envahi d’entreprise avec sa barbarie habituelle. À part les États totalitaires, on ne voit guère de pays où l’on se réjouit d’avoir contraint par des méthodes de gangster un actionnaire à céder ses parts à l’État. Certains parlent de « nationalisation par le chantage ». C’est parfaitement conforme au mauvais génie du socialisme. Quoi qu’il en soit, cette ingérence étatique, contraire à la propriété, va se faire avec l’argent qu’on nous extorque, car l’État, que je sache, ne possède ni ne peut posséder de fonds propres. Que les imbéciles se réjouissent donc de devenir par force actionnaires dans un montage qui, on peut le prédire, finira par s’écrouler avec pertes et fracas à moyenne échéance ! En tous cas, comme je le disais en commençant, ce serait plutôt de nature à faire fuir les investisseurs étrangers ; or nous n’avons pas suffisamment de fonds propres (d’origine nationale) d’investissement pour faire tourner la machine. L’affaire Alstom sera une station de plus sur le chemin de croix de la France.

La clique élyséenne, décidément, devient de jour en jour plus nuisible.

Sacha

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Le boxon

apeSNCF : « À nous de vous faire détester le train ! »  Je ne reviendrai pas sur la situation abracadabrante que vivent les usagers à cause d’une poignée de grévistes fascistes uniquement préoccupés de protéger leurs maudits « avantages acquis », c’est-à-dire un statut qui fait d’eux une caste privilégiée. Dans cette affaire, on constate que les non-grévistes sont en butte aux attaques et aux menaces de personnages vomitifs contre lesquels aucune sanction judiciaire ne sera jamais prise. Les usagers en ont marre, et je m’étonne –et regrette – que des échauffourées n’aient pas lieu entre eux et les crétins qui bloquent tout. En attendant, aussi, la SNCF perd des millions chaque jour ; et comme tout se paie avec l’argent que l’État extorque aux contribuables, ce sont finalement les citoyens dans leur ensemble qui sont lésés.

La bande Soliveau-Mussolinito est coincée dans cette affaire, car la législation européenne impose des modifications structurelles et la libre concurrence ferroviaire, bref : des réformes allant à l’encontre de ce sacro-crétin modèle français dont nous crevons, avec ses pseudo-entreprises à la soviétique. Difficile, donc, de céder aux revendications stupides, sauf en ajustant à la petite cuillère. Pas bon, ça, pour les élections socialistes à venir. Quant à la très fasciste CGT, elle croyait redorer son blason bien pourri, mais elle s’est fait déborder par la base et les trotskystes. À fasciste, fasciste et demi ! En tous cas, une que l’on entend guère glousser pour l’occasion, c’est la Dinde du Poitou. Pourtant elle est, avec son « développement  du râble et de l’énergie » (je trouve que c’est un tantinet un oxymore quand on pense à la transition énergétique destinée à nous appauvrir), ministre de tutelle des Transports. Marrant, non ? La pharaonne doit être gênée aux entournures, faut croire !

Ne parlons pas non plus des incontinents du spectacle, ces rombiers faisant profession de travailler de temps à autre dans des spectacles trop souvent très médiocres subventionnés par l’argent extorqué aux citoyens sous couvert de « culture ». Si les protégés de l’Aurélie devaient bénéficier d’une assurance contre la médiocrité, le gouffre serait abyssal ! Ils veulent bloquer des festivals ? Je m’en fous, les seuls privés de leur train-train sous-culturel seront les bobos qui recherchent les scènes sur lesquelles on sodomise des mouches post-sartriennes. Pas de quoi s’en faire, et voilà une bonne occasion de redresser les comptes d’un régime d’assurance ultra-protectionniste et déficitaire.

Ce ne sont que deux exemples de ce mal français, véritable sida économique et idéologique. Il y en a bien d’autres, en ce moment. Tenez, les taxis : voilà une de ces professions protégées de la concurrence par la loi, comme pas mal d’autres. Un bel exemple de la complicité entre les faiseurs de lois (on ne peut pas dire « législateurs » !) et des groupes de pression professionnels qui se font octroyer des monopoles. Au détriment des usagers, une fois de plus.

Tout cela montre que l’État n’est jamais la solution, mais toujours le problème. Nicola Doze rappelait dans une de ses chroniques que malgré toutes les saloperies (il parle, lui, de peaux de bananes) que l’État foutait sous les pieds des entreprises, celles-ci continuaient tant bien que mal à créer et innover. Et reprenant une boutade de Foch, Nicolas disait que nous étions des lions commandés par des ânes. Très juste (encore que pour les lions, je doute) : mais alors pourquoi ne bouffons-nous pas les bourricots, hein ? Quand on regarde l’écrasante masse de cet état nuisible, on se sent éperdu de désespoir, William ! Comptez le nombre de ministères et secrétariats d’État, à commencer par la culture, le développement du râble, le redressement productif, et j’en passe : vous vous rendrez compte qu’à part trois ministères régaliens (Défense, Intérieur, Affaires Étrangères) et un ministère uniquement (et non plus iniquement) des Phynances, tous les autres ne servent strictement à rien. Pire : ils ruinent le peuple. Leur suppression est nécessaire.

Tellement nécessaire ! Ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas : de la vie, de la mort, de la reproduction et de la responsabilité des citoyens. Un exemple : la mère Touraine (son prénom est quelque chose comme « Tournesol », je crois) soi-disant sinistre de la santé, a un projet de l’Oie sur la stratégie nationale de la santé. On se propose de lutter nationalement contre l’obésité. Ben donc ! Ah ! Ce ne sont pas les Nobles Causes qui manquent : cancer, Alzheimer, et maintenant ça. Chaque fois des milliards engloutis sans autre résultat que d’affurer à des fromages. Car la découverte scientifique ne se commande pas avec des sous extorqués et des plans quinquennaux, comme ça, à la volonté des ânes qui gouvernent. Mais bref : un crâne d’œuf ministériel a imaginé de coller sur la bouffe des pastilles de couleur (cinq couleurs) pour indiquer la valeur calorique de chaque aliment. Faut-il être con, quand on sait que, certes il y a malbouffe, mais que la prise de lard dépend aussi très largement du stress social. Comme la consommation de tabac. En gros, libérez la société, et vous aurez moins de gravosses.

S’en fout la mort ! Sauf que là ça coince : vl’a-t-y pas que le sous-ministre de la Recherche (Hi hi hi !) couine que ça risque de faire honte, je cite, aux « classes sociales les plus défavorisées où l’obésité se développe le plus » Quand je parlais de stress social… L’Aurélie, qui a comme on le sait, d’immenses connaissances en économie, suggère : « il faut responsabiliser les hypermarchés de façon à ce qu’ils fassent la promotion de produits pas chers et sains ». Eurêka ! On en a des idées, à la Cul-ture ! L’Agriculture couine : « attention à ne pas stigmatiser (tiens, y avait longtemps qu’on n’avait pas entendu ce verbe idiot !) les produits du terroir, comme les rillettes du Mans. » Et puis le Commerce : « le miel va être étiqueté rouge, et pourtant c’est un produit bon pour la santé. ». Et le Logement : « et le foie gras ? (…) Il ne faudrait pas que son étiquetage porte préjudice à des produits du terroir comme le foie gras pour les marchés à l’export. »  Le Logement s’y connaît en exportations ! Même Montambour : « il faut faire un juste équilibre entre la prévention et la nécessité de laisser le temps à l’industrie de s’adapter. » Ah ben oui, faut ménager la chèvre, le chou et le loup ! Et surtout l’électeur, afin de continuer à péter dans la soie ministérielle.

Et si le ministère de la santé la fermait, au lieu de nous bassiner avec ce qu’il faut ou ne faut pas bouffer (les cinq fruits et légumes par jour seront-ils étiquetés ? Et ce qu’on grignote ? et les zaliments sucrés et salés ?). On boufferait ce qu’on voudrait, avertis des « risques »  la mode (qui n’en seront plus dans dix ans, c’est comme ça). Le sinistère de la Santé, c’est utile comme la Marine à Tamanrasset. Qu’il disparaisse !

Car toutes ces conneries, décidément nous coûtent 54% du PIB, ça commence à trop faire, et il est temps d’éliminer ces parasites budgétivores. Baste ! Ça n’empêchera pas le protectionnisme qui nous ruine en aiguisant les appétits des Bercy-pirates ; un gadget fabriqué à Hong-Kong, introuvable ou trouvable à un prix prohibitif en France, acheté quelque 20 € , se trouve taxé de 23,80 € , soit plus du double du prix d’achat. Relisez ce que Bastiat dit des méfaits de ces pratiques !

Enfin ! Tant qu’il n’y a pas de lions pour bouffer les ânes… Les étatistes auront encore des jours splendides devant eux, et nous irons de Charybde en Scylla !

Raymond

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Ras le bol du racolage !

Gwanchef smallBon, on en a fini avec le raout de commémoration du D-Day. Ces cérémonies auront permis au squatter de l’Élysée de faire croire qu’il était encore un tout petit peu quelque chose, en attendant sa réélection en 2017 par manque de concurrents. En tous cas, il a pu montrer que l’éducation – la politesse – n’est pas son fort, ni celui des socialistes. Ainsi au dîner officiel (je ne sais plus lequel), tandis qu’Élizabeth II cherchait encore sa place (il ne devait sans doute pas y avoir d’aide protocolaire prévue), le Gros avait déjà le cul sur sa chaise. Il ne sait pas que dans une réception, les hommes s’assoient à table APRÈS que les femmes soient installées. Rustre !

Mais on en a vu une bonne aussi, offerte par la taspée Hija de Nada, soi-disant maire de Paris. Il pleuvait, et l’Âne marchait dans la rue, de conserve avec la Reine. Survint une averse : la vieille souveraine déploya elle-même un parapluie qu’elle porta, tandis que la bourrique était abritée par un parapluie porté par un sbire fonctionnaire. On ne se mouche pas du coude, chez les socialistes ! Je propose qu’Élizabeth devienne reine de France, on apprendrait peut-être les bonnes manières dans la caste bobo-pervers. Et, pourquoi pas, l’humilité. Mais je pense que les socialistes sont d’indécrottables rufians et que seul le rasoir national pourra nous en débarrasser.

Alors bien sûr, Soliveau-le-minuscule traîne ses guêtres à Tulle (je ne sais pas s’il est allé à Oradour) alors qu’on sait que les plus fervents collabos venaient de la gauche. Qu’importe ? On fait flèche de tout bois, quand on traîne une décote tellement abyssale qu’elle se situe à la profondeur du gaz de schiste. Notamment on joue sur l’ignorance crasse des français en matière d’histoire. On a fait oublier, notamment, que la Résistance ne comportait tout au plus que 15 000 hommes (en 1944 !) qui ont sauvé l’honneur et qu’il y avait 40 millions sinon de collabos, au moins d’attentistes.

Et que le D-Day était réellement une invasion : on allait remplacer un occupant par un autre. Remarquez, il a mieux valu les américains que les hordes de Staline, d’accord. Mais l’AMGOT (Allied Military Governement of Territories) était bel et bien un système de mise sous tutelle colonisatrice. De Gaulle s’y est opposé : il avait raison. Bref, et pour en revenir au D-Day, c’était l’occasion de rendre l’hommage-lige des vassaux au suzerain yankee à la remorque duquel nous a remis le Morfalou. On a oublié aussi de dire que s’il y a eu le Jour le Plus Long, c’est parce que nos armées, mal équipées, insuffisamment préparées, très mal commandées, ont fait la course à l’échalote en 1940 devant les Panzern de Guderian. Et j’enrage de voir sur les vieux documentaires le lâche soulagement des foules en août 44 qui, trois mois avant, acclamaient Pétain.

Tout cela me débecte. On nous a mis échec et mat en dix jours, et nous ne nous sommes jamais relevés. La prochaine étape, c’est la disparition pure et simple dans la umma salafiste. Ce pays court de honte en ignominie. Tenez : on commence à nous emmerder avec le mundial. Le fouteballe, ce jeu d’ilotes et d’illettrés, envahit tout pour un temps, et je redoute d’entendre des imbéciles brailler « ON a gagné ». « On », c’est un con. Car les braillards n’auront, que je sache, pas mouillé leur chemise à courir derrière une vessie en cuir. Ils en laissent le soin à une bande de mercenaires dont la plupart n’ont de français que le maillot. Ce que je souhaite : que les « bleus » soient virés d’emblée et qu’on nous foute la paix. Les jeux du cirque, c’est pour les décadents. Si l’on veut s’occuper, il y a de quoi : retrousser les manches, foutre en l’air ce stupide modèle français qui nous fait crever, retrouver le chemin de l’indépendance.

Tout le reste n’est que littérature et propagande.

Raymond.

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La machine à paupériser

pouletgrippeLa discussion commença ainsi : « Symptomatique : la moitié de la population couverte par une prestation CAF. » « - Oui, mais sans RSA, comment je vivrais ? » Ma contradictrice a vingt-huit ans. Elle est de cette génération née sous le socialisme mitterrandien et qui, même si la couleur politique des gouvernements a changé de temps en temps depuis lors, n’a en fin de compte connu que le socialisme. Je comprends : 11,7 millions de foyers (17,2 millions de citoyens supposés et 13,8 millions d’enfants, soit 31 millions de sujets), ont bénéficié en 2013 d’au moins un subside de la branche familiale –allocation logement, RSA, allocations familiales, aide à la garde d’enfant, allocation de rentrée scolaire. Ce qui, tout compte fait, représente 47% de la population (1).

Rien d’étonnant, donc, que nous soyons dans une situation inextricable. Une moitié de la population soutient l’autre moitié. Certes, d’un point de vue chrétien, c’est bien qu’il en aille ainsi : si tu as deux habits, donne-en un au claquedent d’à-côté. Ce point de  vue est aussi celui de tous les socialistes, étatistes, totalitaires. Cela semble juste aux gens à courte vue. C’est, pour citer Bastiat, ce qu’on voit. Mais en balance, il y a tout ce qu’on ne voit pas, et qui pourtant se manifeste par la déconfiture de notre société affligée du modèle français.

Car ce qu’on voit, c’est une formidable redistribution qui pour un temps encore semble assurer la paix sociale. Ce que l’on ne voit pas  c’est la relation entre cette redistribution, la dette colossale de l’État et l’insupportable pression fiscale appliquée à ceux qui produisent les richesses. Car cet argent redistribué ne tombe pas du Ciel : il est prélevé par l’impôt et les taxes, c’est-à-dire spolié aux citoyens. Ce que l’on ne voit pas, c’est que tout euro spolié, qui pourrait être employé à investir pour créer des richesses, est dépensé en pure perte. S’il en allait autrement, il n’y aurait qu’un petit volant de chômage correspondant au prix du travail sur le marché, il y aurait des investisseurs et des entreprises actives.

J’ai donc dû expliquer cela à ma jeune contradictrice, en lui démontrant ceci : si tu es contrainte de vivre du RSA, c’est précisément parce que le RSA existe. C’est-à-dire que tu vis dans la pauvreté à cause du système dont le but avoué est de combattre la pauvreté. Un système qui spolie une partie de la population et maintient l’autre partie dans l’irresponsabilité, encourage le laisser-aller, c’est une machine à paupériser. Il s’ensuit nécessairement la ruine générale de la société, et tous les palliatifs imaginables ne peuvent qu’aggraver le mal. Elle dut en convenir.

Je lui montrai que notre caste politique –de l’extrême gauche à l’extrême droite – ne raisonnait pas autrement qu’en les termes ayant engendré cette machine paupérisante, ne sachant rien faire d’autre qu’en ajuster les paramètres de fonctionnement. Il peut paraître juste d’aider l’autre à élever ses enfants, à les instruire, à payer son loyer et ainsi de suite. Mais si le résultat est, comme nous le constatons, une crise générale, un appauvrissement universel, la création artificielle d’une caste de non-personnes assistées, alors on voit bien qu’il y a là un vice fondamental, une injustice.

Qui donc, me demanda-t-elle, selon toi pourrait mettre fin à cela ? Je lui citai une fois de plus Bastiat : « Il y en a qui disent : c’est un homme de finances qui nous tirera de là. » J’ajoutai : d’autres parlent de l’intervention de technocrates. Mais je continuai à citer : « Je crois qu’ils se trompent.

- Qui donc nous en tirera ?

- Le peuple

- Quand ?

- Quand il aura appris cette leçon : L’État, n’ayant rien qu’il ne l’ait pris au peuple, ne peut pas faire au peuple des largesses. »

Ces largesses, ce sont les attributs visibles de la redistribution, allocations, subventions et prébendes diverses. Bastiat avait prévu l’objection :

« - Le peuple sait cela, car il ne cesse de demander des réductions de taxes.

- C’est vrai, mais en même temps, il ne cesse de demander à l’État, sous toutes les formes, des libéralités »

Là est bien la contradiction. Tant qu’une partie des gens voudra être protégée par la collectivité, sans faire l’effort de prendre ses responsabilités, tant que l’on paiera les ouvriers de la onzième heure autant que ceux de la première heure, et avec l’argent spolié à ces derniers, la machine infernale continuera son compte à rebours.

« Que faire ? » me demanda la jeune femme ? Je lui expliquai que dans ce pays, le libéralisme – le vrai, pas celui, faux, de la collusion entre l’État et les monopoles bancaires-  n’est pas de saison : on le vilipende depuis deux siècles. Que, dans ces conditions et du fait que l’on charge ceux qui ont créé le problème de le résoudre, mieux valait chercher un pays où les citoyens ne sont pas tombés dans la marmite étatique dès l’enfance. Il y en a.

Sacha.

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Le puzzle du Sire de Tulle

Yollande contre Dark Dupont(Medium)J’aime à répéter cet aphorisme de Tocqueville : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple ; elles lui en font goûter l’usage paisible et l’habituent à s’en servir.» C’est là en effet le premier et fondamental échelon de la délégation de ce pouvoir dont nous-mêmes sommes la source, celui d’œuvrer ad ministerium pour autrui et d’accepter qu’autrui puisse œuvrer pour nous. Or, explique plus loin Tocqueville, « ôtez la force et l’indépendance de la commune, vous n’y trouverez jamais que des administrés et point de citoyens. » Nous tenons là la clé du charcutage régional qu’entend perpétrer le sieur de l’Élysée.

Durant ma vie, j’ai vu un pouvoir central de plus en plus envahissant détruire l’autonomie des institutions locales. On a par la violence administrative procédé de force au remembrement de la propriété agraire – c’était dans la période 1965-1970- sous couvert d’efficacité économique de l’agriculture. L’organisme d’État chargé de ce viol des propriétés avait le droit de préemption sur les parcelles proposées à la vente. Le résultat le plus tangible de cette spoliation fut une agriculture vivant sous perfusion de subsides publics, dont extorqués aux citoyens. Le découpage régional avait été lui aussi concocté dans les officines ministérielles, mais nous vivions un autre temps, et le projet fut soumis à référendum en 1969, avec le résultat que l’on sait. Il n’en est pas moins vrai que ce découpage s’est fait tout de même, selon le principe que le Pouvoir siège à Paris et qu’en fin de compte les citoyens n’ont rien à y redire, surtout s’ils ne sont pas d’accord.

Le troisième fait dont nous fûmes témoins a été le regroupement de certaines communes. Que de diatribes contre l’existence de trente-six mille communes c’est-à-dire de trente-six mille foyers potentiels de résistance au pouvoir central ! Là encore sous de fallacieux prétextes d’efficacité et de réduction des dépenses. Le résultat le plus évident a été une augmentation des taxes foncière et d’habitation, sans profit pour les communes, et surtout la disparition des édiles au profit d’un pouvoir éloigné. Avec pour corollaire la prolifération des fonctionnaires territoriaux, tant au niveau des regroupements communaux qu’à celui des régions. La manœuvre me paraît claire : sous couvert de décentralisation on centralise davantage, on éloigne le pouvoir du citoyen, et avec lui la capacité dudit citoyen de contrôler ce pouvoir. Sous couvert d’économies et d’économie, on a en réalité emprisonné la population dans un réseau serré de bureaucrates, on a réduit drastiquement son autonomie.

Il est curieux d’entendre les uns et les autres, dans la caste politique et dans l’administration, se plaindre de ce qu’ils appellent un mille-feuille qui, pourtant, hiérarchisait la délégation du pouvoir du conseil municipal au conseil général et au conseil de région. Certes, cette organisation est coûteuse, mais je soutiens qu’elle ne l’est que parce que les élus tombent trop facilement dans l’excès : clientélisme, prévarication, démesure pharaonique, et j’en passe. Ces excès sont imputables à un vide juridique considérable : l’élu est, dans notre système hérité des IIIe et IVe Républiques, parfaitement irresponsable de ses actes et de leurs conséquences. L’irresponsabilité est la cause des gaspillages. Inutile, donc, d’invoquer des arguments économiques pour cacher les causes. On comprend que peu à peu le citoyen, privé de son pouvoir, témoigne de moins en moins d’intérêt à exercer la délégation : il finit par ne trouver personne digne de confiance, et soit pas abstention, soit de choix délibéré, il signe des chèques en blanc.

Cela ne suffit pas aux tyrans centralisateurs : il faut encore et toujours éloigner l’électeur du pouvoir institutionnel. Tel est l’objet de la réforme régionale administrativement imposée par le sire de Tulle. Celui-ci n’envisage évidemment pas de soumettre son projet à référendum, car il courrait à un désaveu cinglant, une fois de plus. Il sera plus simple de faire un « débat » avec un parlement encore à la botte, et malgré les dissensions qui se font jour chez les parlementaires socialistes, le projet finirait par passer. Sauf que… C’est une modification des lois fondamentales, et qu’en toute démocratie cela nécessiterait, à défaut d’un nécessaire référendum,  un débat du congrès parlementaire avec une majorité des 3/5 dont ne dispose pas le tyranneau élyséen. Attendons-nous donc à une réforme recentralisatrice passant au forceps, comme fut imposée la loi perverse dite du mariage pour tous.

Cependant, si le projet de Hollande était autre chose qu’un découpage énarchique fondé sur des critères économiques parfaitement discutables, sans parler des arrière-pensées électoralistes tellement patentes qu’il ne vaut pas la peine d’en parler, il pourrait être expliqué et justifié par de solides arguments (ce qui ne l’empêcherait pas d’être, comme tout ce qui est social, parfaitement arbitraire). Dans ces conditions, une bonne explication didactique – et non pédagogique : le citoyen, par définition, n’est pas un enfant, païdos- pourrait sans trop de risques conduire à une acceptation populaire donnée par voie de référendum. Outre, donc, la crainte d’un vote punitif, la clique au pouvoir n’a pas d’arguments solides pour faire valoir son projet. Et elle ne peut pas avancer de tels arguments : ils n’existent tout simplement pas.

L’argument économique ? Mais alors, pourquoi maintenir seule une Haute-Bretagnes et continuer à souder la Basse-Bretagne aux pays de Loire ? Il n’y a, dans ce projet, même pas de volonté purement arithmétique de réaliser un équilibre. De ce point de vue, l’analyse des regroupements en se basant sur les chiffres de la production intérieure brute par régions (INSEE, 7/02/2014) permet de dresser le tableau suivant :

 Régions charcutéesLes mariages forcés entre régions constituent quatre pôles en principe puissants, en se basant simplement sur l’addition des PIB : l’Île-de France (sans changement : tout pour Paris !), Rhône-Alpes + Auvergne, Midi-Pyrénées + Languedoc-Roussillon, Provence-Côte d’Azur (sans changement).Or ce sont des régions qui ont déjà un bon résultat, excepté l’Auvergne. Autrement dit, économiquement, on regroupe en pôles des régions déjà puissantes, et l’on fabrique des pôles de régions nettement moins puissantes (par exemple : regroupement des deux Normandie, isolement de la Haute-Bretagne). Admettons que la contiguïté géographique soit un obstacle infranchissable et que l’élyséen ait des difficultés à jouer au puzzle.

Je ne peux pas trop me prononcer quant à certains regroupements, mais je suis stupéfait de constater que la région Limousin entrerait dans un conglomérat avec le Poitou-Charentes et la région Centre. Le Limousin était 21e sur 22 régions métropolitaines, avec un PIB lamentable. C’est pourtant une région qui a bénéficié durant cinquante ans de la manne de l’uranium en Haute-Vienne, qui possède des filons aurifères, et constitue une région d’élevage. Mais pour qu’une région soit dynamique, il ne suffit pas de posséder des atouts « naturels », encore faut-il des hommes entreprenants. Tenez : la Suisse n’a que très peu de ressources « naturelles » et fonctionne magnifiquement à produire avec une haute valeur ajoutée. Dans le cas du Limousin, cent ans de socialisme ont complètement stérilisé l’esprit d’entreprise et même l’esprit tout court. Seul le bassin de Brive est actif, et mériterait de rejoindre l’Aquitaine. Conséquence : nous avons-là l’exemple d’une région-boulet. C’est le cas de la Franche-Comté aussi, boulet pour la Bourgogne (mais ça doit quand-même flatter l’impérialisme de Rebsamen), ou de la Champagne-Ardennes, boulet pour la Picardie. Je sais : de gros malins tenteront de dire que du regroupement naîtra une dynamique nouvelle. Mais ça ne marche jamais comme cela : là où tout le monde est puissant, cela peut fonctionner sans changement (mais pas sans heurts), là où le regroupement est trop déséquilibré, les puissants finissent par phagocyter les faibles. Ou s’en débarrasser. Regardez le tableau et les écarts dans les regroupements, et vous comprendrez le propos.

Donc l’argument économique est irrecevable. Quant à considérer les « pays » et les peuples, ce n’est pas dans les mœurs du jacobinisme : tout le monde est pareil, pour les coupeurs de têtes, il n’y a ni Ch’ti ni Marseillais. Sauf que la grande Patrie, si elle est encore (de moins en moins) une identité commune, est constituée de petites patries ayant une identité différentielle. C’est comme ça, et l’instruction obligatoire, les nivellements fascistes de la République n’ont pas réussi à le détruire. Il y a une identité bretonne, mais tout aussi bien charentaise, limousine etc… Et pour en revenir au Limousin, pays d’oc même s’il est nord-occitan, on se demande ce qu’il pourra faire avec deux pays d’oïl, surtout avec la puissante région Centre !

En fait, on se demande à quoi va servir ce regroupement saugrenu, sinon à essayer de maintenir les socialistes en selle en leur réservant une part de ce pouvoir que les élections municipales ont sérieusement entamé. Sachons que nos actuelles régions ne sont guère disproportionnées (en taille) par rapport à la moyenne des régions européennes, et qu’en fin de compte le regroupement ne permettra pas de réaliser des économies substantielles. De fait, on recentralise bel et bien, et c’est là tout le vice de la réforme. Le vide laissé par les anciennes institutions sera comblé par des fonctionnaires, et vous pouvez en être sûrs, les délais pour obtenir un document administratif seront fortement allongés. Et vos impôts régionaux augmentés. Mais le pire sera, bien entendu, cet éloignement du pouvoir délégué, échappant au contrôle direct des citoyens.

« On comprend  que la centralisation gouvernementale acquiert une forme immense quand elle se joint à la centralisation administrative. De cette manière elle habitue les hommes à faire abstraction complète et continuelle de leur volonté ; à obéir non pas une fois et sur un point, mais en tout et tous les jours. Non seulement elle les dompte par la force, mais encore elle les prend par leurs habitudes ; elle les isole et les saisit ensuite un à un dans la masse commune. » Tocqueville (De la démocratie en Amérique, 1835-1840)

Non, monsieur Hollande, je ne trouve rien pour défendre votre manœuvre. Si vous voulez faire des réformes « structurelles » commencez-donc par ramener l’État à ses trois rôles régaliens, supprimez l’assistanat, libérez les entreprises, supprimez tous vos ministères inutiles. Et laissez le peuple décider lui-même de ses mariages régionaux. Le pire des administrateurs, c’est l’État.

Sacha.

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Le songe de Soliveau

RVB de base«Biolay, LaitBio, Allah Noah ou snack-bar ! LaitBio au Paradis… tititit… » chantonnait Soliveau en se rendant au cabinet du Docteur Alonzo Tromondada. Manifestement, les éructations des deux histrions avaient dû le réconforter au lendemain de la splendide déculottée du 25 mai. Mais son teint blême et sa démarche titubante démentaient cet air primesautier de façade. « LaitBio le vol Noahar-désir des corbeaux sur la peineueu… Sur Le Peneueueu » poursuivit-il en poursuivant également l’huissier impassible qui frappait à la porte du psychiatre. La Conscience permuta les caméras, afin que nous puissions bénéficier, avec l’accord d’Alonzo, de la séance qui allait s’ensuivre.

« Sire ! Quoi donc vous amène céans de si bon matin ? », s’enquit le psychiatre. « Oh ! Que je voudrais avoir les cheveux gras et épais, la lippe gourmande et l’air efféminé ! » couina le roi, « ou alors porter un chapeau, avoir la peau sombre et les incisives du beau nœud-nœud-neur, contempler la France du haut des montagnes suisses… Avoir été champion de tennis ! » Tromondada eut brièvement l’air éberlué, mais, se reprenant : « Mmmm… Je vois. Installez-vous sur le divan et détendez-vous. » S’ensuivit un moment de silence, puis le monarque susurra : « Beau dès le matin, beau su’l’midi, encore beau le soir. » Et tout soudain il se recroquevilla en hurlant : « Les corbeaux ! Les corbeaux ! Ils volent en vol noir sur Le Pen ! Autour, autours, vautours ! » Alonzo grommela à notre intention : « Et paf ! Un nouveau délire ! »

« Oh mais ! reprit Soliveau, heureusement nos militants de l’éducation nationâââle tiennent les lycéens ! Vous avez vu, hein, docteur ? Ils n’étaient que cinq cents mais pour un prompt renfort,  des garçons en jupon se retrouvèrent cinq mille à confondre les corps, et ils ont fustigé les corbeaux ! » La Conscience ricana : « Freud serait content : après l’Homme aux Loups, voilà l’Homme aux Corbeaux ! » « Yes, Docteur Freux, répondis-je, mais cinq-mille ! Leurs troupes sont réduites à rien, eh eh ! Et c’est très bien ! » Tromondada : « Des corbeaux ? Que nous vaut le genre Corvus ? » « Les Corneille ! Le Cid ? l’Acide, Alcide ! » « Fort bien, rétorqua le psy, que vous suggèrent ces animaux ?»

Le roi eut un hoquet, puis dit d’une voix éteinte : « C’est des négrophages ! Ils veulent bouffer … Bouffer… » « Manger quoi ? », le pressa Tromondada. « D’abord mes chers immigrés, dit Soliveau d’un ton lugubre, et ensuite se repasser… Non, repatasser… Non… chais pus ! » « Se repaître ? » suggéra Alonzo. «C’est ça ! Se repaître de nos précieux corps socialistes ! » Tromondada nota sur son carnet : « Complexe de dévoration par la Morrigan celte. Pulsion morbide », puis : « Vous souvenez-vous, Sire, lorsque ces animaux surgirent ? » «C’est Biolet qui les a trouvés ! » « Bon, fit le psy, comment donc ? » « À cause du chant des Artisans… Le vol noir des corbeaux sur nos plaines… ». J’enrageais ! Cette navrance gauchiste avait en effet détourné le Chant des Partisans contre le peuple. « Et vous sentez que les corbeaux sont là ? » demanda innocemment Tromondada.

« Vi ! Mais y sont pas seuls ! Y a des traîtres ! » « Ah ! Qui donc trahit ? » « Valse-à-trois-temps, bien sûr ! Depuis qu’il est premier ministre, c’est comme si je n’existais plus, il n’y en a que pour lui, on me fait grise mine en Europe, et même des sagouins le préfèrent à Moi comme candidat en 2017 !  Trois sur cent, on me donne ! », gémit le monarque. « Donc le peuple ne vous aime plus ? » « Mais… Il ne m’a aimé que le temps d’une élection,  se lamenta Soliveau. Et voilà qu’il balance les fââââchos aux premières loges. Merdre ! Après tout ce que j’ai fait pour lui ! Et pis les Loges, parlons franc-mac, c’est notre affaire, non ? » « Je ne vous contredis point, ironisa le psy, mais qui sont ces sinistres fâchos, comme vous les appelez ? » « Ben tous ceux qu’on pas voté pour nous ! Et aussi ceux qu’ont voté aussi pour … Pour… Arghhhhh ! »  Manifestement, le patronyme de Mme Marine ne passait pas sa glotte. Alonzo n’insista pas, le fait étant patent. « Heureusement, il y a BioLait et Yannick Allah-Noah ! » se réjouit brièvement le roi. « Mais quand-même, poursuivit-il, ils me ruinent, ces salauds de français ! Je perds, puisque l’État c’est Moi, 4 milliards neuf cent millions d’impôt sur le revenu, 6 milliards quatre cents millions d’impôt sur les sociétés, 5 milliards sur la tva, tout ça en moins sur les prévisions ! Ils le font exprès de se mettre au chômage, de travailler au black, de déposer des bilans, de ne pas consommer ! Merdre ! Tout ça pour m’embêter ! C’est de la trahison ! Et voilà qu’ils votent très mal ! » Disant cela, le monarque se tordait les mains et affichait un horrible rictus déformant ses traits déjà pas trop sexy. « Il n’a jamais entendu parler de la courbe de Laffer, dit La Conscience, trop d’impôt tue l’impôt ! »

« C’est horrible, poursuivit-il, j’en fait des cauchemars ! » Tromondada, jusque-là blasé, dressa l’oreille : « Décrivez-moi cela, Sire ! ». En même temps, il arrangea la lumière de telle manière que le roi seul fût visible, cabotin devant une salle obscure.

« C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit, commença Soliveau, ou plutôt le jour venait de s’obscurcir. Nous retraitions depuis des mois, et la dernière bataille avait conclu partout l’échec de nos armes… » » « Bon Dieu !, fit La Conscience, serait-ce la Pharsale ou bien Les Châtiments ? » « … Ma vieille garde aussi se traînait en savates, épuisée de courir pour se tirer des pattes. Du flot populacier, c’était bien dégueulasse, je voyais s’avancer la monstrueuse face. ! » Le roi d’un air effaré guettait l’obscurité et parlait en se tordant les bras. « …… dans le brouillard épais qui les cachait à peine, je voyais s’avancer les armées de Le Pen, secondées des tribus de l’antique UMP, et partout rôdant sur le champ de bataille, les francs-tireurs sabrant et d’estoc et de taille ! »  Éberlué, Alonzo Tromondada ne put que noter : « Il est totalement gerbé ! »

« Je rameutais mes gens pour défendre chicanes, redoutes et fossés, créneaux et barbacanes. Montèrent les Fainéants, Assistés, Bras-cassés, ces vaillants invalides bien nourris de l’impôt, que de nos syndicats les glorieux généraux menaient à la mitraille. Suivaient les Claquedents survenus de l’Afrique, portant coran, turbans et brandissant des piques. Je gardais en réserve une armée de pervers conduits par Pranduron… » Nous fûmes surpris, La Conscience et moi, de cet étrange nom, mais nous vîmes le psy noter : « Pranduron : éponyme des pervers. ». « … Mon encombrant second, Valls à la courte houppe, allait de tous côtés, galvanisant nos troupes. Mais de l’Abstention les milliers de cohortes demeuraient l’arme au pied, trouvant trop ridicule d’entrer dans la mêlée se faire botter le cul. » « Il n’y a pas à dire, commentais-je, ce tableau hugolien pourrait bien être épique ! » Nous rigolâmes franchement, La Conscience et moi.

Cependant Soliveau roulait des yeux, ouvrant tout grand la bouche, tel un masque de tragédie antique : « Les trompes médiatiques entonnèrent bientôt des hymnes soviétiques, ponctués de couplets fustigeant les fascistes, puis le canon tonna. On se battait partout, nos rangs étaient fauchés, pressés de toutes parts les meilleurs reculaient, les anciens de Jarnac, ceux de Solférino, les seigneurs de Bercy et de l’Urba-Graco gisaient vaincus aux mains des populistes et des lointains enfants de l’époque gaulliste ! » Et le roi raconta que venant de l’ouest un corps de troupes s’avançait : soudain joyeux,    il dit « Pranduron ! » Mais c’était Mélanchon. « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme, déplora Soliveau, je vis sur le pays un à un coucher mes oriflammes. Je voyais sur la plaine mes grognards étripés, becquetés d’affreux freux, choucas et corneilles. Un râle d’agonie venait à mes oreilles, il ne me restait pas même sept reitres sur cent. La Déroute, géante à la face effarée, de son ombre barra tout le champ de bataille, criant : Sauve qui peut ! On se taille !» Le monarque se tut.

« Et que s’est-il passé ensuite ? » questionna Tromondada. « Hum… Pour ne pas être pris, en catimini  je regagnais Paris avec ceux de ma suite, plus ou moins bien remis de ma terrible fuite, après que  mon caleçon eut essuyé des fuites… Bref, je me suis retrouvé grosjean comme un pantin errant à poil, tout nu, sur la Chaussée d’Antin ! » Le psy nota : « réaction somatique affectant les sphincters, et à nouveau l’obsession de se retrouver nu et vaincu. » Comme l’illustre patient ne manifestait pas pour l’instant d’agitation dangereuse, Alonzo le laissa partir après lui avoir prodigué quelques propos lénifiants, puis vint nous rejoindre. « Je crois bien, lui dis-je, que la poire est mûre et va bientôt tomber ! » « Tu parles !, ricana La Conscience, il va s’accrocher aux racines ! » «Ce serait logique, Alfred, expliqua Alonzo, un paraphrène tentera toujours d’aller jusqu’au bout de sa mission délirante. En tous cas, il est de mon devoir d’informer le Sénat de cet état morbide. » Puis il ajouta pour lui-même : « Tendance nouvelle au lyrisme versificateur… Oh ! Le beau cas ! »

Ouais… Mais devant le  vide politique actuel, on se demande ce qu’il peut arriver. Parfois, j’en viendrais à regretter ma banquise natale, n’était-ce le charme des fleurs du mal que l’on cueille à Pigalle !

Alfred.

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