Le vrai palmarès de la Ve

Un sondage BVA pour le Journal du dimanche publie un niem palmarès des présidents de la Ve :

Hollande plus mauvais président

Ce n’est qu’un sondage, et encore ne reposant pas sur grand-chose sauf dans le cas trop contemporain du Captain Wreck. Car pour faire un classement correct, il faut avoir connu ou subi l’ensemble de ces personnages aux commandes, et être doté d’une sacrée mémoire politique. Ce qui n’est pas le cas chez les Français qui ont, disait un Maréchal, la mémoire courte.

Par accident, les deux extrêmes, De Gaulle et Soliveau-le-Soporifique occupent une juste place. Mais que les générations actuelles connaissent-elles réellement de l’action du Général ? Une image d’Épinal, la légende gaullienne tout en noir ou tout en blanc selon ses détracteurs ou ses laudateurs. Et parmi ces derniers, un tas de récupérateurs pour qui l’étiquette de gaulliste sert de coupe-file mais convient à peu près comme un tablier à un crapaud : je vise l’UMP complexée par la gôche, eurolâtre, immigrophile, atlantiste en diable, tout le contraire de ce que voulait le Général. Le bilan du Général n’est ni tout noir ni tout blanc, ce sont plutôt des nuances de gris : sombre pour avoir abandonné le Sahara aux Algériens, pour avoir lancé une ahurissante politique Arabe, clair pour nous avoir sorti de l’OTAN et doté des moyens de notre indépendance. Les successeurs, à partir de 1981, auront gaspillé l’héritage.

Pour Mimolette, le jugement est étayé par les brillants résultats de sa politique. Là, rien à ajouter. Le seul problème est de le flanquer à la porte avant la fin de son règne légal, mais c’est une autre paire de manches. Le reste du classement est parfaitement idiot. Pourquoi feu Pompidou se trouve-t-il frappé de 7%, juste avant le squatter élyséen ? En vérité presque personne ne se souvient de cet Auvergnat lettré, calme et pondéré, qui avait géré sagement l’héritage de De Gaulle. Il disparut, terrassé par la maladie, avant d’avoir achevé son septennat, et il a fallu, il y a quelques semaines, des articles de Valeurs Actuelles pour nous rappeler qu’en son temps il n’y avait qu’au pire 300 000 chômeurs (voyez le chiffre aujourd’hui), le volant normal de régulation du prix du travail, et que la France était heureuse. Ceux de ma génération en parlent encore avec nostalgie : même si l’on gagnait peu, on pouvait se débrouiller, et il y avait du travail.

Le scandale est d’avoir placé le compère de Jarnac en seconde position. L’énergumène a sévi durant deux septennats, et le déclin a commencé réellement avec lui. La Mémoire Courte oublie trop facilement la furie des nationalisations sous les gouvernements Mauroy, la colossale dégringolade du Franc sur les places internationales, les magouilles des copains et des coquins, les scandales comme l’Urba-Graco, Carrefour du Développement etc… qui ont jalonné la course de cette étoile merdeuse. Sans parler des manipulations de l’opinion comme l’affaire de Carpentras et l’émergence voulue d’une extrême-droite pour barrer la route aux opposants de droite. Et, on peut au moins le conjecturer, des assassinats politiques : Deferre, Gossouvre, Mauroy. L’ère mitterrandienne a été celle d’un abaissement de la France, le reniement complet du gaullisme. Il mérite de permuter sa place avec Pompidou.

Sarkozy l’emporte sur Giscard : c’est discutable. Giscard était européâstre comme Morfalou, c’est sûr. Pour son malheur, la crise pétrolière –ce chantage des rois fainéants de la péninsule arabique- éclata en 1973. Il a commis une faute dont nous subissons durement les conséquences, le regroupement familial des immigrés. En regard de ça, il a lancé le programme électronucléaire qui nous assurait une part d’indépendance énergétique, ce qui n’était pas si mal. Et il ne détestait pas l’Armée, lui qui dota des unités de missiles Pluton. Bilan mâtiné, donc pour Giscard. Morfalou avait des idées, nous avions beaucoup espéré de lui, et puis il n’est jamais allé au bout des réformes entreprises, il n’a pas osé s’attaquer au problème de l’immigration, a donné du Karchèque plutôt que du Karcher aux banlieues, créé la Halde et Hadopi, flirté avec une certaine gôche et nous a remis à la remorque des Yankees en nous ramenant dans l’organisation militaire de l’OTAN, s’est lancé dans des aventures douteuses comme l’invasion de la Lybie au profit des islamistes. Il a tout de même bien fait de défiscaliser les heures supplémentaires, mais malgré cela il mérite un mauvais classement.

Quant au sire de Bitty, n’en parlons même pas. C’est purement et simplement la poursuite de la politique mitterrandienne dans toute son horreur. Une dissolution manquée ayant ramené la meute des gauchistes au gouvernement, avec un Jospin entouré d’une bande de fanatiques. Des risettes aux islamistes. Une intervention contre la Serbie dans l’affaire du Kossovo : bilan, un état islamo-mafieux dans les Balkans. Et un immobilisme prodigieux après 2002. Ce type vaut encore moins que Morfalou.

Bref : la Longue Mémoire permet d’établir un classement nettement plus réaliste :

Reclassement des présidents

J’ai dit !

Mais allons-nous encore garder longtemps le Captain Wreck ? Il serait temps de s’en débarrasser, et pas seulement en donnant une fessée à son parti dimanche prochain !

Raymond.

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Patriotisme de mots, socialisme de maux

Démovore SmallNdlr : cet article est très long, mais il aborde des points fondamentaux. Ayez la patience de le lire jusqu’au bout.

Il se passe des choses graves dans ce pays ; ce n’est certainement pas une nouvelle, tout un chacun peut le constater s’il ne porte pas de lunettes roses ou vertes. La crise : toute société est en crise dans la mesure où elle ne cesse de se transformer, d’amender des contrats entre citoyens, d’en dénoncer, d’en négocier d’autres. C’est cela qui fait l’histoire. Mais il  arrive que ce fonctionnement normal soit contrarié par des pesanteurs sociologiques de tous ordres, et notamment idéologique, structurel. C’est ce que nous vivons actuellement, et tout remède que l’on essaie d’apporter à cette maladie sociale ne fait qu’amplifier le mal. On s’achemine alors vers une déhiscence de la société.

Chez nous, l’hypertrophie de l’État est la cause du mal. Au lieu de se cantonner dans les trois rôles régaliens qui lui sont normalement dévolus, j’entends la Défense nationale, la Sûreté intérieure, la Diplomatie, il s’est emparé de l’ensemble de la vie des citoyens, prétendant les éduquer, les protéger par des prébendes diverses, et aujourd’hui les transformer par une activité idéologique nettement orientée vers la perversion des mœurs. Pour ce faire, l’État, qui  dans un régime raisonnable ne prélève sur le citoyen que la contribution nécessaire pour jouer pleinement et avec efficacité ses trois rôles régaliens,  est devenu le grand spoliateur. Au lieu de nous servir, il est devenu notre maître.

Ainsi, la richesse spoliée aux citoyens sert-elle à la redistribution, créant ainsi une catégorie assistée de la population, de plus en plus nombreuse et de moins en moins décidée à produire des richesses par son travail. Aussi l’argent spolié sert-il à l’endoctrinement de la jeunesse. Aussi sert-il à des interventions économiques contraires au bon fonctionnement de l’économie. L’État outrepassant ses rôles ne sera jamais la solution, mais le véritable problème, la cause de la maladie. Car la spoliation d’État s’oppose à la création de richesses. On s’étonne –ou l’on feint de s’étonner- que l’économie soit en panne d’investissements. Or il n’y a rien d’étonnant à cela : si un code du travail de quelque trois mille pages vient à chaque instant contraindre l’entreprise à ne réagir qu’avec retard à la conjoncture économique parce qu’il faut passer par le labyrinthe d’une loi excessive, si de surcroît le rendement du capital investi est obéré par un impôt confiscatoire, l’investissement disparaît.

Ce système, aujourd’hui follement emballé, fait que la croissance n’est pas au rendez-vous. Ajoutons que les capitaux d’origine nationale non seulement renâclent à s’investir, mais manquent cruellement. En fait, c’est la conséquence des lois de redistribution : nul n’est censé éviter les prélèvements sociaux obligatoires – sécurité sociale, retraites, notamment – en dépit des lois européennes ; la conséquence en est que, faute de l’existence de fonds de pensions appelés à s’investir dans l’économie pour, en moyenne, se valoriser, le capital financier est réduit au-delà de toute raison. D’où la recherche de capitaux étrangers, destinés à compenser cette carence. Mais, pour les mêmes raisons que ci-dessus, les capitaux étrangers ne sont pas au rendez-vous.

Une étude – peut-être d’origine allemande – publiée en France par le Parti Libéral Démocrate, récapitule la cote de confiance accordée par les investisseurs étrangers aux principaux chefs d’États dans le monde :

Statistique des confiances investissements

Le résultat est attristant, mais n’a rien de surprenant. Ne parlons pas du succès des gouvernants des grands pays en voie de sortir de la crise mondiale, ni même de ceux des pays émergents comme la Chine : le fait est que la France avec son Hollande arrive en bon dernier. Cela est dû aux raisons structurelles que j’ai évoquées, et à l’action, à l’intérieur de ces structures, d’un gouvernement appliquant mécaniquement des préceptes issus du Cambrien industriel. Des affaires comme celles de Goodyear, Arcélor-Mittal et actuellement Alstom montrent à l’envi combien l’intervention de l’État socialiste est néfaste à l’investissement, et par conséquent à la vie économique.

Or ce gouvernement vient de se doter, à la demande de Montebourg, d’un nouvel outil de destruction. Il s’agit du décret récemment paru au Journal Officiel, accordant à l’État un droit de veto pour éviter qu’une entreprise française travaillant des secteurs stratégiques (énergie, eau, transports, télécoms ou santé) ne passe sous contrôle étranger. On appelle cela « patriotisme économique », ce qui est plutôt curieux de la part d’un régime socialiste qui n’a rien de patriote. Faisons la part des choses : il est évident qu’à peu-près tous les grands pays appliquent des clauses restrictives quant au transfert de certains secteurs stratégiques aux entreprises étrangères. C’est, en principe, une garantie d’indépendance nationale. Ils peuvent le faire d’autant plus facilement qu’ils disposent dans le pays même d’une réserve de capitaux privés nationaux pouvant s’investir dans le rachat d’entreprises locales et que la production peut s’effectuer à un coût concurrentiel permettant en outre de conquérir des marchés à l’exportation. Or nous avons vu que ce n’était pas le cas de la France actuelle : pas de fonds de pensions, capitaux en fuite à l’étranger en conséquence de la spoliation d’État. Que reste-t-il au gouvernement français pour conserver un secteur stratégique de l’énergie, lorsqu’un Alstom devient un canard boiteux ?

C’est dans un cas de cette espèce que l’on ressent l’incohérence du raisonnement des socialistes. Car si l’on refuse, dans le cas d’Alstom par exemple, l’investissement yankee, pourquoi voudrait-on favoriser l’investissement allemand de Siemens ? En l’occurrence, il ne s’agit pas de constituer un consortium européen comme pour Airbus, il s’agit de faire racheter carrément une entreprise française. Croit-on qu’en vertu de la grâce européenne Siemens ne liquiderait pas purement et simplement les activités énergétiques d’Alsthom ? Première incohérence. Seconde incohérence : puisqu’il n’y a pas de capitaux repreneurs français, si l’on veut conserver le secteur stratégique, il n’y a alors qu’une solution : la nationalisation. Rampante si l’on fabrique une société d’économie mixte, ouverte si ce sont les deniers spoliés aux contribuables qui servent à cette fin. Avec deux conséquences : l’instauration d’un monopole et l’édification d’une aristocratie de quasi fonctionnaires. Donc : une fixation des prix telle que le citoyen consommateur est asservi à payer des sommes prohibitives pour l’achat de biens, contribuant, par le reversement à l’État de dividendes artificiels – ne correspondant pas à des bénéfices créés par de la valeur ajoutée réelle – à nourrir encore davantage l’État. Témoin les tarifs de l’énergie, singulièrement d’EDF. Et une entreprise en proie à la désorganisation, soumise aux caprices syndicaux. Témoin la SNCF. Nous avons vu les conséquences de ces politiques incohérentes de nationalisation, notamment dans l’aéronautique, en 1940.

L’arme du veto est dangereuse entre les mains des socialistes, et singulièrement entre celles d’un énergumène idéocrate comme Montebourg. Les 70% de français interrogés, si j’en crois un sondage, qui approuvent cette oukase du veto font preuve de myopie. Rien d’étonnant : ils ont toujours vécu dans l’étatisme, et personne ne leur a appris à analyser, au-delà des effets immédiats, les conséquences à moyen et à long terme. La persistance de la crise chez nous découle en partie de cela. Examinons maintenant les secteurs visés par l’oukase : énergie, eau, transports, télécoms ou santé. L’énergie et les transports, cela peut se concevoir. On ne voit pas du tout en quoi les « télécoms » peuvent être concernées, sinon parce que Montebourg a essuyé une défaite dans l’affaire SFR. Ce qui est stratégique, en la matière, ce sont les transmissions concernant la Défense et la Sûreté, en cas de guerre. On peut supposer que dans ce cas, on n’aurait pas recours aux transmissions privées, non ? Quant à l’eau, elle est peut-être d’importance stratégique quand il s’agit du Jourdain, mais chez nous, pays pluvieux dont les fleuves sont abondants et la nappe aquifère bien établie, ce n’est guère le cas (après tout, les communes géraient naguère elles-mêmes leurs captations et la distribution, et elles s’en sortaient). Et la santé, je persiste à dire qu’elle est du ressort strict des citoyens et que l’État n’a pas à s’en occuper.

Mais je subodore là derrière un sombre affaire où sont impliqués de grands groupes monopolistes comme Véolia pour l’eau ou des trusts pharmaceutiques nationaux (qui n’ont produit aucune molécule importante depuis vingt-trois ans). J’espère que l’Europe (il faut bien qu’elle serve à quelque chose) mettra son veto au veto. En fait, ce « patriotisme économique » n’apparaît n’être rien d’autre qu’une manière camouflée de ce protectionnisme réclamé autant par l’extrême-gauche que par l’extrême-droite.

Le protectionnisme, que Bastiat appelait restriction. La courte vue, c’est de dire : c’est mieux si on le produit chez nous, ça crée des emplois. Oui, mais ça en détruit d’autres. Supposons, comme le fit Bastiat, que je sois artisan et que je produise de jolis meubles. Je peux les vendre ici, ou alors à l’étranger. Il se trouve que je me chauffe au charbon : je le paie ici 50 unités par tonne, mais en Pologne je le trouve à 40 unités la tonne, ce qui correspond à la valeur marchande de ma production de meubles. J’ai donc tout intérêt à échanger avec le polonais 40 unités de meuble contre 40 unités de charbon, j’économise 10 unités. Mais voilà que les Charbonnages de France (ils n’existent plus, mais on va les réinventer pour la cause) m’interdisent d’acheter du charbon à l’étranger, par exemple en le taxant de 10 unités par tonne. Je suis donc contraint d’acheter le charbon à 50 unités la tonne, je perds donc 10 unités. Le protectionnisme sauve le mineur français, puisqu’il devient artificiellement compétitif avec le polonais, mais m’appauvrit, d’autant plus que je ne trouve plus à vendre mes 40 unités de meubles. Je n’ai plus qu’à mettre la clé sous la porte : le protectionnisme détruit des emplois. Si l’échange avec le charbon polonais est possible, les 10 unités économisées constituent de l’investissement potentiel pour qu’éventuellement soit fabriqué un autre produit, par d’autres ouvriers, sinon il n’y a rien à investir : le protectionnisme détruit l’investissement. Cette arithmétique simplissime montre que toute restriction portée aux échanges est facteur de crise. Allez faire comprendre cela à 70% de communistes !

Laissons-là l’économie. « Patriotisme économique », disent-ils. Le mot patriotisme est bien de trop lorsque l’on constate que les socialistes, une fois de plus, rabotent de 1,5 à 2 milliards les crédits de la Défense ! M. François d’Orcival, dans Valeurs Actuelles du 15 mai, estime avec raison que, dans la déconfiture économique, la seule carte qui restait aux mains de la France était l’Armée, obéissant directement au chef de l’État et « capable à tout moment d’entrer en action ». Depuis Chirac, et le mouvement s’est amplifié notamment sous les socialistes, l’Armée est devenue un tableau pointilliste d’unités-types disséminées, mal armées, employées à d’autres tâches aventureuses que celle qui incombe au premier chef à l’État : la Défense. Il est vrai que c’est là le cadet des soucis des socialistes qui, pour se maintenir au pouvoir, sont victimes du chantage des écologistes lesquels, notamment, monnayent leur soutien contre une réduction des crédits militaires. Périsse la Nation plutôt que périsse une idée, disaient les terroristes de 1793.

Deux anciens chefs d’État-Major des Armées ne l’entendent pas de cette oreille. Dans la revue Casoar, revue trimestrielle de Saint-Cyr, l’Amiral Lanxade (que j’ai eu le privilège d’approcher), qui fut chef d’état-major particulier de Mitterrand, s’insurge contre l’ingérence des bureaucrates – le cabinet du ministre de la Défense – dans la conduite des affaires opérationnelles. Certes, concède l’Amiral, « il est légitime que le Ministre de la Défense soit impliqué dans la gestion des crises, mais sous la réserve, tant que la Constitution n’aura pas institué un régime présidentiel comme aux États-Unis, que celui-ci ne porte pas atteinte au rôle du Cema [Chef d’état-major des armées], qui doit demeurer responsable vis-à-vis du président de la conduite des opérations. » Plus loin : « il y a donc lieu, à cet égard, de préciser clairement les conditions dans lesquelles le ministre dispose des moyens de suivre la situation militaire, tout en évitant le risque d’ingérence des cabinets. » Il conseille au nouveau Cema, le Général de Villiers, « de s’opposer à toute nouvelle ingérence du cabinet dans la conduite des opérations, car ce serait retomber dans les erreurs du passé. » Enfin, l’Amiral regrette que le secrétaire générale de l’administration se soit vu attribuer la responsabilité des ressources humaines de la Défense : « grave erreur qui aura des conséquences opérationnelles et qui devra être un jour rectifiée. »   Voilà que se dessine, en filigrane, une situation tout à fait comparable à celle qui contribua si fort à la défaite de 1940 : les partis commandant aux fusils. Et sans nul doute une organisation strictement politique de la pénurie tant d’effectifs que de moyens. L’ingérence des civiles – et de quels civils : des idéologues pleutres, parfaitement ignorants de l’art militaire ! – dans la conduite des opérations, au lieu de se borner à la conduite de la guerre, ce qui n’est pas la même chose, est une calamité.

Dans la même livraison de Casoar, le Général Bentégeat, lui ancien chef d’état-major particulier de Chirac, n’y va pas non plus par quatre chemins : « tout Cema doit être hanté par le spectre de Gamelin », ce malheureux général battu en sept jours par la ruée des Panzers, privé de pouvoirs réels de commandement, sans haut commandement organisé (il partageait le commandement en chef avec le Général Georges), sans armements modernes, sans autre stratégie qu’une posture défensive voulue par les politiques. Le général Bentégeat conseille au Cema de Villiers de tenir son rang, car « on a vu des officiers généraux, imbus de leurs étoiles et odieux avec leurs subordonnés, ramper comme des limaces devant le moindre grouillot de cabinet » et « des chefs d’état-major qui abandonnaient à leurs adjoints des pans entiers de leur charge. Ces derniers, orphelins de leur chef, se vendaient à qui voulait les prendre. »

Ma foi, la situation ressemble furieusement à ce que Benoist-Méchin décrivait avec soin dans Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident. Lire notamment dans l’addendum L’histoire prend figure, le chapitre VI : Gamelin, pp 867-888 dans la collection Bouquins chez Robert Laffont.

Alors, quand j’entends les socialistes parler de « patriotisme » alors qu’ils empêchent l’État de remplir l’un de ses trois rôles régaliens tandis qu’ils en font un garde-chiourme pour tenir les sujets –puisqu’il n’y a plus de citoyens- qu’ils spolient, je ris amèrement. Et je me dis que puisque le peuple semble abruti de propagande au point de ne même pas pouvoir imaginer qu’ils n’a pas besoin de l’État pour autre chose que la Défense, la Sûreté et la Diplomatie, parfois je me prends à espérer que la Grande Muette en colère contre les politiciens vienne à les déposer. Comme en 1958.

Sacha.

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Étymologie

FouOn dira ce qu’on voudra, mais la ridicule journée de la jupe est bien une opération perverse lancée par des monstres déjantés (Tripotanus Foetidus, Puella Gomorrhea) et toute une clique au service de l’idéologie du gender, avec le concours très complice des autorités académiques. J’espère que les garçons qui se sont livrés à cette manifestation indécente l’auront fait en exagérant la dérision, afin de se moquer des imbéciles qui en ont eu l’idée. Pour revenir aussi sur l’Eurovision, je crois qu’eurêka ce que veut dire Conchita Wurst, puisque tel est le nom de l’androgyne à barbe eurovisuel(le). Conchita viendrait de Conceptión, issu du latin conspicere qui veut dire « concevoir », nous disent certains. Peut-être, mais le latin possède un conchylium, qui désigne les mollusques à coquilles – en bas latin : conchilia – puis des mollusques bivalves comme les huîtres (voir conchyliculture : pour les huîtres, les palourdes, les coques, les pectens et les moules). Bref, notre ami Alonzo Tromondada verrait dans ce nom une métaphore du sexe féminin, qu’il soit ou non d’immaculée conception. C’est d’autant plus probable que Wurst, en allemand (le zigoto est autrichien) signifie la saucisse. Encore une métaphore sexuelle. Bilan : le travesti barbu symbolise dans son pseudonyme l’androgynie à laquelle aspire son esprit dérangé.

À laquelle aspirent aussi les pervers qui font du forcing pour le gender. Mais en y regardant de près, un barbu se prénommant Conchita fait insulte aux dames ibériques, en rappelant leur légendaire (et parfaitement mythique, croyez-moi, j’ai de l’expérience, ou alors je suis tombé sur de ravissantes exceptions) pilosité. Curieusement, les parasites des zassoc’s se disant anti-racistes n’ont pas pipé mot. « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir. » Bref, c’est à désespérer de l’espèce humaine, que de voir le cerveau si corruptible. À en être dégoûté de poursuivre le chemin de l’évolution si la prochaine étape est un genre issu du mythe platonicien du Banquet. C’est ce qu’a bien compris le dessinateur qui a créé l’image ci-dessous :

 Evolution-Conchita (1)

Évidemment, il ne faut plus s’étonner de rien ou, inversement, comme le Sage, s’étonner de tout. S’étonner, c’est-à-dire constater que quelque chose ne tourne pas rond, et chercher pourquoi ça péclote. On n’a, dit-on, que les maladies de sa société. Donc si la société est elle-même malade, il n’y a plus de malades, et tout va à vau-l’eau. Il va falloir purger les humeurs sociales de trois grains d’ellébore anticyricón, selon le remède de Dioscoride, ou, si ça ne suffit pas, appliquer l’électrochoc ou le coup de pied au cul, qui est l’électrochoc du pauvre.

Raymond

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Perplexité

hiboux025Réunion de notre Camorra, hier soir, dans l’arrière-salle de chez Nénesse. Nous avons reçu, pour suppléer sans doute une campagne électorale que les socialistes ont réduite a minima afin d’essayer de limiter les dégâts, la propagande des impétrants. Propagande, réclame, appelez-ça comme vous  voudrez : ça fait bien quelques tonnes de paperasse à nous encombrer, afin que les partis du système puissent envoyer pantoufler à Strasbourg les rombiers encombrants dont ils veulent se débarrasser. Mais il fallait poser le problème : voter, ou ne pas voter ?

En d’autres temps, la question ne se poserait pas : le vote, c’est la carte forcée car le système a truqué la délégation, en donnant le pouvoir à une caste d’idéologues irresponsables et malfaisants, et comme il n’y en a pas un pour racheter l’autre, mieux vaut ne pas être complice et s’abstenir. Oui, mais dans la conjoncture actuelle, il s’agit de répondre à deux nécessités : à l’échelle de l’Europe, tenter de donner un coup d’arrêt à la dictature des eurocrates, à l’échelle de la France enfoncer encore davantage les tyrans socialistes. Autrement dit, tactiquement et stratégiquement, émettre un vote de profonde défiance à l’encontre de l’Europe telle qu’elle résulte du mépris de la volonté des peuples, et un vote de refus radical à l’encontre des socialistes, de leurs satellites et des esprits totalitaires qui, par leurs chantages, rendent nos Gribouille de l’Élysée et de Matignon encore plus nocifs.

En l’occurrence, donc, nous sommes tombés d’accord pour voter, sans nous faire d’illusions. Oui, mais pour qui voter ? That’s the second question. Il est évident que pour nous, nationaux-libertariens (libertarian), tout ce qui se dit ouvertement de gauche – socialistes, écolos, trotskystes, communistes et lévo-frontistes – ne peut en aucun cas bénéficier d’une délégation de pouvoir. Il est non moins évident que nous refusons avec force l’eurocratie à qui personne n’a délégué de pouvoir, puisqu’elle est nommée et non élue, et qui échappe à peu près complètement au contrôle du parlement européen mais, nonobstant, pond des lois. Ce refus exclut par conséquent de voter pour, outre les socialistes et les écolos, l’UMP et l’UID.

Comment alors dénicher l’oiseau rare à qui nous pourrions déléguer notre pouvoir avec une efficacité maximale tout en punissant les socialistes ? « Je crois bien, dit Vautrin,  qu’eurêka quelque chose. » Le tout était d’avoir un aperçu synoptique de la faune réclamant blanc-seing. Nous nous mîmes d’accord sur trois critères, représentés par des axes concourants : le patriotisme, l’étatisme, l’eurolâtrie, orientés de zéro vers un maximum arbitrairement choisi. Il suffisait ensuite, à la lumière de ce que nous connaissions des brigants  (ceux qui briguent ! Mais les brigands ne sont pas loin) et de leur propagande, de placer les partis en mode 3-D dans l’espace délimité par ces axes. Le résultat de cette cogitation est exprimé par le schéma (je n’ose pas employer infographie qui ferait trop journaleux, donc péteux) :

 PERSONNE POUR QUI VOTER

C’est facile à lire, je pense. Par exemple, les totalitaires étatistes comme Lutte Ouvrière et le Front de Gauche sont non-eurolâtres et non-patriotes mais totalement étatistes. Les socio-fâchos et leurs complices verdâtres sont non-patriotes, mais totalement étatistes et eurolâtres, leur différence avec l’UMP et l’UID n’étant qu’une question de degré dans l’étatisme. Le FN est non-eurolâtre, plutôt patriote mais très nettement étatiste. Nous avons placé selon les critères Nous Citoyens et Nouvelle Donne. Debout La France est nettement a minima européen –partisan d’une Europe restreinte à 6 membres – nettement patriote mais fortement étatiste.

Ensuite, faites comme nous : essayez de vous placer dans ce tableau en fonction de ce que vous savez et pensez de l’Europe, de l’étatisme et du patriotisme, puis cherchez le candidat qui se rapproche le plus ou qui coïncide avec vos options. C’est là que pour nous les Athéniens s’atteignirent (et que les Perses se percèrent), car rigoureusement personne de près ou de loin n’approche nos idées. Il n’y a pas de candidat national-libéral (sans parler de libertarian), d’où le point d’interrogation qui nous situe. De là notre grande perplexité. Pour en sortir, il faut du pragmatisme.

Voyons… Côté Europe, il y a beaucoup de mal et un peu de bien. Ce qui est bon, c’est le libre-échange, et également l’idée que les États doivent subir un dégraissage draconien, apurer les dettes, laisser faire les entreprises, garantir la propriété. Cela nous protège un peu contre les outrages du socialisme. Voilà un minimum d’Europe auquel un libéral peut consentir sans hésitation. Ce qui veut dire que tout le reste – l’idée d’un gouvernement fédéral européen, d’une diplomatie et d’une défense communes, le traité transatlantique qui nous rendrait encore plus vassaux de l’Amérique, les traités de Maëstricht, Schengen et Lisbonne, la banalisation de la perversion, entre autres – est à rejeter comme non conforme au droit des Nations. Côté France, l’étatisme doit disparaître, l’État doit impérativement ne pas se mêler d’économie (ni en directivité ni en versement de subventions et prébendes) et se réduire à la taille nécessaire pour exercer efficacement ses rôles régaliens (Défense, Sûreté intérieure, Diplomatie) et s’interdire toute action visant à « transformer » la société (dans quelque sens que ce soit, pas seulement dans le sens pervers actuel). De même, le grand principe à retenir est celui de l’indépendance nationale : nous devons faire nos lois chez nous tout en gardant toute latitude d’adhérer à un traité a minima lorsque c’est nécessaire. Voilà qui exclut de choisir de voter pour le FN, dont le programme économique a d’inquiétants relents de communisme. Qui est le moins éloigné ?

Ce serait Debout la France, si ce mouvement n’était pas aussi étatiste. Pour l’Europe et le patriotisme, c’est OK. Dupont-Aignan entretient des relations cordiales avec Nigel Farage, leader de l’UKip et solide pourfendeur de l’eurocratie. La différence est que l’UKip (ou du moins Farage) est anti-étatique et que c’est un parti en expansion au Royaume-Uni, alors que Debout la France est un groupuscule. Toutefois, les voix allant à ce mouvement, sans adhérer à l’étatisme, seront autant de rejets du socialisme, et s’ajouteront à celles qui le balanceront à la poubelle de l’Histoire.

Nous penchons pour cette solution : une Europe réduite à une zone de libre-échange entre six pays, avec une règle commune d’équilibre des budgets nationaux, mais une Europe des nations indépendantes, coopérantes, fermées à l’immigration torrentielle mais ouvertes à une immigration choisie sur des critères de compatibilité culturelle et économique. Et un rejet total du socialisme. Pour ma part (et c’est aussi l’avis de notre Camorra), je voterai Debout la France, le 25, avec une restriction mentale.

Raymond (avec la collaboration de Vautrin)

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Les cons, ça ose tout

AchmedPour commencer, une question métaphysique : est-ce que Camba Délices est le demi-frère de Bronx Jouissance ? Ou alors ils sont jumeaux, car l’un ne vaut pas l’autre dans le rôle de Führer du Parti Spoliateur. Remarquez, j’aime mieux que la secte socialiste soit gouvernée par des courges plutôt que par un type intelligent, c’est moins dangereux. Heureusement, il n’y a pas de gens à la fois intelligents et socialistes : les gens intelligents sont ailleurs que là et que chez les punaises vertes. Faute de mieux, on dirait bien que nos fascistes espèrent un retour de DSK (alias Déballe Son Kiki), si j’en crois Le Figaro. L’incontinent a fait un retour dans les merdias à propos de l’euro. Il paraît qu’il est considéré comme l’un des meilleurs économistes de France. Faut le faire, quand-même ! Bien entendu, aucun économiste raisonnable ne peut prendre au sérieux les vaticinations du sieur Strauβ Khan : c’est donc un coup fourré qui se prépare, même si le journaliste estime que l’apôtre « sait probablement que sa carrière politique nationale est terminée. » Ben alors, pourquoi on en parle, hein ?

En tous cas, nous avons une nouvelle preuve que les députés socialistes sont des voleurs. Vous vous souvenez : Ségolène voulait remettre à plat l’escrotaxe. Ben voilà-t-il pas qu’un comité Théodule de la chambre d’enregistrement n’est pas d’accord, non, non, non ! Bien sûr, comme ils ont le feu aux fesses, ils la rebaptisent « écoredevance ». On change l’étiquette et on conserve le produit, même si l’on feint de dorer la pilule en faisant de fausses concessions (abattement sur les 100 premiers kilomètres). En attendant, on garde ces saletés de portiques Escromouv’, on va les tester à blanc en 2014 pour saigner à blanc les transporteurs en 2015. En fait, pour saigner encore le peuple de 1,2 milliards, car, n’en doutez pas, la taxe sera répercutée sur le prix du transport et donc, mécaniquement, sur le prix des biens proposés au peuple. C’est, comme d’habitude, du racket étatique, affublé du masque spécieux de l’escrologie. Car, encore une fois, le CO2 d’origine anthropique n’a rien à voir avec un réchauffement climatique de plus en plus contesté par les savants qui gardent les pieds sur terre. Souhaitons que la colère populaire devienne, à cette occasion, dévastatrice. Remarquez, il y a des imbéciles pour applaudir à l’escrotaxe inventée, je le rappelle, sous Morfalou : « Les pollueurs doivent payer, un peu de courage » clabaude un certain toto Turlututu. Un autre crétin commente : « Encore un espoir de voir cette taxe, indispensable et juste, être mise en place. » Ben voyons ! « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », commenterait M. Fernand.

Dans la série des scandales, on nous en sert deux bien gras. Le premier, c’est l’appui que cet idiot de Lambert Wilson, président du festival de K-ânes, apporte à l’imbuvable Bitaura. Bien dans la tradition des oligophrènes du cinéma et du showbiz, dont l’énoncé de la liste serait bien trop long, cet énergumène n’y va pas par quatre chemins : les paroles de la Marseillaise « sont racistes et xénophobes ». «Je suis extrêmement énervé, glapit l’histrion à RTL,  que personne ne dise qu’il est temps de changer les paroles de La Marseillaise qui sont d’un autre temps. Quand j’entends ‘Qu’un sang impur abreuve nos sillons’, je suis sidéré qu’on continue à chanter ça. » Décidément, oui : les cons, ça ose tout. Mon vieux Lambert, mon vieux Wilson, que tu le veuilles ou non, que tes copains fascistes osent ou non violer l’hymne national, le peuple continuera à chanter le Chant de Guerre pour l’Armée du Rhin, dans les paroles de Rouget de Lisle, et tu n’as qu’à aller te faire voir chez les grecs. Je n’ai jamais vu aucun des films où sévit cet individu, et ses insanités me dissuadent définitivement de dépenser mes sous et perdre mon temps pour aller en mater un. En faisant le bilan de toutes ces âneries, j’en conclus que le chant des gauchistes n’est même pas l’Internationale, c’est Die Fahne Hoch, remis à la sauce bisounours. En tous cas, je verrais d’un bon œil de grosses manifs patriotiques et des sifflets à l’encontre du cabotin lors du festival de Cannes.

Second scandale, ça vient de tomber : l’académie de Nantes demande aux garçons de  se mettre en jupe pour venir au lycée le 26 mai. La nouvelle est tellement ahurissante que je me suis demandé si nous étions bien le 14 mai et non le premier avril. Tout cela au prétexte de « lutter contre les discriminations ». À part ça, n’est-ce pas, Belkacem, il n’y a pas de propagande genriste dans l’ÉduNat. Heureusement, cette cagade est loin de faire l’unanimité : l’UNI, notamment déclare : « On généralise ces mesures gadget. » L’UNI pourrait être plus virulente, tout de même, car c’est d’une provocation fasciste qu’il s’agit ici. Il est plus que temps qu’une sévère réaction renvoie les invertis qui ont de telles idées dans l’asile d’aliénés d’où ils n’auraient jamais dû sortir. Franchement, j’ai honte pour ce pays qui a porté au pouvoir une secte de pervers. Bon, Vautrin, quand aurons-nous ton travail sur « Europe bultérienne, Europe hitlérienne » ? Ça urge ! Ce qui urge aussi c’est un soulèvement moral dévastateur.

Soliveau, de son côté, concocte son redécoupage des régions. Nul doute que c’est pour essayer d’éviter une déconfiture de sa secte aux régionales dont la date pourrait être reportée aux calendes grecques. On nous prépare un découpage étatique du pays. Or la moindre des choses serait de demander leur avis aux citoyens, comme l’avait fait de Gaulle à ses risques et périls. Mais point chez Flamby : le référendum fait appel au côté sombre du peuple. Tous cela assorti de la disparition des départements etc… Mettons les choses au point :

a)     Oui, l’organisation actuelle coûte cher. Mais c’est essentiellement parce que les régions et départements se sont livrés à un recrutement effréné de fonctionnaires territoriaux dont les ¾ sont en surnombre. Sans parler des travaux pharaoniques et inutiles, comme certains hôtels de régions ou la distribution gratuite de contraceptifs aux lycéens.

b)    Le fait est qu’il s’agit d’une opération de recentralisation : la forme de la délégation de pouvoir est voulue pour favoriser des assemblées éloignées des électeurs. Autrement dit : on veut définitivement supprimer tout contrôle, toute surveillance des satrapes, qui pourront mieux agir à leur guise et en toute irresponsabilité.

c)     Toute centralisation complique les rapports avec les administrations, au lieu de les simplifier. Exemple : l’émission centralisée des nouveaux permis de conduire par l’Imprimerie Nationale qui entraîne un délai démesuré. On pourrait multiplier les exemples. Et en cas de guerre, quand le centre s’effondre –comme on l’a vu en 1940- tout se barre en quenouille (ou en quenelle).

Les pères fondateurs avaient sagement organisé le pays, le premier étage de la délégation de pouvoir étant la Commune. Maintenant, on les regroupe, les grosses mangent les petites, et loin de diminuer les impôts locaux et le coût des infrastructures, ça les augmente. Alors on continue, et les grosses régions boufferont les petites. En fait, Sa Bouffissure l’État –et singulièrement l’état socialiste- veut reprendre la complète maîtrise sur le peuple. Je ne suis pas contre l’existence de provinces, relativement homogènes par les mœurs, donc nettement différenciées les unes des autres, par leur organisation voire par leurs lois, de petites patries constituant la grande Patrie. Mais ce n’est pas du tout le projet du squatter de l’Élysée. Bon, espérons que ce plan foireux fera long feu et que le peuple imposera un référendum.

Nous vivons vraiment une époque formidable.

Raymond

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Karaocouac

Heil BitauraCouac, couac ! Cette fois, c’est la Bitaura. Pas qu’elle ait envoyé je ne sais plus quel magistrat à Tataouine et commissionné une délinquante pour siéger à Cayenne, non ! Mais il paraît qu’elle a boudé La Marseillaise lors de la comédie de décérébration – pardon : de commémoration de l’abolition – de l’esclavage. Bien entendu, elle s’est fait épingler par « l’opposition », à qui, en retour, elle reproche des « pratiques de miliciens ». Elle doit savoir de quoi elle cause, l’hagarde des sots, elle qui n’a pas un atome de patriotisme. Elle en rajoute : ouiiii mais je préfère écouter les choristes chantant la Marseillaise, et pis d’abord je chante faux, alors « certaines circonstances appellent davantage au recueillement qu’au karaoké d’estrade ». Ben dis-donc ! Elle doit suivre l’exemple des mercenaires tarés de l’équipe dite « de France » de foute-balle ; m’étonne pas, c’est de la même eau. En des temps démocratiques, l’indépendantiste de Cayenne aurait été flanquée illico à la porte du gouvernement. Mais à vrai dire, les socialistes sont plus soucieux de garder une majorité à la chambre d’enregistrement que de faire respecter l’hymne national. En plus, la Bitaura a dans ses cartons une nouvelle loi perverse sur la famille, donc en raison des volontés de l’officine fasciste Terra Nova, on la garde, l’hagarde, pour parfaire l’œuvre de destruction de la société.

Je rigole d’apprendre qu’un maire – celui de Villers-Cotterêts – a refusé d’organiser cette farce de « commémoration », ce qui lui a valu les foudres du satrape élyséen. Ce maire a raison de fustiger « la culpabilisation », « l’auto flagellation » et la « récupération politique » de ces cérémonies consécutives, précisément, à une certaine loi Bitaura. Tout ça, c’est de la kolossale propagande, en effet. Primo, c’est la France qui a la première aboli l’esclavage (décret du 27 avril 1848). Secundo, la traite des africains ne pouvait pas se faire sans la complicité active de tribus africaines allant razzier des gens à l’intérieur des terres. Tertio, les gros contingents d’esclaves étaient achetés surtout pas des émirats musulmans, qui pratiquaient la castration. Quarto : l’esclavage existe toujours, et il n’est pas de notre fait. Quinto : les exploits de Boko Haram, secte islamique, apportent un singulier éclairage sur la réalité de l’esclavage. Et sexto : nous n’avons rien à battre de ce qu’ont fait nos ancêtres à une époque où dans le monde entier l’esclavage était une pratique banale. Alors, vous autres, adorateurs et serviteurs de la diversité, vous qui faites de l’autochtone de souche un étranger dans son propre pays, la repentance et la culpabilité, vous pouvez les remettre dans votre culotte. On n’en veut pas, de vos fariboles, et nous avons la conscience claire. Et nous sommes, nous autres, bien assez esclaves comme ça : de l’État.

Un autre qui nous fait bien rigoler, c’est Mussolinito. Lui, il prêche pour que le 25 mai le parti spoliateur ne ramasse pas une seconde baffe en se traînant en troisième position derrière ses frères en étatisme du FN et de l’UMP. Ce serait pourtant justice : les socialistes sont la pire secte que nous ayons connue sous la Ve république. Oh mais c’est qu’il claironne, le drôle, que « sortir de l’euro, c’est sortir de l’histoire ». Rien que ça !  Sortir de l’euro, il y a du pour comme il y a du contre. Nous avons surtout vu des effets pervers, mais il se peut qu’il y ait des effets bénéfiques imperceptibles. Pour ma part, je suspendrai mon jugement jusqu’à plus ample informé, ou comme on dit : sous réserve d’inventaire. Mais sortir de l’histoire ! Voilà bien une belle ânerie proférée par le premier sinistre. Il y a des tas de gens qui croient ou feignent de croire qu’il y a un « sens » de l’Histoire, avec un grand H. De Gaulle était l’un de ceux-là. En somme, pour eux, l’histoire existe en dehors des hommes qui la font, c’est comme un train où l’on monte, d’où l’on descend, mais qui nous transporte. Vision naïve et curaillonne d’un Destin qui fait que l’Histoire c’est aussi bien l’Avenir que le Passé. Ils n’ont pas compris, comme dit Vautrin, que l’histoire n’est rien d’autre que l’infinie dialectique des contrats dont nous convenons, que nous amendons, que nous dénonçons, qu’autrement dit l’histoire n’existe que parce qu’il y a des hommes qui la font. Ce n’est pas un train, elle ne nous préexiste pas, le futur n’existe pas, le passé n’existe plus que dans le roman qu’en font les historiens professionnels et la mémoire des nations. Alors, on ne peut ni y monter ni en descendre, ni y entrer ni en ressortir, puisqu’elle ne procède que de nous. Zéro pointé pour Manolitito.

À vrai dire, notre Duce de pacotille veut flanquer la frousse par un raisonnement de sophiste : l’Histoire a un sens, ce sens c’est l’Europe et son euro, donc sortir de l’euro c’est sortir de l’Histoire. Ben pardi ! Le train est  en route, et malheur à qui descend en marche. Les contrôleurs socialistes vous en empêcheront. C’est de l’escroquerie. Bien sûr, on peut toujours conjecturer, à partir de faits choisis, de l’évolution d’une société. Par exemple, considérant que seuls 26% des Français ont compris que l’État est un problème et non une solution à la crise, on peut faire l’hypothèse que si l’étatisme a causé la ruine, son maintien causera la disparition de la société. Mais qui peut dire que quelque chose ne viendra pas contrarier le mouvement, est-ce que je sais, moi, par exemple que 25% de plus deviennent soudain intelligents et responsables ? D’accord, en l’état des choses, cela semble impossible, mais on a vu d’autres prodiges ! Rien n’est mektoub, rien n’est écrit, et l’histoire n’est pas linéaire. Celle de l’Europe pas plus que celle de la Patagonie. Manuel, tu es un vilain crieur de thériaque ! Et quand tu dis que tu veux baisser les impôts en 2015, pour sûr nous allons te croire !

Avec les Saint de Glace – et bon sang qu’ils sont froids et pluvieux – revient le 13 mai. Marrant comme les hommes tournent en rond, avec leur calendrier ! Révolution, ça veut dire ça : tourner en rond. Le 13 mai 1958, l’Armée et le peuple algérois déposaient purement et simplement la IVe république, rongée par le régime parlementaire, les compromissions et les lâchetés. Ce n’était pas prévu au programme, disons que des gens ont poussé à la roue. Il est dommage que personne ne pousse à la roue pour flanquer le régime socialiste, tout aussi compromis et tout aussi lâche que celui de la IVe, et pervers de surcroît, dans la poubelle… de l’Histoire. Mais enfin, avec 74% de sujets (on ne peut pas parler en l’occurrence de citoyens) vénérant Sa Bouffisure l’État, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

Tiens, à propos de perversion, je suis content de ne pas avoir de téléviseur chez moi. D’abord parce que je ne supporte pas la propagande, ensuite parce que je ne suis pas télévoyeur. Je n’ai donc pas suivi le prix de l’Eurovision, et d’ailleurs ça ne me serait même pas venu à l’idée. J’apprends qu’on a sacré une femme à barbe, enfin un travelot qui se fait appeler Conchita. Ça en dit long sur l’état de délabrement mental et moral de l’Europe, ça. Pas la peine de me dire qu’il/elle chante bien : je m’en fous ! Ce qui est grave est que la perversion est complètement banalisée. La preuve : il existe chez nous une secte perverse appelée « homosexualité et socialisme ». Tout un programme ! Appliqué avec constance et détermination par les Bitaura, Hamon, Belkacem, Fillipetti et autres. Dans le fond, même si je déteste l’islam, je comprends et j’approuve la révolte morale de gens comme Farida Belghoul, parce qu’il y en a marre de la tyrannie des pervers.

Nous vivons vraiment une époque formidable !

Raymond.

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Mon p’tit train-train électrique

gogodindeJe vous le dis : la Dinde du Poitou est inénarrable ! Voilà-t-il pas qu’elle menace d’une oukase les villes : passez aux bus électriques ou vous aurez de mes nouvelles !  Ce qui, on l’admettra, est une fort escrologique vision. Donc une vision aberrante. Financièrement, d’abord : un bled comme Paris devrait trouver l’artiche pour phynancer quelque 4500 bus ; en cette période de disette et de coups de bélier fiscaux, c’est vraiment le moment, tiens ! Même en admettant que l’on puisse pressurer suffisamment le cochon de contribuable pour installer un réseau de trolleybus – un tramway est catastrophique en matière de dépenses d’infrastructure – on peut supposer que l’Endive pense plutôt au style voiturettes électriques en projection homothétique.

C’est-à-dire des arnaques à roulettes, se déplaçant sans bruit (ce qui les rend dangereuses pour les piétons), traînant une charge morte de batteries, donc n’offrant qu’une charge payante réduite, et d’une autonomie sacrément limitée. Le joujou une fois à plat, il faut le coller à une source d’électricité. Et elle est produite où, l’électrac ? Mêêêê … Chez les ploucs, bien sûr ! Et avec la merveilleuse idée de la transition énergétique, ce serait de plus en plus, si les socialistes et autres verdâtres restaient au pouvoir, une électricité produite par des centrales thermiques au charbon, comme celles qui nous poivrent de particules très malpropres depuis l’outre-Rhin. Le plus croquignole, là-dedans, c’est qu’on reproche aux moteurs Diesel de faire crever 40 000 rombiers par an à cause des microparticules émises.

Là, faut être carrément con, retors, filou, larron, enfin ce qu’on voudra : qui peut prétendre que choper un crabe c’est automatiquement la faute de ces satanées microparticules ? Une coïncidence n’est pas nécessairement une corrélation. Et puis : les diésélistes ont fait de sacrés progrès, et il est à parier que les moteurs à gazole ne polluent pas plus, aujourd’hui, que ceux à gazoline. Mais c’est comme ça : pour d’obscures déraisons, tapies dans les circonvolutions des pois-chiches ridés qui leur servent de cervelles, les socio-escrolos veulent la peau du Diesel. Le rendement énergétique, ils s’en foutent. Tout ce qui les intéresse est que l’air respiré par les bobos dans leurs casbahs soit nickel-chrome… Heu… Je veux dire : sans particules, et basta. Que les ploucs, culs terreux et autres populaciers pue-la-sueur soient incommodés, c’est pas leur problème, de toute façon ils ne votent plus à gauche, alors…

Vous remarquerez d’ailleurs que le forcing pour tuer le Diesel (rendement : 0,45 contre 0,35 pour un moteur à essence contemporain) est une nouvelle source de valeur retranchée. La valeur retranchée, c’est lorsque le citoyen, appelons-le Jacques Bonhomme, est obligé de payer un bien au-delà de sa valeur d’échange, c’est-à-dire lorsque le prix d’achat de ce bien comporte une taxe. Valeur retranchée, parce que l’argent extorqué par l’État, au lieu d’être employé utilement par Jacques Bonhomme, par exemple à acheter un autre bien, ou à investir dans une entreprise, est dilapidé en prébendes dites de solidarité, au profit de bras cassés de tout poil, ou en équipements soit pharaoniques, soit vandalisables (voire les deux). Donc : c’est de l’argent perdu pour Jacques Bonhomme et, en fin de compte, pour toute la société. Bref : pour encourager l’achat de voitures à essence, on décourage le Diesel en voulant ajuster son prix sur celui de l’essence. Naturellement, dans ce système fasciste, personne n’aurait l’idée de baisser le prix de l’essence en allégeant les taxes : le niveau intellectuel des énarques étant au plus bas, personne n’irait imaginer une baisse. On ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu !

Mais je m’égare, revenons-en aux moutons électriques urbains. Donc la volaille mégalomane chargée de l’escrologie a gloussé stupidement une fois de plus en demandant aux grandes villes de « donner l’exemple » pour « accélérer la révolution de la voiture électrique ». Tu parles d’une révolution, toi, qu’une chariote capable de parcourir 60, voire 120 Km avant de rentrer téter du courant pendant des heures ! Sous l’occupation, de petits malins avaient équipé des Simca 5 de batteries et de moteurs électrique ; mais c’était une bricolage ad hoc en période de restriction. On dirait que les politicards veulent nous remettre en disette – du reste, ils s’y emploient. Marrons-nous : la première voiture à dépasser le 100 Km/h était électrique et s’appelait « La Jamais Contente », d’un certain Jenatzy. C’était en 1899, dans une sombre bagarre pour les fiacres électriques urbains. Déjà ! On pourra appeler la prochaine voiture électrique La Dinde en folie, autonomie 2 heures, distance franchissable 80 Km. Si encore on développait les piles à combustible ? Mais allez savoir pourquoi, les recherches sont molles de ce côté-là. Bizarre, non ?

En tous cas, voilà qui ne plaira pas à Montambour, lui qui défend l’industrie du Diesel. Un couac de plus, hi hihi ! C’est bon, Ségo, arrête de nous les briser et contente-toi de faire abolir l’écotaxe, tout le monde t’en saura gré. Bon… Je n’ai pas écouté mardi son ex, l’inoxydable Flamby, dit Soliveau II ou Captain Wreck. Rien à faire, celui-là, rien que d’en entendre parler, il me donne des boutons, alors quant à le regarder et l’entendre… D’autant plus que je savais d’avance les âneries qu’il allait proférer, les mantras qu’il allait psalmodier, donc aucun intérêt. Mais il paraît qu’une auditrice lui aurait demandé tout de go : « Ne me faites pas croire que votre ambition est de faire de la France le premier pays exportateur de macramé ou le pays champion du monde de zumba ? » Bonne question, posée à propos des rythmes scolaires, vaste fumisterie inventée par des gars qui ont des courants d’air entre les oreilles. « Ne caricaturons pas les activités périscolaires, c’est important ! », a seulement trouvé à répondre le satrape élyséen. Ah ! Non ! C’est un peu court, petit homme ! Je ne vois pas l’intérêt qu’il y a à estropier lecture-écriture, calcul, leçon de choses etc… au profit de conneries prédigérées. Mais ainsi va le Mammouth, de moins en moins instructeur, de plus en plus pervers.

On n’est pas sortis de l’auberge ! J’apprends que la pépinière de socialistes, l’UNEF, et toujours majoritaire dans les instances universitaires (il est vrai que de plus en plus d’étudiants ne jouent plus au jeu de la pseudo-démocratie universitaire et ne votent pas). J’apprends surtout avec consternation que selon une étude sondagesque seulement 26% des citoyens souhaitent que l’État intervienne moins dans l’économie, tandis que 19% souhaitent qu’il continue à intervenir au même niveau que maintenant, et, pire que 55% veulent qu’il intervienne davantage. Si c’est vrai (ou à peu près vrai), il y a de quoi se faire des cheveux blancs : seule une minorité a compris que l’État n’est pas le remède, mais qu’il est le problème. Allez ! Tout va bien dans le pire des mondes socialistes !

Raymond.

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Cyclotourisme

Super MenteurIl est trop, lui, comme diraient les djeunes : « On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n’est pas terminé, mais le retournement économique arrive.» Ben mon cochon ! Fallait le faire ! Qu’on entre dans une seconde phase du quinquina (un quinquina, c’est un quinquennat bachique), ça se peut. Encore qu’on puisse sérieusement en douter, lorsqu’on constate que le gouvernement Manolitito a repris les principales brêles du gouvernement Zayrault. La présence réitérée de ces malfaisantes bourriques témoigne davantage d’une continuité que d’un changement.

Oser dire que « le redressement n’est pas terminé », c’est supposer qu’il ait déjà commencé. Ben là, mon gaillard, c’est un très gros mensonge. Tous les indicateurs témoignent au contraire d’un effondrement dans tous les domaines : activité économique, dette étatique, chômage, valeurs culturelles et j’en passe. Il est vrai que la politique du sire de l’Élysée a systématiquement organisé cet effondrement. Et ça continue : de plan de responsabilité en plan de stabilité, aucune mesure structurelle n’a été prise. L’État continue d’asservir les entreprises et les citoyens, extorquer de l’impôt,  consommes à crédit. On nous dit bien qu’il veut faire des économies, mais en fait la progression de ses dépenses a simplement ralenti son rythme.

Donc pas l’ombre d’un redressement. Mais là où Soliveau est franchement ridicule, c’est quand il parle de retournement économique. On se demande… Retournement stratégique à la Clausewitz ? Que nenni ! Retournement keynésien ? Nous n’en approchons point. Peut-être, compte tenu de l’idéologie socialiste « moderne », un retournement à la Bergé-Delanoë ? Ça se pourrait bien : dans ses rapports aux citoyens, l’État prend Cupidon à l’envers. Il faut dire que le sieur Flamby a sévi onze années durant à Science-Pô comme… professeur d’économie. Avec des gugusses comme ça, pas étonnant que les science-Pôlitiques aient un bloc de quartz entre les deux oreilles.

Bref : il croit aux « cycles ». On ne sait pas s’ils sont de Kondratiev, de Juglar ou de Kitchin, mais le fait est qu’il voit l’économie comme un courant alternatif : à un minima succède nécessairement une croissance jusqu’à un maxima. Donc le tout c’est d’avoir de la patience et de faire payer l’impôt pour compenser la mouise en attendant que ça se remette tout seul. L’ennui c’est que ça ne remonte pas tout seul, et que de sales phénomènes exogènes s’en mêlent : crise financière etc… Et que les bricolages socialistes enveniment la situation. Bref : sa boule de cristal lui prédit qu’après la pluie vient le beau temps. Aussi joue-t-il les augures en regardant non pas le vol des oiseaux, mais les frémissements d’une reprise à l’étranger, ce qui revient au même. Pardine ! On annonce 1% de croissance en France pour 2014. C’est-à-dire la stagnation, lorsqu’il faudrait du 3% pour une reprise. Alors, à quoi ça sert que le Gros y se décarcassonne à l’Assemblée, hein ? La reprise vient, c’est écrit. QuelRetournement génie, tout de même ! Oui, mais… Personne ne le croit, comme l’indique le sondage en ligne du Figaro, ci-contre. Ben c’est normal : sa mathémantique l’a constamment trahi. Il voulait que la courbe du chômage s’inversât : pas de chance, sa pente est toujours positive. Il n’y a que ça et les impôt qui croissent, dans le pays. Il voulait attirer les investisseurs étrangers, et il leur met des bâtons dans les roues. Bref : c’est le Grand Fiasco. Jacques Bonhomme, le brave citoyen, en sort ruiné et furieux que le satrape élyséen n’ait pas retourné sa veste et ne retourne pas à Tulle vivre entre ses parents le reste de son âge, sans usage ni raison.

Bon, pour terminer sur une note d’optimisme : pour le vote du 25, les souverainistes, un peu partout en Europe (sauf dans les pays où l’Europe sert d’espace de prédation) vont nettement progresser. Pour le seul Royaume Uni, l’UKip de Nigel Farage est crédité de 38% dans les sondages, loin devant les travaillistes (27%) et les conservateurs (18%). Il faut dire que l’UKip, contrairement à trop de partis souverainistes en Europe, est pour un dégraissage draconien de l’État : c’est un parti national-libéral. Ce qui ne facilitera pas son alliance avec d’autres souverainistes, profondément étatistes, n’est-ce pas, Marine, Dupont-Aignan et autres ? L’eurocaste politique apatride qui s’est emparée du pouvoir européen a donc encore des jours devant elle, mais… Moins beaux que jusqu’ici !

Raymond

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Dingomanie

FouBen mon colon ! Il paraît que 64% des sondés par BVA trouvent que Mussolito est un « bon premier ministre ». Il faut dire que le squatter de Maquignon n’a pas encore eu le temps de faire trop de mal. Mais, comme disait le roseau au chêne, « attendons la fin ». Toujours à la rubrique des sondages, il paraît que 55% des sondés toujours par BVA seraient pour une « nationalisation temporaire » d’Alstom. De deux choses l’une : ou bien BVA signifie : Braves Veaux Abrutis -ce qui expliquerait ces chiffres ahurissants- ou bien les gens ne comprendront jamais que le stalinisme a fait son temps et que les nationalisations appartiennent au Cambrien économique. Il y en a encore beaucoup, trop, pour s’imaginer qu’une entreprise nationalisée est autre chose qu’un gigantesque fromage où les syndicats, par comités d’entreprises interposés, se logent comme des vers. Ou que c’est autre chose qu’un rafiot péclotant qu’il faut sans cesse maintenir à flot en pompant la phynance des citoyens. Bon, si les sondages évoqués ne sont pas qu’une manœuvre propagandiste commandée par le satrape élyséen, il faut faire le bilan : le pays est définitivement condamné.

D’ailleurs, un jeune écervelé Président des @JeunesDroitePop Mouvance Jeune du courant #DroitePopulaire à l’#UMP (ouf !) déclare tranquillement que « les libertés individuelles sont secondaires. L’essentiel c’est la prospérité d’un pays. » Remarquez, ça dépend ce qu’on entend par libertés individuelles : si c’est la perversion permise, sauce bobos du PS, effectivement c’est secondaire – niveau Jurassique inférieur ; mais s’il s’agit de l’autonomie des citoyens, c’est-à-dire le fait d’échapper à la tyrannie paralysante et infantilisante de l’État, alors c’est fondamental. À commencer par la liberté d’entreprendre, sans laquelle il ne saurait y avoir de prospérité générale, seulement la prospérité d’une oligarchie coconnée par Sa Bouffisure l’État. Bref : un régime de monopoles servis par un troupeau de consommateurs béats. Bon, avec des gars comme ce Gentillet (ça ne s’invente pas !), la « droite populaire » ne semble pas être une pépinière de génies. Quant on vous dit que le libéralisme est très en-deçà de l’horizon, ce n’est qu’une constatation lucide. Il faudra bien trois générations et de vastes ruines avant que les mâts de la nef libérale ne soient perceptibles. Mais d’ici-là, les carottes seront cuites.

Question prospérité, y en a des qui prospèrent. Pas ici, c’est entendu. Google, par exemple, eh bien ! Merci, ça va très fort, même si Chrome est un navigateur poussif (je le sais, j’en ai un, dont le seul avantage est d’être gratuit). On s’intéresse, chez Grosses Lunettes, au Solar Impulse. Keksékça ?  Bon, vous souvenez-vous de l’avion saugrenu du salon du Bourget 2011 ? Ben c’est de la même eau, sauf qu’il s’agit cette fois d’un bimoteur censé faire le tour du monde actionné par la seule énergie électrique. C’est Piccard le jeune qui se mettra au manche. Ce cerf-volant aura une envergure de 61 mètres (en gros, celle d’un Boeing 747), pèsera 1,6 tonnes, avec une charge alaire de 8Kg/m2,  développera 8CV pour croiser à 8500m d’altitude à une vitesse comprise entre 45 et 75 Km/h si tout va bien.  L’engin est pavé de cellules solaires sur l’extrados et bourré de batteries pour la nuit. L’embêtant est que ce joujou pour ingénieurs farceurs ne peut bénéficier que de 8 heures de lumière utile par 24 heures : les batteries devrons assurer, hein ! De plus, ce machin va être très sensible aux turbulences, vu sa prise au vent : bonjour les manœuvres ! Et ça risque bien un peu de se disloquer, à la longue, comme les raidisseurs d’un cerf-volant par jour de trop grand vent.

Bon, ben c’est pas grave : ce machin délivre un message, nous dit-on, c’est un symbole pour les escrologistes du monde entier. Ouais… Symbole de l’impuissance à tirer parti des zénergies renouvelables autre que l’eau pour faire du travail sérieux. On ne transportera pas 500 passagers à 900 à l’heure avec des bricolages de cet acabit. Mais, nous dit-on, le Flyer des frelots Lindbergh n’était pas plus puissant, et voyez… Oui, on voit les A380 avec d’énormes et puissants réacteurs qui n’ont plus rien à voir avec la pétrolette du Flyer. Et puis… un avion propre qui mobilise des techniques à haute consommation énergétique et polluantes, c’est sûrement une réussite escrologique ! Bon, mais pourquoi Grosses Lunettes s’y intéresse ? Là, ça devient suspect.

On apprend que Google de Mountain-View s’est battu contre Tragopyge (c’est plus joli que Fesse-Bouc) pour acheter Titan Aerospace, firme spécialisée dans les drones photovoltaïques. En fait, Grosses Lunettes a une idée : répandre de manière très monopolistique l’accès à Internet là où les satellites ne font pas la couverture : en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, en Océanie. Oh ben chavais pô, moué ! Je croyais que ça couvrait tout, mais il paraît qu’il y a encore des pays arriérés, dont les populations parlent encore l’affreux patois de leurs ancêtres, qui sont hors de la zone ou trop fauchés pour s’abonner. Tudieu ! Alors les gars de Google ont d’abord pensé à un réseau de ballons, mais, hein… Un ballon ça dérive, ça explose en rejetant plein d’immondices anti-escrologistes sur la planète. Voilà qui a fait rigoler Bill Gates (dit, en bon Français, Guillaume des Grilles) : Grosses Lunettes « ferait mieux de dépenser son argent à inventer autre chose. » Il a raison, Guillaume ! Donc quelqu’un de chez Google (et aussi de chez Tragopyge) a pensé aux drones photovolaïques. D’où la bagarre pour s’emparer de Titan Aerospace. Voilà, voilà. Vous voyez le rapport avec Solar Impulse ?

L’avantage du drone, c’est qu’il est télé pilotable, lui, et qu’il ne subit pas la poussée d’Archimède qui le conduit à une altitude où pète un ballon en raison de la loi de Mariotte. Et puis il peut tourner un paquet d’années, en théories, puisqu’il pompe l’énergie solaire. Ben oilà : l’eurêkwassion a donné Solar. Ce drone aura 50 m d’envergure, pour une longueur de 10m, un poids de 160 Kg, capable d’emporter une charge de 32 Kg à 20Km d’altitude, à la vitesse de 104 Km/h, bon an mal an. On espère ainsi couvrir 17 800 Km2 en surface avec un Solar. Remarquez… Il en faudrait un sacré paquet (11 000 pour la seule Afrique !). Quand on sait le cirque que c’est pour diriger un drone, il faudra une palanquée de télé pilotes ! Admettons qu’on fasse du pilotage automatique, bon… Mais 20 000 mètres, c’est la basse stratosphère. En principe, puisque c’est au-dessus de la tropopause, les cumulo-nimbus ne viennent pas y semer la panique, il n’y a pas de turbulences ni de convections régulières, mais des fois quand-même ça secoue. Mais il y a quand-même des vents, qui changent de direction tous les 20 à 24 mois (Oscillation Quasi-Biennale), et les vitesses, sans être énormes, varient selon la direction (Est-Ouest / Ouest/Est) de 54 à 126 Km/h, sans compter qu’il peut y avoir autre chose, on ne sait pas tout de la stratosphère. N’empêche : si le drone doit orbiter ou faire un hippodrome au-dessus d’une région donnée, il doit manœuvrer, donc dériver durant la manœuvre etc… Sans compter (regardez la vidéo) que ce grand démanché est maigre comme un coucou, et devra donc supporter des tas de contraintes au cours de sa vie opérationnelle, donc, un beau jour faire du petit… j’allais dire bois ! Mais non : du petit Kevlar et du petit Mylar. Bref : c’est pas gagné.

Le plus rigolo, c’est qu’on nous dit que tout ce mic-mac c’est pour « faire que dans dix ans le monde soit dix fois meilleur ». Ben voyons ! Par la grâce de l’Internet, d’un coup on ne mourra plus, on ne crèvera plus de faim, il n’y aura plus ni Kim Jong Un, ni djihadistes ni… ni… On rêve du « grand village planétaire » de cet abruti de Mac Luhan ! Mais il ne faut pas se moquer du monde : la vérité est que l’on veut fourguer aux pauvres d’inutiles compères-loriots quand ils ont besoin d’outils pour l’agriculture et l’industrie. Et que si l’on peut par la même occasion leur laver le cerveau pour les amener à la bobologie occidentale, ben ma foi… Je ne dis pas, il y a de tout sur le Ternet, du bon, quelquefois, et du mauvais qui ne rate jamais. Qui fera le tri ? Cela ne fait que révéler cette idéologie d’un groupe de crânes d’œufs pour qui l’humanité telle qu’elle est n’est qu’un monument d’imperfection et qu’il faut la corriger fissa. Les Huns le font avec le gender et le multiculturalisme, les Zôtres avec la technique. Transhumanisme, qu’ils appellent ça. Ça rappelle transhumance : l’idée est de faire une humanité robotisée, moutonnière, prévisible et pilotée. On veut améliorer non seulement nos capacités physiques – en fait c’est le but de la technique, des industries dynamiques, depuis l’aube des hommes – mais aussi mentales.

Là, c’est carrément fasciste, comme idée. Et naïf : par exemple on appelle intelligence artificielle ce qui est bien artificiel, certes, mais qui n’a rien à voir avec l’intelligence humaine, sinon que c’en est un produit. L’un des pontifes de cette connerie s’appelle Ray Kurzwell, et il serait chez … Google. Tiens, tiens ! Ce contempteur du genre humain, ce bricoleur des consciences, estime que, selon la « loi » (!) de Moore, les ordis progressent tellement en puissance tous les 18 mois qu’ils seront bientôt capables de réaliser tout ce que fait un être humain. Chiche : que dix ordinateurs, avec leur style approprié (donc pas pré-programmé, hein !) me présentent chacun un livre écrit relatant l’histoire de la société des ordinateurs. Je vais bien rigoler ! Bien sûr que ces camelotes calculent plus vite que nous, sont plus précises parfois que nous etc… Mais elles ne font que prolonger voire amplifier nos capacités : pas les remplacer. Et quant à fonctionner anthropologiquement, ils pourront toujours se brosser : un text-to-speech peut produire des messages, ou plutôt des vecteurs sonores (ou écrits) mais ils ne font sens que pour l’humain qui les écoute. Tout le reste, c’est de l’anthropomorphisme naïf, l’effet Lisa des années soixante. Google en est encore à 2001, l’Odyssée de l’Espace. Déjà qu’on ne sait que très, très peu du fonctionnement des facultés humaines, on n’est pas près de faire une machine mentalement androïde.

Faut pas se moquer du monde. En fait, Google comme les copains s’intéresse au fric. Ce n’est pas en soi condamnable ; ce qui l’est c’est de fourguer , comme je le disais plus haut, des compères-loriots inutiles, et surtout de vouloir « changer l’homme ». Nous allons très bien, imparfaits, malades, teigneux, paillards et mortels, merci ! Mind your own, Google, mêle-toi de tes affaires et fous-nous la paix !

Raymond.

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Maximarres

apeOn se marre ! Il paraît qu’à l’Élysée existe un bureau qui rend fou, si l’on en croit Le Figaro de ce jour. On comprend pourquoi le Docteur Alonzo Tromondada, ami de notre espion Alfred, a tant de travail dans ce palais qui ressemble furieusement à un hôpital psychiatrique. La raison paraît trouvée : une pièce satanique, qui fut la chambre de l’Impératrice Eugénie (épouse Napoléon III), servit de bureau à Giscard, Guaino, et Aquilino Morelle. Il paraît qu’elle gonfle l’ego de ses habitants. En raison de quoi ses habitants nous les gonflent. En fait, disons qu’à l’exception de l’Eugénie (au bénéfice du doute), elle a surtout été habitée par des psychotiques. Rien d’étonnant, par conséquent, que Giscard ait aimé les carats et inventé le regroupement familial qui nous donne tant de chances, et que Morelle ait sombré dans un dandysme mégalomaniaque. Pour Guaino, je ne sais pas trop ; il doit avoir ses défauts, mais le fait qu’il ait été traité de Maurrassien et de raciste par cette panouille oligophrène de BHL plaide plutôt la bonne santé mentale. Ceci dit, je persiste à penser que la condition sine qua non pour séjourner à l’Élysée, depuis la disparition du regretté Président Pompidou, c’est d’être fol comme lièvre de mars. Il faut l’être, pour se complaire à vivre au XXIe siècle au milieu de la bouffissure de stuc et se déplacer précédé d’huissiers.

Ah ! Voilà le trotskyste Hamon bien embêté : comme il veut aménager l’imbécile réforme des rythmes scolaires, voilà que le crâne d’œuf paraphrène d’où est sortie cette cagade le plaque comme un malpropre ! Le sieur Delahaye n’est pas content de son ministre, et le fait savoir : il part en claquant la porte : débrouille-toi, Hamon, je ne suis pas Haton
service !
 Voilà qui est parler, non ? En fait, cela ne changera pas grand-chose : on va continuer à amuser et embrigader les mioches, tout en emmerdant les pères, les mères et les  maires (désormais de droite), au lieu de les instruire en bonne et due forme. Le mieux serait de renoncer à cette ineptie de réforme qui n’a aucune raison d’être (sauf à justifierSupprimer rythmes scolaires les prébendes consenties à des experts tout droit sortis de l’Académie des  Ânes). C’est ce que pensent, comme moi, les lecteurs du Figaro (voir ci-contre). Mais nous sommes sous un régime où les pires âneries continuent mécaniquement d’aller leur train, quelles que soient les raisons contraires. Ce pays serait en voie de guérison si un ministre installé rue de Grenelle renonçait à s’intituler par excès ministre de l’éducation et redevenait ministre de l’Instruction Publique. On mettrait alors les savoirs au centre de l’enseignement et l’on cesserait de bourrer le crâne des minots avec des fariboles idéologiques. Mais tant qu’on claironnera que l’enfant n’appartient pas à la famille (sous-entendu : mais à l’État) comme le chante la mère Rossignol, nous aurons toujours un imbécile de ministre soucieux d’attacher son nom à une « réforme », si calamiteuse soit-elle. Et si l’État renonçait à se mêler d’instruction et laissait ce soin à des associations de citoyens ?

Il reste 23 jours avant l’élection des députés européens. On s’attend à une abstention record (certains avancent 60%) ; pourtant, les gens ne cessent de pester, avec quelque raison, contre cette Europe des technocrates, ses organisations incontrôlées, ses oukases souvent absurdes, son exécutif échappant à tout contrôle démocratique. Il faut être cohérent : ou bien on accepte que ça continue comme ça, ou bien on réforme, ou bien on en sort. Mais dans tous les cas, on ne peut pas rester indifférent. Il faut voter ; pour ma part, je voterai, une fois n’est pas coutume, car il y a le feu au lac. Je voterai pour un candidat eurosceptique, partisan d’une Europe restreinte, des Nations, sans bien-pensance, sans traité de Maastricht ni de Lisbonne. Et gare à lui, si, élu, il venait à trahir ! Tenez : je regrette que Nigel Farage ne soit pas Français, il aurait ma voix. En tous cas, pour le moment, cette élection semble hors de l’horizon radar des médias du Propaganda Staffel. Silence radio-télé. On comprend pourquoi : dans tous les sondages, les socialistes arrivent en troisième position, loin derrière le FN et l’UMP. Ça fait moche dans le tableau, et ça donne des sueurs froides autant aux squatters du gouvernement qu’aux eurolâtres. Donc, raisonnent-ils (pardon : résonnent-ils, comme des Montambour), être minoritaire dans 40% du corps électoral, c’est moins pire que de l’être dans 80%. Déculottée, oui, mais relative, hein ! CQFD. Il paraît que l’Aurélie du machin de la culture et de la communication (Hi !Hi !) aurait donné des instruction pour qu’il y ait quand-même de vagues débats dans l’idiot-visuel public, entre deux Plus Belle la Vie. C’est maigre : le gouvernement ne s’implique pas. Dis-donc, Bronx-Jouissance, puisque tu es je ne sais quoi aux affaires européennes, comment ça se fait que tu ne te bouges pas le postérieur ? Allez ! Pas de faux-semblants : on connaît la réponse.

Raymond.

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