Déconfiture

Démovore SmallIl est des rapprochements qu’il vaudrait mieux ne pas faire si l’on souhaite garder une certaine sérénité. En reprenant pour la… Quinzième ? Vingtième ? fois le livre de Benoist-Méchin, Soixante Jours qui ébranlèrent l’Occident… Bon, silence les oligophrènes gauchistes et pseudo-républicains : Oui, cet auteur fut pétainiste, il n’empêche que le soin qu’il prit à détailler ces journées tragiques de 1940 montre à l’évidence comment la faillite d’une caste politique intoxiquée d’idéologie et soucieuse d’abord de ses intérêts électoraux, donc de son confort, conduit infailliblement à la catastrophe. Revenons à nos moutons. Le 21 mars 1940, désavoué par un vote de l’Assemblée, Daladier démissionne et le jour même Lebrun charge Raynaud de constituer un nouveau cabinet. Comme d’habitude, c’est une combinazione qui se présente le 23 mars devant la Chambre en claironnant, mais il est difficile de dégager une majorité ; le vote étant indécis, on procède au pointage des bulletins, tandis que Raynaud et ses complices racolent dans les couloirs les députés abstentionnistes pour les faire voter en faveur du gouvernement proposé.

Finalement, on comptera 111 abstentions, 156 voix contre, 268 voix pour. Ce qui donne une seule voix de majorité à Raynaud, « Encore ne suis-je pas très sûr qu’il l’ait eue » dira plus tard Herriot au Général de Gaulle. On recommanda à Raynaud de se retirer, car comment faire la guerre avec une voix de majorité ? Mais l’ambitieux petit nerveux tint bon et ne démissionna que le 16 juin à 22 heures. En pleine débâcle. Après avoir prononcé le premier, le 25 mai, le mot fatal d’armistice. Il laissera ce triste fardeau à d’autres. Il serait toutefois injuste d’imputer la défaite au seul Raynaud : elle avait été préparée de longue date par l’impéritie des politiciens qui avaient déjà démesurément grossi l’État, en avaient compliqué à plaisir le fonctionnement, l’empêchant de se consacrer correctement à ses trois rôles régaliens, et tout spécialement à la Défense. D’institutions multiples et concurrentes en comités Théodule, la gabegie était non seulement monstrueuse, mais mortifère.

Je dis que les mêmes vices politiques sont toujours à l’œuvre aujourd’hui. L’État est devenu un monstre glouton, assez comparable à l’idole Manduce des Gastrolâtres du Quart-Livre : « C’estoit une effigie monstrueuse, ridicule, hydeuse, et terrible aux petitz enfans, ayant les œilz plus grands que le ventre, et la teste plus grosse que tout le reste du corps, avecques amples, larges et horrificques maschoueres bien endentelées, tant au dessus comme en dessoubs… » Les Gastrolâstres gavent l’idole de viandes (nourritures) surabondantes : « Croyez que par eulx ne tenoit que cestuy Gaster, leur dieu ne fust aptement, precieusement et en abondance servi, en ces sacrifices, plus certes que l’idole de Heliogabalus, voyre plus que l’idole Bel en Babylone, soubs le roy Balthazar. » Pardi ! Il lui en faut toujours plus, et en récompense, l’idole les renvoyait « à sa selle persée veoir, considerer, philosopher et contempler quelle divinité ils trouvoient en sa matière fécale. »

Pour satisfaire le monstre, on le gave d’argent. Non pas d’argent public : ça n’existe pas, l’État ne possède pas d’argent en propre : il l’extorque aux citoyens. Mais comme cela ne suffit pas, il l’emprunte, et ce sont au final les citoyens qui paient le service de la dette. Inutile de s’éterniser à décrire les conséquences : une dette nationale monumentale, et la débâcle économique, sociale et politique. Il serait là encore injuste d’imputer cette débâcle aux seuls Gastrolâtres dont on déplore, en ce mai commençant, la seconde année de sévices. Ici encore, le mal est ancien et profond : le dernier budget en équilibre – il affichait même un excédent de 8,5 milliards de francs (soit 1,29 milliards d’euros) – date de 1974. Il y a quarante ans ! Depuis sont passés trois régimes socialistes, douze ans d’immobilisme, cinq ans de demi-mesures. L’inconséquence et la fureur idéologique du gouvernement Hollande ont cependant énormément amplifié le désastre. Au bout du compte, la défaite d’une France désindustrialisée, comptant une population de chômeurs égale à un cinquième de la population active est parfaitement prévisible. Ce ne sont plus les colonnes de réfugiés de 1940 s’écoulant sur les routes et paralysant le mouvement des troupes, ce sont des cohortes de gens sans emplois, d’entrepreneurs en faillite, d’investisseurs découragés, d’expatriés pour raison d’impôt excessif qui font aujourd’hui le paysage de la déroute. C’est moins visible, mais c’est tout aussi grave.

Alors que fait-on ? Comme le cabinet Raynaud en 1940, on se paie de mots. On ne met pas de Massilia à quai à Bordeaux au cas où l’on déciderait après moultes tergiversations de passer aux Colonies, on n’imagine pas de réduit Breton impossible à édifier : on fabrique un pacte de stabilité. Il n’y a rien derrière, que des mesurettes, des rabotages de surface, mais aucune mise de l’État au régime draconien, aucune libération des forces productives. Mais on feint de consulter là-dessus une Assemblée où un parti socialiste, très minoritaire désormais dans le pays, est encore majoritaire. Bien sûr, il y a de la grogne : l’extrême-gauche hurle stupidement au libéralisme. On racole dans les couloirs pour éviter d’être complètement désavoué, tout en sachant que la procédure choisie ne comporte aucun péril pour le gouvernement. On ne brandit même pas la menace de la dissolution : ceux qui siègent au Parlement sont littéralement assis dans leur assiette et ne voudraient jamais revenir devant les électeurs de peur d’être renvoyés. On cherche une légitimité là où personne ne peut l’accorder, et l’on vote. Pour rien.

Raynaud eut une voix douteuse de majorité. Valls ne l’a même pas eue, voyez les chiffres : 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions, soit 299. En fait, même dans cette chambre introuvable, on est battu. Mais on fait comme si l’on avait gagné. Et l’on continue pour 1100 jours en espérant s’accrocher, en passager clandestin, à une hypothétique reprise économique extérieure. Ce serait risible si ce n’était tragique. Autant faire chanter un Te Deum à Notre-Dame pour sauver la France ! Mais on peut se poser cette question : à qui les socialistes refileront-ils le triste fardeau de la déconfiture ?

Nous sommes le premier mai, fête de Beltaine, et comme à l’accoutumé des cortèges braillards de syndicalistes gastrolâtres défilent, parce qu’ils croient que c’est la fête du travail. Peut-on appeler « travailleurs » ceux qui inspirent un code du travail ahurissant empêchant les gens courageux de travailler ? La mascarade continue.

Sacha.

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Propos d’arrière-salle

Oh maisLes discussions à bâtons rompus entre les honorables membres de notre Camorra nous conduisent parfois à bien rire. Vautrin nous signala que le sieur Sapin, sinistre d’éminence, a tellement de difficultés avec la croissance orientée sur la mauvaise pente, qu’il ne connaît plus le verbe croître, ou du moins sa conjugaison. « L’endettement n’a cessé de croisser », a-t-il proféré, sérieux comme un pape. À moins qu’il n’ait prononcé coasser, ou croasser, en faisant obscurément allusion à des grenouilles ou à des corbeaux, sait-on jamais : jusqu’à preuve du contraire, il y a présomption d’innocence. En tous cas, ce n’est pas la première fois qu’un satrape du gouvernement reconnait que la dette croît, mais jamais personne chez eux ne semble s’en inquiéter.

Un autre truc nous a amusés : Nénesse, le tôlier, vint nous raconter en rigolant que Valls venait de dire aux députés : « Le résultat du vote conditionne la légitimité du gouvernement. » Pardi ! Vous savez, lecteurs fidèles, ce qu’il en est de la légitimité : un jugement de valeur porté sur un type à qui on a délégué le pouvoir. Pour être investi de l’autorité, il faut être légitime, c’est-à-dire être maître de son désir avant de prétendre à l’empire sur le désir des autres (définition prêtée gracieusement par Vautrin). Ce n’est donc pas ce ramassis d’idéologues prévaricateurs irresponsables allant à la soupe au palais Bourbon qui pourrait prétendre conférer une légitimité quelconque à un gouvernement complètement délégitimé par le peuple. Bah ! Tant pis : Manolitito fera comme si !

J’ai fait part aux citoyens en conclave dans l’arrière-salle du troquet de Nénesse de la protestation (relayée) d’un lecteur qui, ayant lu mon article du 27 avril, semblait s’indigner que j’aie évoqué « ceux qui aiment l’idéologie du genre et Tomboy ». Son argument, en résumé, était que l’histoire racontée par le film n’était rien d’autre que la souffrance d’une gamine obligée d’user de stratagème pour se faire accepter dans une bande de garçons. Et, ajoutait cet honorable lecteur, « Ce  qui  est  très  dommage,  c’est  que  les  tenants  d’une  théorie criminelle se soient emparés de ce film, en dévoyant sa finalité, pour en  faire l’emblème de leurs errements. » Chacun voit midi à sa porte, et parfois trop de clarté obscurcit, comme l’expliquait mon Blaise. J’ai vu personnellement le film, et mêlés à la candeur affichée, j’y ai trouvé plein d’éléments de propagande pour le « gender ». Du reste, la réalisatrice ne s’en cache pas, dans une interview sur Arte où elle déclare clairement : « il y a une dimension politique et engagée dans le film, à l’endroit où le cinéma le permet. » Nous avons donc, dans notre Camorra, des raisons objectives de penser que ce film a bien été produit sinon ad hoc du moins avec une arrière-pensée militante. Ceci étant, nonobstant l’acharnement des propagateurs du gender, je pense que les gamins forcés de regarder ce film n’y aurons vu rien de plus que l’histoire candide d’un garçon manqué qui se fait heureusement rabrouer par sa mère. Mais si les accompagnateurs adultes ont fait une explication de texte après la séance, là… Vous me suivez !

De fil en aiguille, la discussion ayant dévié sur le rapport contemporain entre hommes et femmes, nous avons qualifié ledit rapport de fol comme lièvre de mars. On ne le dit pas assez : il n’y a de lièvres de mars qu’en Angleterre dans la culture de Lewis Carroll relayée par Disney dans Alice au Pays des Merveilles. En fait, c’est fin février-début mars que les lièvres entrent dans la période du rut, et les femelles n’étant pas encore prêtes repoussent violemment les mâles entreprenants. Tel est, selon nos sages, le fin mot de l’affaire. La question n’est pas là : avec les excès d’un féminisme déviant, on a l’impression que les relations entre garçons et filles sont sous le signe de l’apartheid. Phénomène noté aussi, à sa façon, par  Brice Couturier dans une de ses chroniques sur France-Culture. Commentaire de Vautrin : « De mon temps (il y a fort longtemps), la jeunesse sortait en joyeuses bandes de garçons et de filles. On allait ensemble au bal ou « au dancing ». Maintenant, on sort « entre filles » ou « entre garçons ». Les rapports semblent devenir de plus en plus difficiles d’un groupe à l’autre. Sans parler des rapports, souvent calamiteux, qui s’instaurent au sein des ménages, le chantage permanent aux recours juridiques, et même (cela a été aussi noté par certains sociologues), une sorte de prostitution conjugale : un câlin contre un Iphone, par exemple, ou des trucs de ce goût-là.

Ce sont là très probablement les conséquences d’un féminisme mal compris et poussé à l’extrême. Après, l’on s’étonne de la prolifération des unions libres et des divorces. Il eût mieux valu, ce me semble, constater la différence de nature et de culture entre les sexes, et sur cette base instaurer un modus vivendi apaisé plutôt que d’installer la belligérance et l’apartheid entre hommes et femmes.
Nous vivons vraiment une époque folle de décadence. »

Oh ! Que oui !

Raymond.

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La grande farce

Bénito Valls smallÀ quoi peut servir un vote consultatif à l’Assemblée, à propos d’un pacte d’avance condamné à l’échec, puisqu’il ne prévoit pas le dégraissage du mammouth étatique et asservit les baisses de charges des entreprises à une embauche préalable (c’est-à-dire en faisant passer la charrette avant les bœufs) ?

À rien !  Est-on tenté de répondre. En effet, quel que soit le résultat du vote, la détermination de Valls ne sera en rien entamée et il poursuivra son œuvre spécieuse. Et même eût-on déposé une motion de censure – ce que la « droite » s’est bien gardée de faire, car, timorée, elle n’oserait pas proposer le régime draconien nécessaire pour sortir du bourbier – que l’on eût pris les mêmes, en cas de succès, pour fabriquer un troisième gouvernement tout aussi calamiteux que celui-là.

Nous assistons donc à une farce parlementaire, comme les républiques successives en représentent au bon peuple. A vrai dire, même les farouches gauchistes du PS, ceux qui font mine de s’opposer à Valls, savent que le pacte est mort-né et que, par conséquent, il n’y a pas lieu de vociférer. Mais ces vociférations rouges remplissent un rôle bien défini dans le concert : vous voyez, le parti socialiste n’est pas unanime, il y a encore des socialistes pour protéger les travailleurs. Pure forfanterie : aucun parlementaire socialiste n’a envisagé de motion de censure. La soupe est trop bonne ! Autrement dit : cette mascarade de bronca s’inscrit dans la stratégie à long terme du parti spoliateur pour demeurer au pouvoir au-delà de 2017. L’échec du pacte ne sera pas imputé à la gauche, mais aux entreprises qui n’auront pas joué le jeu. En en attendant, on aura feint de céder à quelques revendications démagogiques. Malin, mais la ficelle est un peu trop grosse pour nous duper.

Cela conduit à examiner la question de la démocratie représentative. On aurait tort de croire que le fascisme soit par essence ennemi du parlementarisme. De fait, un parlement peut soit être réduit au rôle de chambre d’enregistrement – un Reichstag hitlérien – soit constituer un puissant moyen pour une caste totalitaire de demeurer ne varietur au pouvoir. Le premier cas de figure est celui que nous vivons ces jours-ci : un vote consultatif sans influence sur la suite de la politique gouvernementale, fait de l’Assemblée une chambre d’enregistrement. Le second cas de figure, c’est lorsque la confusion des pouvoirs fait que le législatif exerce indûment les prérogatives de l’exécutif. Alors règne l’instabilité apparente ; c’est, pour parodier un chansonnier de ma jeunesse, le ballet des ministères, le ballet des cabinets. En réalité, on voit réapparaître au gré des renversements de gouvernements et des combinazioni, les mêmes personnages. C’est, en somme, un fascisme protéiforme, jouant sur les tendances mais fondamentalement identique à lui-même. Le Prince et la Bête.

L’on remarquera que ce système  a conduit la France à la tragédie de 1940 et à l’imbroglio de 1958. Et ce n’est certainement pas, contrairement à ce que pensait le Général, parce qu’il n’y avait pas d’État ; au contraire : il y en a eu toujours trop, divisé en institutions parallèles et concurrentes, faisant double ou triple emploi, se mêlant de ce qui, en réalité, ne regarde pas l’État et le rendant impuissant à tenir ses trois rôles régaliens.

Ce qui est remarquable -et déplorable- c’est que le citoyen, source réelle de tout pouvoir qu’il délègue, n’est jamais consulté que de manière formelle. Il élit, et par conséquent est censé délivrer un chèque en blanc à des hommes politiques irresponsables. Pendant la durée d’une législature, mais hélas aussi au-delà, ces personnages qui n’ont pas de comptes à rendre, risquant au pire de rater une réélection, gouvernent au nom du Peuple, mais généralement contre le peuple. Nous le constatons chaque jour, et la honteuse affaire du mariage pour tous illustre à l’envi comment le fascisme peut s’appuyer sur une représentation parlementaire pour faire passer une loi réprouvée par le peuple. Le Général était autoritaire, mais lui soumettait au peuple, par voie de référendum, les lois organiques qui concernaient son existence : quod omnes tangit ab omnibus comprobari debet (ce qui touche tout le monde doit être approuvé par tout le monde). Et le Général, en 1969, a respecté le désaveu populaire en se retirant.

Le fasciste n’aime pas le référendum : il lui faut le plébiscite ou rien. Mais comme natura hominis prona est ad dissentiendum  (la nature humaine est portée à la dissension), le fasciste ne jouera le jeu du plébiscite que s’il est assuré de gagner :  le référendum, disait Hollande avant l’élection, fait appel au côté sombre du peuple. Autrement dit : que le peuple se taise et laisse la représentation agir à sa guise. C’est, on le voit, exactement l’antithèse de la démocratie.

Tarpeia rupes prope est Capitolium montem : La roche Tarpéienne est près du Capitole. À Rome, les hommes célèbres étaient portés en triomphe au Capitole, mais les traîtres précipités du haut de la roche Tarpéienne : quelquefois, c’était les mêmes, et la route des honneurs au supplice était courte. Saines mœurs, et je souhaite ardemment qu’un jour l’on y revienne.

Sacha.

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Volée de bois vert

Lièvre de MarsLu dans Le Figaro :

(Source)

« Le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, s’implique dans l’offre de rachat de l’américain General Electric sur une division du français Alstom. Un «patriotisme économique» pas toujours bien compris outre-Atlantique.

 «Un retour à la France de l’après-guerre», «de mauvais signaux envoyés aux investisseurs étrangers»… L’implication du gouvernement français dans le dossier Alstom n’a pas bonne presse outre-Atlantique. Dans un article du Wall Street Journal  intitulé «La nouvelle proposition de Siemens sur Alstom perturbe l’offre de General Electric», la journaliste Stacy Meichtry qualifie l’implication d’Arnaud Montebourg de «dirigisme» – en français dans le texte.

Le célèbre quotidien des affaires explique que «jeudi, à son arrivée à Paris après un séjour aux États-Unis – où il s’apprêtait à conclure un accord avec General Electric pour lui céder la division énergie d’Alstom -, le PDG d’Alstom, Patrick Kron, a reçu un message urgent en provenance de Bercy. Arnaud Montebourg a sommé le dirigeant de 60 ans de se rendre immédiatement au ministère pour lui expliquer pourquoi Alstom avait engagé des négociations sans le tenir informé». Le ministre de l’Économie aurait indiqué au patron qu’«aucun grand accord ne peut se produire sans son accord», ajoute le quotidien.

Des manœuvres qui étonnent le Wall Street Journal. Le quotidien écrit que «malgré les efforts du président Hollande pour ranimer l’économie anémiée de la France avec des baisses de taxes et d’autres mesures favorables aux entreprises, un des membres de son gouvernement reste fermement ancré dans un dirigisme (en français dans le texte), c’est-à-dire un contrôle étatique de l’économie qui caractérisait la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale». Le célèbre journal économique explique que «l’interventionnisme d’Arnaud Montebourg est motivé par l’idée selon laquelle un gouvernement a le devoir d’interférer dans les affaires des entreprises – même si l’État n’est pas présent au capital de ces dernières – lorsque des emplois sont en jeu».

Une stratégie mal comprise outre-Atlantique. De fait, «à l’heure où les pays déroulent le tapis rouge aux entreprises pour attirer les entreprises les plus innovantes sur leurs côtes, la France se demande encore comment repousser les prétendants étrangers», écrit le Wall Street Journal. Le quotidien fait ainsi implicitement référence à la déclaration du premier ministre britannique. Peu après l’élection de François Hollande, David Cameron s’était en effet dit prêt à «dérouler le tapis rouge» aux entreprises françaises qui fuiraient l’Hexagone pour la Grande-Bretagne en raison de l’augmentation des impôts voulue par François Hollande.

Le Wall Street Journal rappelle en outre la tentative avortée de Yahoo! pour mettre la main sur Dailymotion. «M. Montebourg a fait échouer les négociations, châtiant ainsi le géant américain du Web», écrit le quotidien… Des faits qui «envoient de mauvais signaux aux investisseurs, qui se découragent», affirme Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard, interrogé par le quotidien.

Une opinion partagée par le média financier CNBC, pour qui la France est coutumière du fait. «Les différents gouvernements français ont tous tenté de bloquer des offres de reprises en provenance d’étrangers, en prétextant qu’il s’agissait de groupes stratégiques pour le pays.»

De son côté, Forbes écrit que «la France est notoirement connue pour être un pays retors envers les acheteurs étrangers». Le magazine rappelle en outre que General Electric avait déjà voulu mettre la main sur une division du géant du nucléaire français Areva en 2010, en vain. Une réorganisation nationale avait eu les faveurs de l’État, souligne le journal, avec une partie du pôle convoité rachetée par Alstom et l’autre par Schneider Electric. »

Juste ! Ce n’était pas la peine d’essayer d’attirer des investisseurs étrangers avec petits fours et discours lénifiants pour donner ensuite la preuve que ce gouvernement est dirigiste, fasciste, ennemi du libéralisme.

Ce serait bien, si Le Figaro (et son rédacteur Mathilde Golla) n’y allait de son petit couplet cocoricouac et d’une ironie déplacée, en pointant le fait que Forbes a déformé le nom du sinistre du redressement (IM) productif en « Mounteborg ». Et alors ? Nous l’appelons bien Montambour, nous !  Mounteborg ne fait qu’accentuer le côté outrecuidant du personnage. Le journalistE essaie de lancer une pique : « Une précipitation qui fait également oublier à la presse américaine que l’État fédéral n’est pas toujours extérieur au monde des affaires. La polémique qui avait entouré l’attribution du contrat des ravitailleurs à Boeing au détriment d’Airbus démontre que la politique peut parfois faire bon ménage avec le milieu des affaires aussi aux États-Unis… » Ouais, et alors ? Donner la préférence à une entreprise enracinée sur le sol national, c’est normal, nous l’avons fait nous-mêmes en matière, par exemple, d’aéronautique militaire, de centrales nucléaires etc… Et il n’est pas sûr que techniquement et financièrement l’achat de ravitailleurs produits par Airbus Industries (qui n’est plus français qu’à hauteur d’une partie du capital, 22,46% en 2010, mais des actions ont été cédées depuis) eût été une meilleure affaire pour l’US Air Force. Et les Yankees ont aussi des travailleurs à protéger, ce n’est pas le monopole de la « république » française.

Mais accorder la préférence nationale, ce n’est pas la même chose que de mettre ses sales pattes crochues de socialiste dans des affaires privées. Alstom appartient à ses actionnaires, pas à l’équipe de larrons qui tyrannise ce pays. Tout ce que je souhaite à ces pignoufes, c’est de ramasser une baffe de plus. D’accord, d’accord, j’aurais préféré qu’Alstom ne fût pas contraint de se vendre. Mais c’est comme ça, bon. Serait-il mieux de la vendre à Siemens, un géant allemand, qu’à General Electrics, un géant américain ? La nationalisation doit être exclue : même sous couvert d’impératifs stratégiques, l’État n’a pas à posséder d’entreprises monopolistiques qui fonctionnent comme des canards boiteux et ne se tiennent à flot qu’à grands renforts d’argent extorqué aux citoyens, avec des comités d’entreprises et des syndicats riches comme Crésus. Tout ce qu’on peut lui concéder, c’est d’avoir des arsenaux. Et si l’on veut une indépendance industrielle, il faut s’en donner les moyens et ne pas taper à tour de bras sur les entreprises et les investisseurs.

Quant à parler de patriotisme, même économique, à propos de la politique socialiste, c’est à se taper le cul par terre ! Si les socialistes sont patriotes, je suis Saint Jean XXIII. Tout ce qu’ils veulent, c’est faire croire, une fois de plus, qu’ils sont les Grands Timoniers protecteurs des travailleurs, vous savez, de ces travailleurs qui, dégoûtés, ne votent plus pour eux. Et ils le font en violant deux droits fondamentaux : celui de propriété et celui d’autonomie. À ce jeu-là, ils récolteront encore plus de chômeurs. Et peut-être du plomb chaud.

Raymond.

Post scriptum : Je ne suis pas pro-américain, mais je regarde seulement, avec irritation, déplacer les pièces sur l’échiquier : Hollande-Montambour trichent. Comme d’hab’.

 

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Crétins !

Démovore SmallJe ne sais pas, à l’heure qu’il est, si le CA d’Alstom va accepter l’offre de General Electric pour le rachat de son activité énergétique. Dans la zone magouilles européo-gouvernementales, Siemens propose le rachat de ce secteur tout en cédant la moitié de son secteur des transports à Alsthom. Bon, on verra bien. Le problème est que Siemens est un adversaire historique d’Alstom, et p’têt’ bien que le groupe allemand a dans la tête de ratatiner l’activité d’Alstom pour accroître sa propre puissance. En plus, dans le secteur des trains, Alstom et le canadien Bombardier avaient refusé les transferts de technologie, tandis que Siemens a refilé les secrets de fabrications. Résultat : les Chinois répondent aux appels d’offres internationaux en proposant des machines performantes et moins chères. Hum… Ça pourrait bien être bientôt le cas dans le secteur automobile, pas vrai, PSA ? Toujours est-il qu’un gros Alstom-ferroviaire aurait bien du mal à percer sur le marché international, après ça. Quoi qu’il en soit, la solution « européenne » qui semble plaire aux bolosses du gouvernement, ça pourrait être le mariage de la carpe et du papin, je crains. En tous cas, les lecteurs du Figaro estiment à 59% que les crétins du gouvernement n’ont pas à foutre ni le nez ni leurs doigts crochus dans une transaction strictement privée. En sus, General Electrics est bien implanté en France, et fournit même aux arsenaux les turbines des sous-marins nucléaires d’attaque. Alors, exciper de l’importance stratégique de l’affaire, hein, les socio-crétins repasseront.  J’aimerais bien que le CA d’Alstom (compagnie canard-boiteux) leur dise merde.

Autre chose. Comme on le sait, si l’on reproche ironiquement à un Suisse que son pays a un ministère de la Marine, alors qu’il n’a pas de frontières maritimes,  il nous répond du tac au tac que nous avons bien, nous, un ministère de la culture. C’est un hapax incongru ajouté en 1959 au système étatique, comme s’il était entendu que Sa Bouffissure l’État devait promulguer une culture officielle. Qu’on y ait depuis rajouté stupidement « et de la communication » est une connerie à mourir de rire, car la communication n’a rien à voir avec les nouvelles, ni avec la propagande. Cet appendice inutile parmi les inutiles, s’est vu attribuer 7,26 milliards d’euros en 2014, dont 2,9 milliards pour, tenez-vous bien, « la culture et la recherche culturelle ». Je me demande bien ce qu’on peut faire en matière de recherche culturelle, en tous cas on trouve : un tas de conneries qui ont valeur d’infra-culture, bref du bouya-bouya gauchiste, car il est évident que les cultureux sont par définition très majoritairement de gôche.

Ne l’oublions pas : ce fric est pompé dans la manne que Bercy extorque aux citoyens. En toute logique, donc, les bienfaits de cet encombrant ministère devraient être distribués équitablement entre tous les citoyens qui en auraient envie. Oh mais ! Ce serait préjuger de l’orientation politique de la taspée qui le dirige, auteur de quatrième zone (les extraits que j’ai lus parlent de cunnilingus, mais je n’en sais pas davantage : je lis Châteaubriant, d’Ormesson, et même parfois Malraux, mais jamais  Filippetti). L’Aurélie, c’est une socio-fasciste militante. Elle n’aime pas le FN, c’est son droit : moi non plus je ne l’aime guère. Mais supposons : si j’étais assez psychotique pour devenir ministre comme elle, il ne me viendrait pourtant pas à l’idée de punir les citoyens des villes ayant voté FN.

Les nouveaux maires de ces villes tendent à sucrer les subventions à des tas d’assocs interlopes, proches des mouvements pervers et extrémistes : à mon sens, ils font bien. Mais la ministricule ne l’entend pas de cette oreille : elle part en croisade contre ces mesures, et promet de refourguer des subventions nationales aux douteux privés de subventions communales. Donc renflouer les nuisibles avec de l’argent volé aux contribuables. Pis que cela : on encourage les milieux « culturels », sportifs, et bien évidemment « associatifs » à ostraciser les électeurs des vilaines communes FN. Lesquels, bien entendu, paient quand-même l’impôt.

Quelques exemples : le crétin Bruel ne veut pas se produire dans ces villes. Un festival de cacophonies (Positiv Festival, d’après), et un autre de « théâtre » (Têtes à clap…Doit y avoir erreur !) quittent Beaucaire, ainsi que des chevaliers du fiel, le théâtre associatif de la ligue de l’enseignement (vous savez, ceux qui aiment le gender et Tomboy), tout ça c’est annulé. Si j’en crois Valeurs Actuelles (24/04/2014), la commune du Pontet, près d’Avignon, perd cinq spectacles du festival off  d’Avignon (conformément aux bêlements du fasciste Py, grand manitou  du festival d’Avignon). Bon, au fond, les habitants de ces villes honnies ne perdront sans doute pas grand-chose, étant donné l’extrême médiocrité de ces « produits culturels » concoctés par des aliénés. Mais c’est pareil dans le sport : un certain Boudjelal, président du Rugby Club toulonnais, ne veut pas que son équipe joue en amical contre Béziers conquise par Maynard. Ah, et puis Caen, qui a été conquise par l’UMP, est aussi punie : elle devait être le lieu du déjeuner officiel des chefs d’États prévu pour le 70e anniversaire du Débarquement : ben tintin ! Cette fois, c’est le squatter élyséen (ou l’un de ses sbires) qui a décidé que les puissants boufferaient en dehors de la ville.

Réveille-moi, Maman, c’est un cauchemar ! La gauche fasciste est tellement en rage d’avoir ramassé une déculottée (très méritée) aux municipales, et de voir le peuple n’en faire qu’à sa tête, qu’elle ne peut pas s’empêcher de commettre des forfaitures. Nous sommes bel et bien sous un régime fasciste, car aucun régime démocratique n’oserait prendre ces mesures honteuses que nos oligophrènes socialistes actionnent sans vergogne, tellement persuadés, ces imbéciles, ces fous, qu’ils représentent le Parti du Bien. J’espère qu’ils ramasseront encore de grosses baffes le 25 mai, et dans toutes les élections à venir, et que le Peuple, quelque jour, les flanquera dans la poubelle de l’Histoire.

Raymond.

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Gaudeamus igitur

apeTout de même, c’est un vrai bonheur de retrouver la Dinde du Poitou sous les ors-heures de la République. Avec elle, pas de grisaille gouvernementale, elle nous surprend à chaque instant, et nous fait crever de rire. Reconnaissons tout de même qu’après tout, son idée de remettre à plat l’imbécile et néfaste écotaxe n’est pas stupide ; mais ce n’est qu’une rodomontade. Bon : au chapitre des nouveautés, Ségo claironne qu’elle va créer 100 000 emplois dans la verdure escrologique. Il est vrai que si l’on décide de ne plus construire de centrales nucléaires, au moment où surgit une nouvelle génération plus performante et plus fiable de ces machines, et même d’en fermer, il va bien falloir se débrouiller pour produire de l’énergie. L’ennui, c’est que dès qu’un socialiste parle de créer des emplois, il pense emplois publics, c’est-à-dire fonctionnaires. Ennuyeux, non ? Car ce ne sont pas des fonctionnaires qui pourraient créer de l’énergie : d’une part, ils en manquent totalement, d’autre part le propre du fonctionnaire est de fonctionner au ralenti.

J’ai une idée, que je refile gratos à Mme du Poitou : supposons que l’on mette en place 100 000 vélos équipés de petits alternateurs. A raison de 6 volts pour 0,5 ampère, on obtient 3 watts d’énergie. On pourrait donc disposer de 300 Kw à condition que les 100 000 fonctionnaires pédalent tous. Mais il ne faudrait pas oublier l’absentéisme, les RTT, les congés, enfin bref : disons qu’un tiers seulement des employés pourrait être au travail en même temps. Ce qui ne donnerait que 100 Kw nominaux par tête de pipe. C’est mesquin, ça, car cet effectif étant rapporté aux 1450 mégawatts que produit une centrale nuke comme Civaux, on voit se dessiner un formidable bassin d’emploi : on pourrait créer 48 3333 333  postes à 3 watts par poste, et compte tenu de la disponibilité instantanée des gens,  1 450 000 000 d’emplois (1 poste = 3 emplois) pour remplacer une centrale ! 10% de l’humanité, de quoi résoudre du même coup notre chômage et  la misère du tiers-monde ! Sans compter le formidable boom de l’industrie des vélos et accessoires : voilà comment inverser la courbe du chômage. Réduire le taux de CO2, je n’en suis pas sûr, en revanche. Ne me remerciez pas, en tous cas, je vous donne cette idée par civisme, et je n’accepterais en récompense que la Légion d’Honneur, ce qui n’est pas beaucoup au cours actuel de la décoration, allez. Pour le Nobel de la Paix et celui d’Économie, on en discutera.

Ah oui… Mais qui produirait les vélos ? Les Chinois, pardi ! Bon, c’est réglé. Mais la Dinde du Poitou veille aussi sur la correction vestimentaire de ses collaboratrices. On sait qu’elle a elle-même le poitrail un peu délabré, conséquence des carats accumulés, des allaitements successifs très médiatisés jadis, et d’années passées auprès d’un minus habens côté pensarde mais trop tôt frustré de plaisir oral. Bref : il est difficile de réparer des ans l’irréparable outrage, je compatis, allez, moi qui suis déjà à un âge où l’on risque de pousser sur ses quilles. Seulement voilà : parité oblige, un tas de jeunettes employées au ministère d’on-ne sait-quoi, gouverné de main de fer par Ségo, pointe sous le boléro des obus de 120. Pas glop, parce que si d’aventure l’ectoplasme élyséen, ou quelque énarque libidineux,  venait folâtrer dans les couloirs, il ne manquerait pas de tomber en arrêt, comme l’épagneul au cul dodu de la perdrix. Pas de ça, Lisette, tu vas cacher ces seins qu’il ne saurait voir, et qui défient la pesanteur contrairement aux miens. Donc un bliaud austère tu porteras, et point de décolleté tu t’attiferas. Voilà Mémère qui se donne des allures de dame patronnesse repentie des frasques de sa jeunesse. C’est vrai qu’en cette époque de délires du genre, la féminité ne doit pas s’afficher : vive les poils sous le nez, les culs pincés et les œufs sur le plat ! Elle fait fort, la Dinde, et les mal-pensants en font les gorges chaudes, c’est le cas de le dire.

Avantage de la présence de Ségolhaine au gouvernement : C’est elle qui gouverne et d’un ton absolu / Elle dicte pour loi ce qu’elle a résolu. Conséquence : de sacrés couacs, au point que les séances du mercredi au conseil des sinistres vont ressembler à un élevage de canards. Heureusement, le ridicule ne tue plus, chez nous, mais hélas il est toujours nocif au regard du Dehors. Quoi qu’il en soit, ce gouvernement de rencontre n’en sortira pas grandi.

Remarquez, en matière de ridicule, l’ineffable Montambour se pose un peu là. Il a foiré tout ce qu’il avait entrepris deux ans durant, et c’est reparti pour un tour de c… Cette fois, c’est l’américain General Electrics qui veut acheter les activités énergétiques d’Alstom. Alors l’Arnaud bieurle : pas d’ça GEsette, faut qu’Alstom reste française ou à la rigueur européenne. Ben voyons ! Il est vrai que l’Alstom a depuis des lustres bénéficié de la consommation étatique : on l’a renflouée en lui commandant, avant la  précédente guerre mondiale, les moteurs du Normandie. Devenu propriétaire des Chantiers de l’Atlantique, la CGT (heu… Compagnie Générale Transatlantique, pas confondre !) lui a fait construire cette réussite commerciale qu’a été le France. Alstom a équipé de ses générateurs les centrales nucléaires d’EDF (non, il n’a pas fabriqué d’alternateurs de bicyclettes, voir plus haut !), fabriqué des TGV qui arrivent toujours en retard, mais là c’est la faute à la CGT (la vraie) et à Sud. Même que Morfalou l’avait sauvée de la liquidation et du rachat à l’euro symbolique.

N’empêche, c’est un groupe privé ; d’après ce que j’ai appris sur son capital, Tonton Bouygues en détient 29,4%, les employés 1,3%, les investisseurs privés 6% et le reste, 63% est détenu par des « investisseurs institutionnels ». Ces institutionnels sont des sociétés privées d’investissement, des fonds de pension -vous savez, des gens qui gèrent eux-mêmes leur retraite sans passer par la case redistribution/ruine chère aux français -, des organismes de placements collectifs en valeurs immobilières, des sociétés d’assurance. Bref, à part la Caisse des Dépôts et Consignations (0,99%) je ne vois pas d’argent public dans le capital. Donc le supposé gouvernement n’a pas à mettre son nez là-dedans. Ouiche ! On préfère garder une grosse entreprise dans les plis du drapeau, quitte à la liquider à terme et perdre la totalité des emplois, plutôt que d’en voir une partie passer à l’étranger quitte à des restructurations mais avec des emplois conservés. On est comme ça, chez Hollande, et Montambour ne résonne pas autrement. Donc il s’emmêle : «Le gouvernement travaille à d’autres solutions et éventualités que celles imaginées seuls et sans que le gouvernement n’en ait été informé par Alstom». De quoi se mêle-t-il ? Ben… On se veut sans doute physicien, chez Montambour, puisqu’on a prévu des solutions alternatives, comme le courant du même nom. Schneider ne veut pas racheter. Areva veut bien récupérer le secteur des moulins à vent (c’est inutile mais juteux), mais c’est tout.

L’amusant, c’est que les socialistes ont une fois de plus le feu aux fesses, parce que le conseil d’administration d’Alstom pourrait bien entériner la proposition de GE dès dimanche. Ah là ! Là ! Ma bonne dame ! Oh, les socialistes pourront toujours exciper du caractère stratégique d’Alstom, ou invoquer la règlementation boursière pour contraindre GE à faire une OPA sur l’ensemble du capital de l’entreprise, mais je pense que le conseil d’administration va leur faire faire la course à l’échalotte. Et ce sera bien fait : Sa Bouffissure l’État n’a pas à se mêler de la vie des entreprises – ni   à intervenir dans leur gestion, ni, bien sûr, à les gaver d’argent public – car non seulement en matière d’économie sa moyenne annuelle est un triple zéro mais encore l’État n’a pas à sortir de ses rôles régaliens.

Ce n’est pas tout ça : toutes catégories confondues (À, B, C) le nombre des chômeurs a augmenté de 11 700 sujets. Évidemment, les « communicateurs » (agents de propagande) ont insisté sur la faible augmentation de la catégorie A : + 1 600. Un chiffre rond et court, qui a pour but de faire croire que ça y est, ça ne s’inverse pas encore, mais ça ralentit, comme dirait Reb’s Amen. Ne parlons même pas des artifices de calcul, ni des magouilles de chez Paul Ample-Oie. Le fait est que nous comptons 11 700 chômeurs de plus, et point barre. Et selon OpinionWay/Qapa, 80% des chômeurs ne croient pas que la pente de la courbe va s’inverser. Ben dis-donc, Manolito, c’est dur-dur d’éviter les coups de corne, hein !  Faut avoir un tout petit cul, comme disait Desproges.

Remarquez, le Manolitito, grand bouffeur de curés et amateur d’iftars lors du ramadan, va aller dimanche à Rome assister à la messe de canonisation de Jean-Paul III et de Jean XXIII. Ce qui me fait penser à la blague « duos habet et bene pendentes », qui est une contrepèterie,  et que l’on raconte lors de l’intronisation d’un nouveau Pape (à la suite de l’affaire -mythique- de la Papesse Jeanne), mais que l’on peut aussi appliquer, légèrement modifiée, à la poitrine de Ségo : « Duos habet, sed bene pendentes ».

Pax vobiscum !

Raymond.

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Verbalisé par l’agent Jaurès

RVB de base«Montre folle ! Montre folle ! Montre folle ! », s’écria tout soudain le roi alors que nous l’accueillions au Château, retour de Carmaux. Il était très pâle et terriblement agité, comme si ses humeurs subitement l’avaient  plongé dans un bouillon d’inculture. Le cheveu en bataille, avec beaucoup de désordre dans son habit, il semblait sortir d’un pugilat. Gardes et  conseillers faisaient piètre figure, ne sachant comment réagir. Toutefois, le vague souvenir du Lièvre de Mars et du Chapelier Toqué… toqué ! Me firent prendre mon téléphone et appeler d’urgence notre ami Tromondada, le psy surbooké de l’Élysée.

Alonzo Tromondada survint toutes affaires cessantes, et, prenant doucement l’agité par le bras, le conduisit en son cabinet, non sans me prévenir d’un clin d’œil que je devais me rendre dans le cabinet secret, renfermant les écrans devant lesquels m’attendait La Conscience. Ainsi nous vîmes.

« Sire,  commença le psy, c’est grande misère ! Allongez-vous, je vous prie, sur ce divan, et dites-nous … heu… dites-moi, quel esprit malin vous poursuit. » Le monarque demeura un moment coi, puis murmura : « Jaurès ! Jaurès ! ». « Ah, Jean Jaurès ? » fit Alonzo. « Non, pas l’agent Jaurès, d’ailleurs je ne le connais pas. Je vous parle de mon arrière-grand-père ! » ronchonna Soliveau. « Vous voulez dire : le grand-père de Dieu votre père ? » hasarda Alonzo. « C’est cela. Papa ! Oh ! Papâââ ! » couina le roi. Lequel rajouta in petto : « Le père du socialisme, qui est l’espoir de l’humanité ! ».

Nous avions sophistiqué notre système de transmission, aussi, prenant une voix d’outre-tombe, je lui transmis ce message : « Socialiste apocryphe ! Que sais-tu de moi ? » Le roi roula des yeux effrayés : « Qui parle ? Qui parle ? » « Mon Dieu, Sire, je n’entends rien, l’assura Tromondada, il n’y a que vous et moi dans ce cabinet, et vous voyez bien que je me tais ! ». Soliveau dut en convenir. Je poursuivis : « Écoute, ô maraud ! Le socialisme de Jaurès se voulait le couronnement de la pensée chrétienne, au contraire de celui de Guesde qui prônait la lutte des classes. Je n’étais pas marxiste, moi, et aujourd’hui je ne serais pas socialiste ! » Le roi baissa le nez, piteux et craintif. Puis : « Je vois pourquoi, dit-il, une vieille femme m’a dit que je ne parlais pas comme Jaurès ! » Il fit mine de penser un instant : « Naja Bécassine a beau dire que les méchants qui m’ont sifflé sont des gens furieux de ne pas avoir été salués… » Puis, de dressant sur le divan : « C’est égal ! On m’a reçu à Carmaux comme à Saint-Étienne ; avec sifflets et quolibets ! C’est indigne ! Je me vengerai ! »

Tromondada nota ostensiblement sur son carnet : « Désillusion narcissique. Une de plus. ». « Bah !,  ricana La Conscience, il a déroulé le tapis rouge pour Valse, mais derrière le tapis se ré-enroule et le prend, lui, dans ses volutes ! ». « Sire, continua Tromondada, nous allons continuer le petit jeu des mots. Cette fois, dites-moi un chiffre. » Sans hésiter, Soliveau prononça : « 2017 ! ».  Le psy fit un signe de connivence à la caméra, puis : « Que signifie ce nombre ? Une date ? » « Naturellement ! explosa le roi, c’est l’heure fatidique ! Je reviendrai devant le peuple, ce sagouin sans cœur ! » « Mais que craignez-vous donc ? demanda Alonzo, votre gloire ne suffit-elle pas… » « Si ! Si ! Mais faut prendre ses précautions ! J’ai dit que si la courbe du chômage ne s’inversait pas je ne serais plus candidat à la royauté ! » Nous le savions, mais Alonzo insista : « Dites-vous vrai, Sire ? » « Bheueueueu ! pleurnicha le monarque, faudrait pas que ça soye comme ça ! Mais même dans ma maison, des bougres demandent déjà des primaires ! Et avec cet infâme Valse… » Il fallait en savoir davantage, et Tromondada s’y entendait pour accoucher les esprits. « Une courbe s’inverse-t-elle ? » demanda-t-il. « Ben chais pô ! Faudra bien ! » « Pensez-vous être sur une mauvaise pente de courbe ? », s’enquit le psy. « Oh ! Ouiiiiii ! » bieurla Soliveau. Puis il se reprit : « De toute façon, quand l’eau a dépassé le niveau de crue, hein ! Ben ça finit par la décrue. Y a pas à philosopher : yaka attendre, ça baisse ! » « C’est tellement naturel ! » ironisa Alonzo.

« Ouais, même que Valse prend des mesures qui servent à rien et qui emmerdent tout le monde. Bien fait ! Comme ça, y sera impopulaire du Centre ! » jubila le roi, « et y pourra pas me faire de l’ombre ! ». « Croyance en un naturalisme naïf », nota Tromondada. « Remarquez, ajouta le roi, le tout est de rester roi pour accomplir le Grand Œuvre socialiste de rachat de cette société pécheresse. Or on me trahit ! » « …Mmmm, Sire, continuez… » fit le psy. « On a dénoncé Morelle l’Aquilin… C’est Valse qui l’a obligé de partir ! Tout ça pour une pécadille. ! » « Mmmm, fit Alonzo, si l’on en croit les gazettes… » « J’y avais bien dit de pas se faire prendre, se lamenta Soliveau, je veux qu’on croive qu’y n’y a que des gens sans reproche auprès de Moi.» « Vous teniez tant que ça à lui ? » demanda Tromondada ? « Voui ! D’abord, c’était un vrai prince, lui, avec trente paires de chaussures faites sur mesure. Il avait fait pendre dans son bureau des tableaux de Achtung et Ahelsinsky. Il appréciait les fauteuils confortables, s’aimait coquet et mince ! » « Attirance ambivalente pour un petit marquis ? », nota le psy sur son carnet. « Comment, Sire, ressentez-vous cette perte ? » demanda-t-il malignement. « Il avait de l’intelligence politique, lui, et j’en suis privé… » « Privé de quoi ? » dit Alonzo saisissant la balle au vol. « D’intelligence po… Heu non ! De SON intelligence politique ! » « Lapsus révélateur ! Son inconscient est plus lucide que sa conscience. » : voilà un fait incontestable que nota Tromondada.

Le roi demeura un moment coi, puis murmura : « Ségo… Elle se fait précéder d’un huissier quand elle détintibulle dans les couloirs de son sinistère… Les gens se lèvent alors… Ça aussi, c’est la classe ! ». Le psy le laissait parler, non sans noter : « Le grand retour de la Dominatrice. » « Ouais, ricana La Conscience, un avatar plus ancien en remplace illico un autre congédié de fraîche date. La faiblesse a horreur du vide ! »

Cependant, Soliveau poursuivait son monologue, Alonzo lui prêtant une oreille attentive : « Perfide Albion ! En pleine croissance ! Moins de 7 pour cent de chômage ! C’est pas juste, ils ont baissé les impôts ! Tricheurs !… » Après de longues minutes de vain babil, le roi se dressa soudain sur ses ergots et, glissant un bras napoléonien dans son plastron, claironna : « Dissuader ! Empêcher ! Punir ! » Diantre ! À quoi rimait cette triade belliqueuse de velléités ? Tromondada, qui devinait anguille sous roche, le laissa poursuivre : « Ces jeunes… Ils partent courageusement faire la guerre sainte en Syrie contre Ben Salade, mon ennemi. L’ennui… c’est qu’ils reviennent ! »  « Mmm… fit le psy, dites m’en plus… » « Ben… Le mieux serait qu’ils restent là-bas.. » « Morts ? » « Oh Non, mon Jarnac ! » dénia un peu trop rapidement le monarque, « Quelle horreur ! Mais bon, des fois… Enfin, l’embêtant est qu’ils reviennent et continuent la guerre sainte chez nous. » « Cela fait désordre ? », suggéra innocemment Alonzo. « Oui, ça jette l’op.. op.. oppror… » « L’opprobre ? » « Voilà ! Ça jette l’opprobre sur l’ensemble de mes électeurs Sarrazins et sert de carburant aux gars de la Marine ! » « Tiens ! dis-je à La Conscience, le ‘carburant’ a remplacé le ‘logiciel’ dans les divagations socialistes, on dirait ? » « Plutôt ! » répondit le petit spectre.

« Pour les dissuader, faudrait d’abord les repérer… Là est le hic. Car pour les repérer, il faudrait fouiner dans l’ensemble des quartiers… Pas bon ! Déjà qu’y m’en veulent d’avoir marié les tar… heu, les homos, et qu’on fasse du genre à l’école… Là, s’ils se sentent eczématisés… je veux dire sigmatés, enfin… bref, fliqués, vont plus voter pour moi. » Nous apprécions tous ce bel accès de lucidité (de tels accès arrivent même au chien Rantamplan), lorsqu’il asséna ses conclusions : « Donc si je peux pas les repérer, je peux pas les dissuader. Ni les empêcher d’y aller. Donc, pas punir ceux qui essaient… Bon, on va laisser pisser le mérinos et faire semblant de mettre mes flics sur l’affaire. » « Totalement velléitaire », nota Alonzo, complexe d’Hamlet. » Avec un gars comme ça, on est sacrément protégé contre le djihad, scrogneugneu !

Le roi semblait sur le point de s’endormir. Il balbutia : « Lauvergeon… Son mari s’appelle Fric… Elle a des ennuis, ça devait Arrêver, mais elle domine le Fric ! », puis, suçant son pouce, sombra dans le sommeil. « Son monde est sublunaire, commenta Tromondada à notre intention, les lunes qui l’écrasent sont des femmes dominatrices. Mais au-dessus de tout, il y a Dieu-Jarnac, dont il se croit l’agent sur Terre. La paraphrénie éclorait très bien si son inconscient ne lui faisait pas sentir sa faiblesse indécise » Peut-être bien ! En attendant, nous sommes affligés d’un Chapelier Toqué entouré d’une bande d’aliénés.

Alfred

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La molle de la France molle

Oh maisJe n’ai pas de récepteur de télévision, et lorsqu’il se passe quelque chose d’important -ce dont je suis averti par la radio (de manière très intermittente) ou par Internet- je regarde BFMTV sur mon ordinateur. Non que cette chaîne soit meilleure que les autres, mais elle n’est pas pire, et j’aime écouter parfois BFM Business avec les analyses de Nicolas Doze, ou de Marc Fiorentino, qui disent souvent des choses sensées. Ça s’arrête là, et lorsque j’ai besoin d’un renseignement non perverti par le Propaganda Staffel, je m’adresse à des sites que je juge honnêtes, en procédant par recoupements. C’est dire que l’on ne me verra jamais, électroencéphalogramme plat, avachi devant un écran de télévision, et, pire, avec un infâme « plateau-télé » pour tout potage. C’est dire aussi que je laisse « Plus Belle la Vie », propagande perverse, tout comme « C dans l’air », « Ça se dispute » etc… (Il paraît qu’il y en aurait 52 pages sur Wikipédia !) aux minus habens cérébraux. Il n’y a donc pas de récepteur de télévision chez moi : objet honni, tabou indésirable.

Seulement voilà : ça ne plait pas aux services de « contribution à l’audiovisuel public ». J’ai beau leur dire que je n’ai pas de récepteur, ils ne me croient pas. Pour deux raisons : la première est que toute administration, loin d’être au service du citoyen, considère celui-ci comme un contrevenant potentiel, voire un délinquant qu’il importe de punir. Car ne l’oublions pas : dans la France fasciste de 2014, quiconque échappe pour une raison même légale, à la prédation fiscale, est criminel. Enfin… pas tout le monde : il y a des minorités visibles à qui l’on ménage l’impunité même si elles sont dans l’illégalité. La seconde raison est qu’un sujet (on ne peut plus parler de citoyen) ne saurait qu’être conforme à l’idée que l’administration de Sa Bouffissure l’État se fait de lui : un gentil mouton, qui se laisse tondre, obéit aux chiens et se laisse égorger sans protester. Donc possède obligatoirement un récepteur de télévision, afin de recueillir par son agenda setting la Bonne Parole des Médias, relais de la politique des Grands « Communicateurs » (comme se disaient les Ceausescu).

Alors, vous voyez le problème : un type qui n’a pas la télé est forcément hors-la-loi, et donc on peut lui tirer dessus sans sommation et surtout sans état d’âme. C’est ainsi qu’un bureaucrate m’adressa un poulet dans lequel il prétendait s’être présenté chez moi le 20 mars, pour vérifier si je ne possédais effectivement pas de boîte à images perverses, mais que comme je n’étais pas là… gnia gnia gnia…. Je n’ai vu personne essayer de forcer ma porte à cette date, et de fait peu s’y résoudraient, à moins d’être complètement inconscients. A vrai dire, je l’emmerde, et même s’il eût été porteur d’une carte tricolore et d’un mandat de perquisition, je lui eusse interdit manu militari de franchir mon seuil. L’État n’a pas à envahir le privé des citoyens. Mais le comble de la confusion, c’est la menace voilée de sa correspondance. Je cite : «( Si toutefois vous déteniez un appareil récepteur de télévision…) je vous invite à régulariser votre situation en renvoyant la déclaration rectificative ci-dessous complétée et signée. Un avis d’imposition de 131 euros vous sera ultérieurement adressé à titre exceptionnel, l’amende de 150 euros ne sera appliquée, pour la contribution à l’audiovisuel public due en 2013I » Vous avez bien lu : le sbire étatique est persuadé que je vole … des voleurs !

Bien entendu, je l’ai renvoyé paître, et je suis bien décidé à résister à ce chantage ignoble. Et plus loin : avons-nous besoin d’un audiovisuel public ? Devons-nous payer les Pulvar  et autres sacripants du Propaganda Staffel, alors même que nous vomissons en les regardant ? On nous extorque déjà l’impôt au-delà de toute raison pour financer des officines antinationales, des « zassocs » pourries, une clientèle électorale pour le Parti Spoliateur, un ministère de la « cu-culture » aussi utile qu’un Ministère de la Marine en Centrafrique, des gender theories, et l’on voudrait encore nous faire payer l’intox publique ? Cela suffit ! J’appelle à la subversion !

À vrai dire, ce n’est là qu’un aspect presque anecdotique de ce fascisme qui nous étouffe, et contre lequel les citoyens devenus sujets ne prennent pas les armes, à l’inverse de leurs aînés qui montèrent sur les barricades pour cent fois moins que cela. Comme si glisser un bout de papier dans l’urne allait guérir les maux de ce pays !

Franchement, je suis écœuré, et, pire, révolté. J’ai aimé désespérément ce Pays, malgré ses énormes défauts, mais à présent, devant le foutoir qu’il est devenu, j’aspire à le quitter. En lisant Valeurs Actuelles  de ce jour (24 avril 2014), je tombe sur une réflexion politique d’Éric Brunet (page 24). Son dégoût est le mien, jugez-en :

Parlant d’une maladie de langueur appelée « molle du Léman », il évoque une dépression locale : « c’est un syndrome mélancolique que l’on attrape l’hiver, à trop fréquenter les brumes du lac », qui peut « pousser aux pires extrémités ». Et, dit Brunet, « Moi, c’est la molle de la France qui vient de me tomber dessus. » La molle de la France l’envahit : « Tout ce qui est français me paraît médiocre : le cinéma, les Renault, l’art contemporain, la politique, la littérature, les mesures pour redresser le pays… » « Je ne suis plus amoureux de la France (…) Je ne supporte plus ses jérémiades, son arrogance, sa vision étroite et racornie du monde, sa connerie. Alors je m’efface, moi le patriote, le cocardier barrésien, hier candidat à toutes les exaltations tricolores… ». En effet : peut-on encore aimer un pays qui vous méprise à ce point et chérit un tas d’imbéciles pervers qui s’appelle « intelligentsia » par antiphrase ?

Que faire, se demande Brunet ? Que faire, dis-je ? « Attendre une rémission, bien-sûr ! » mais en attendant (et cela risque de ne pas arriver, au rythme où vont les affaires), « l’amour de la France, j’ai déjà donné. Trop peut-être. Je déserte. J’emporte avec moi Stendhal et Brassens. Le reste, vous pouvez le garder. » Moi, Vautrin, je passe en dissidence ouverte, et j’emporte, en sus des deux auteurs cités, Châteaubriand, Tocqueville et Bastiat. Et le souvenir de Jehanne, la Bonne Lorraine.

Sacha

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Les monstres

Pas de confusion des sexesVautrin a raison : si la nature a donné la beauté aux femmes, si la culture, par son industrie, a encore sophistiqué cette beauté, ce n’est pas à des fanatiques perverses de tout foutre en l’air avec  les délires du gender.

Notre ami évoquait le regard fanatique de trois furies. Une petite recherche m’a permis de vérifier qu’effectivement, on lit dans leurs yeux la folie, le fanatisme et la haine. Haine de cette réalité qui résiste à leurs idées tordues. Jugez-en :

 Regards fanatiques

Pour le moment, elles détiennent les leviers de la tyrannie socio-fasciste, et sont en mesure de nuire. Quelqu’un d’entre nous a déniché une image anticipant le résultat de trente années d’application de la politique du gender : un monstrueux hermaphrodite, symbole du monde hideux que ces malades voudraient fabriquer :

 gender theroy

Mais qu’elles prennent garde : il y aura toujours de jolies femmes et de braves matous miaulant au clair de lune. Car la nature est ainsi faite que même si le politique essaie de la tordre, elle revient au galop. La perversion, c’est l’exception pathologique. Pas la règle.

Raymond.

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Gardes rouges et autres con-sidérants

Lièvre de MarsSamedi dernier, je me réjouissais d’avoir vu la Beauté, dans les atours printaniers des jeunes femmes, flânant dans les rues ensoleillées par le printemps. Voilà qui déplairait à une certaine Ségolène Neuville, ministricule chez Valls, fanatique « féministe » faisant partie, selon Valeurs Actuelles de la « garde rouge de Valls », comprenez : d’un groupe de fascistes, la plupart issus du trotskysme LCR, que l’apprenti Duce a cru bon de placer dans son bocal de cornichons pour contrebalancer les hollandiens et enchaîner l’extrême-gauche du Parti Spoliateur.

Cette donzelle, selon Valeurs Actuelles, avant d’être chargée des handicapés et de la « lutte contre l’exclusion » hantait la commission des affaires sociales de l’assemblée. Elle a déclaré vouloir éradiquer toute spécificité liée à la masculinité et à la féminité dans la société ; bref, nous avons affaire à une de ces malades perverses voulant un monde unisexe. Écoutez-la twitter : « Ma génération a encore besoin du féminisme tant que les petites filles voudront être jolies. » La da-dame serait-elle bréhaigne au point de détester les appâts que la Nature -et l’industrie humaine- accordent au Beau sexe ? En tous cas, sa photo révèle le regard halluciné des fanatiques. Elle en rajoute : il faudrait « déconstruire dès l’école » cet abominable sexisme social qui « demande aux petites filles d’être douces et jolies et aux petits garçons d’être forts et entreprenants ».

Le rêve de cette harpie, comme celui de ses con-sœurs du genre Belkacem, c’est sans doute une société d’hermaphrodites hideux et veules ou, comme le dirait Raoul, « complètement tarlouzes ». En réalité, ce qu’elles veulent, c’est réaliser le mythe d’Omphale. N’oublions pas, dans le tableau, une certaine Laurence Rossignol, encore une LCR, qui hurle comme un  Kim Jong-un quelconque, que « les enfants n’appartiennent pas à leur famille », et voit « des choses très laides et pas claires » dans « le cerveau de ceux qui ne veulent pas que les enfants voient Tomboy ». Quand on note que cette fanatique est secrétaire d’État à la famille, on a toutes les raisons d’être inquiet, car c’est bien dans son cerveau à elle, si toutefois elle a autre chose que du fromage mou dans le crâne, qu’il y a une chose très laide et pas claire : la démence perverse.

Ce gouvernement est nuisible, dangereux au plus haut point, et l’on se demande comment Valls pourrait réussir le grand écart entre une volonté affichée de social-libéralisme (mais ce ne sont que des mots !) et la pression des fascistes de l’extrême gauche socialiste, mais aussi des mélanchoniens et des escrologistes. Libéralisation ? «Mon cul ! », dirait Z  azie. En fait, la combine de Hollande risque fort de lui exploser au nez.

Vous connaissez la roquette, cette salade prisée des bobos, qui n’est qu’un ersatz de pissenlit amer que l’on ingurgite par militantisme, comme d’autres avalent du tofu ? Eh bien ! En révélant quelques linéaments de son plan de 50 milliards d’économies, Valls a servi aux citoyens un plat de roquette. Il a bien été obligé, Valls, de brusquer ses « révélations », car c’est la panique, il y a le feu au lac, et il faut à la fois satisfaire les entreprises, les ménages et Bruxelles. Le gros, l’énorme problème, est que le socialisme est à court de l’argent des autres. Alors Valls ne peut, comme tous ses prédécesseurs, que jouer sur les paramètres de fonctionnement d’une mécanique aussi folle que la montre du Lapin Blanc dans Alice Au Pays des Merveilles.

50 milliards, c’est sur trois ans, soit 17 milliards par an. On gèle les retraites, on gèle les salaires des fonctionnaires. Bon, mais l’avancement automatique des agents de la fonction publique est maintenu, et, pire, on n’abandonne pas l’embauche de 60 000 professeurs des écoles alors qu’il fallait rationaliser l’emploi de ceux qui sont déjà en surnombre. On gèle les prestations sociales, soit. Mais l’on voit bien que ce sont des mesurettes, et que la question fondamentale du dégraissage du mammouth étatique n’est même pas envisagée. C’est évident : la dépense publique ne va pas diminuer, elle va au contraire continuer d’augmenter à un rythme certes moindre, mais augmenter tout de même.

Valls essaie de résoudre une équation qui n’a pas de racine : financer, d’un côté, le « pacte de responsabilité » (dont tout le monde se méfie) : baisse du coût du travail, hausse du pouvoir d’achat, et de l’autre réduire le déficit. On ne peut pas faire les deux, sauf à laisser les créateurs de richesses – les entreprises et les travailleurs – libres de négocier entre eux leurs arrangements, et ramener l’État à ses rôles régaliens (défense, police, diplomatie). Mais ce n’est pas dans l’ADN des socialistes ! On stagne dans la médiocrité paupérisante, les 50 milliards ne couvriraient  pas l’impact du pacte de responsabilité même si celui-ci avait atteint son régime de croisière.

« Ça ne va pas le faire ! » comme on dit familièrement. Extérieurement, parce que Bruxelles ne se laissera pas trop longtemps attendrir par les promesses lénifiantes des socialistes Français. On pourra toujours tempêter contre l’Europe – et je suis le premier à la faire, mais pour d’autres raisons- mais pour le coup, il n’est pas mauvais que quelqu’un manie la chicotte pour fouailler nos socialistes. Intérieurement, parce que le mal-être identitaire, conséquence des délires civilisationnels, parce que les bas de laine vont se vider, parce que le chômage ne se résorbera pas. Parce qu’on se refuse à regarder la réalité en face : les politiques comme les citoyens.

Tenez, Gattaz proposait de réfléchir à un salaire intermédiaire inférieur au SMIC. Illico, les gens à courte vue sont montés au créneau. Notamment Parisot, qui a en l’occurrence parlé d’esclavagisme, cette idiote. Débat interdit : « touchez pas à mon SMIC, sauf pour l’augmenter ». Jusqu’à 1700 euros, clament les cégétistes ! Le SMIC déchaîne la lutte des classes. On n’arrivera pas à vaincre ce tabou imbécile.  C’est pourtant simple : le SMIC bloque l’embauche de personnes peu ou pas qualifiées. On devrait réfléchir, cependant, et dissocier le salaire minimum du revenu minimum. C’est-à-dire dissocier ce qui relève de l’entreprise – en fonction de la richesse produite – de ce qui ressort à la solidarité. Plutôt que de payer des chômeurs, on pourrait fort bien instaurer un SMIC plus bas assorti d’une compensation collective, et par ce biais lever la barrière à l’entrée dans la vie professionnelle des personnes non ou peu qualifiées.

Eh bien non ! Tout cela est interdit de débat ; on renonce à examiner ce fait avéré que ceux qui bénéficient aujourd’hui du SMIC sont déjà dans le travail, et que rien n’est fait pour les gens qui sont en dehors du travail. À ceux-là, on refuse de facto la participation à la vie sociale, on en fait des sous-personnes. C’est un crime. Et l’on rejette donc la responsabilité sur les entreprises, sommées d’embaucher… à perte. Il y a une multitude de blocages idéologiques dans ce pays, des mythes, des tabous installés par soixante-dix ans de marxisme appliqué. Voilà pourquoi un gouvernement veule ne peut que jouer sur les paramètres, au lieu de construire un dispositif tout neuf.

À côté de cela, il est plus facile de faire des lois ridicules, par exemple de ne plus considérer les animaux comme des biens immobiliers, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité.. Dans la situation catastrophique où gît le pays, il est en effet urgent de concrétiser de tels délires !

Sacha

ps: je travaille toujours à ma quatrième leçon sur le fascisme : Europe bultérienne, Europe hitlérienne.

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