La molle de la France molle

Oh maisJe n’ai pas de récepteur de télévision, et lorsqu’il se passe quelque chose d’important -ce dont je suis averti par la radio (de manière très intermittente) ou par Internet- je regarde BFMTV sur mon ordinateur. Non que cette chaîne soit meilleure que les autres, mais elle n’est pas pire, et j’aime écouter parfois BFM Business avec les analyses de Nicolas Doze, ou de Marc Fiorentino, qui disent souvent des choses sensées. Ça s’arrête là, et lorsque j’ai besoin d’un renseignement non perverti par le Propaganda Staffel, je m’adresse à des sites que je juge honnêtes, en procédant par recoupements. C’est dire que l’on ne me verra jamais, électroencéphalogramme plat, avachi devant un écran de télévision, et, pire, avec un infâme « plateau-télé » pour tout potage. C’est dire aussi que je laisse « Plus Belle la Vie », propagande perverse, tout comme « C dans l’air », « Ça se dispute » etc… (Il paraît qu’il y en aurait 52 pages sur Wikipédia !) aux minus habens cérébraux. Il n’y a donc pas de récepteur de télévision chez moi : objet honni, tabou indésirable.

Seulement voilà : ça ne plait pas aux services de « contribution à l’audiovisuel public ». J’ai beau leur dire que je n’ai pas de récepteur, ils ne me croient pas. Pour deux raisons : la première est que toute administration, loin d’être au service du citoyen, considère celui-ci comme un contrevenant potentiel, voire un délinquant qu’il importe de punir. Car ne l’oublions pas : dans la France fasciste de 2014, quiconque échappe pour une raison même légale, à la prédation fiscale, est criminel. Enfin… pas tout le monde : il y a des minorités visibles à qui l’on ménage l’impunité même si elles sont dans l’illégalité. La seconde raison est qu’un sujet (on ne peut plus parler de citoyen) ne saurait qu’être conforme à l’idée que l’administration de Sa Bouffissure l’État se fait de lui : un gentil mouton, qui se laisse tondre, obéit aux chiens et se laisse égorger sans protester. Donc possède obligatoirement un récepteur de télévision, afin de recueillir par son agenda setting la Bonne Parole des Médias, relais de la politique des Grands « Communicateurs » (comme se disaient les Ceausescu).

Alors, vous voyez le problème : un type qui n’a pas la télé est forcément hors-la-loi, et donc on peut lui tirer dessus sans sommation et surtout sans état d’âme. C’est ainsi qu’un bureaucrate m’adressa un poulet dans lequel il prétendait s’être présenté chez moi le 20 mars, pour vérifier si je ne possédais effectivement pas de boîte à images perverses, mais que comme je n’étais pas là… gnia gnia gnia…. Je n’ai vu personne essayer de forcer ma porte à cette date, et de fait peu s’y résoudraient, à moins d’être complètement inconscients. A vrai dire, je l’emmerde, et même s’il eût été porteur d’une carte tricolore et d’un mandat de perquisition, je lui eusse interdit manu militari de franchir mon seuil. L’État n’a pas à envahir le privé des citoyens. Mais le comble de la confusion, c’est la menace voilée de sa correspondance. Je cite : «( Si toutefois vous déteniez un appareil récepteur de télévision…) je vous invite à régulariser votre situation en renvoyant la déclaration rectificative ci-dessous complétée et signée. Un avis d’imposition de 131 euros vous sera ultérieurement adressé à titre exceptionnel, l’amende de 150 euros ne sera appliquée, pour la contribution à l’audiovisuel public due en 2013I » Vous avez bien lu : le sbire étatique est persuadé que je vole … des voleurs !

Bien entendu, je l’ai renvoyé paître, et je suis bien décidé à résister à ce chantage ignoble. Et plus loin : avons-nous besoin d’un audiovisuel public ? Devons-nous payer les Pulvar  et autres sacripants du Propaganda Staffel, alors même que nous vomissons en les regardant ? On nous extorque déjà l’impôt au-delà de toute raison pour financer des officines antinationales, des « zassocs » pourries, une clientèle électorale pour le Parti Spoliateur, un ministère de la « cu-culture » aussi utile qu’un Ministère de la Marine en Centrafrique, des gender theories, et l’on voudrait encore nous faire payer l’intox publique ? Cela suffit ! J’appelle à la subversion !

À vrai dire, ce n’est là qu’un aspect presque anecdotique de ce fascisme qui nous étouffe, et contre lequel les citoyens devenus sujets ne prennent pas les armes, à l’inverse de leurs aînés qui montèrent sur les barricades pour cent fois moins que cela. Comme si glisser un bout de papier dans l’urne allait guérir les maux de ce pays !

Franchement, je suis écœuré, et, pire, révolté. J’ai aimé désespérément ce Pays, malgré ses énormes défauts, mais à présent, devant le foutoir qu’il est devenu, j’aspire à le quitter. En lisant Valeurs Actuelles  de ce jour (24 avril 2014), je tombe sur une réflexion politique d’Éric Brunet (page 24). Son dégoût est le mien, jugez-en :

Parlant d’une maladie de langueur appelée « molle du Léman », il évoque une dépression locale : « c’est un syndrome mélancolique que l’on attrape l’hiver, à trop fréquenter les brumes du lac », qui peut « pousser aux pires extrémités ». Et, dit Brunet, « Moi, c’est la molle de la France qui vient de me tomber dessus. » La molle de la France l’envahit : « Tout ce qui est français me paraît médiocre : le cinéma, les Renault, l’art contemporain, la politique, la littérature, les mesures pour redresser le pays… » « Je ne suis plus amoureux de la France (…) Je ne supporte plus ses jérémiades, son arrogance, sa vision étroite et racornie du monde, sa connerie. Alors je m’efface, moi le patriote, le cocardier barrésien, hier candidat à toutes les exaltations tricolores… ». En effet : peut-on encore aimer un pays qui vous méprise à ce point et chérit un tas d’imbéciles pervers qui s’appelle « intelligentsia » par antiphrase ?

Que faire, se demande Brunet ? Que faire, dis-je ? « Attendre une rémission, bien-sûr ! » mais en attendant (et cela risque de ne pas arriver, au rythme où vont les affaires), « l’amour de la France, j’ai déjà donné. Trop peut-être. Je déserte. J’emporte avec moi Stendhal et Brassens. Le reste, vous pouvez le garder. » Moi, Vautrin, je passe en dissidence ouverte, et j’emporte, en sus des deux auteurs cités, Châteaubriand, Tocqueville et Bastiat. Et le souvenir de Jehanne, la Bonne Lorraine.

Sacha

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Les monstres

Pas de confusion des sexesVautrin a raison : si la nature a donné la beauté aux femmes, si la culture, par son industrie, a encore sophistiqué cette beauté, ce n’est pas à des fanatiques perverses de tout foutre en l’air avec  les délires du gender.

Notre ami évoquait le regard fanatique de trois furies. Une petite recherche m’a permis de vérifier qu’effectivement, on lit dans leurs yeux la folie, le fanatisme et la haine. Haine de cette réalité qui résiste à leurs idées tordues. Jugez-en :

 Regards fanatiques

Pour le moment, elles détiennent les leviers de la tyrannie socio-fasciste, et sont en mesure de nuire. Quelqu’un d’entre nous a déniché une image anticipant le résultat de trente années d’application de la politique du gender : un monstrueux hermaphrodite, symbole du monde hideux que ces malades voudraient fabriquer :

 gender theroy

Mais qu’elles prennent garde : il y aura toujours de jolies femmes et de braves matous miaulant au clair de lune. Car la nature est ainsi faite que même si le politique essaie de la tordre, elle revient au galop. La perversion, c’est l’exception pathologique. Pas la règle.

Raymond.

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Gardes rouges et autres con-sidérants

Lièvre de MarsSamedi dernier, je me réjouissais d’avoir vu la Beauté, dans les atours printaniers des jeunes femmes, flânant dans les rues ensoleillées par le printemps. Voilà qui déplairait à une certaine Ségolène Neuville, ministricule chez Valls, fanatique « féministe » faisant partie, selon Valeurs Actuelles de la « garde rouge de Valls », comprenez : d’un groupe de fascistes, la plupart issus du trotskysme LCR, que l’apprenti Duce a cru bon de placer dans son bocal de cornichons pour contrebalancer les hollandiens et enchaîner l’extrême-gauche du Parti Spoliateur.

Cette donzelle, selon Valeurs Actuelles, avant d’être chargée des handicapés et de la « lutte contre l’exclusion » hantait la commission des affaires sociales de l’assemblée. Elle a déclaré vouloir éradiquer toute spécificité liée à la masculinité et à la féminité dans la société ; bref, nous avons affaire à une de ces malades perverses voulant un monde unisexe. Écoutez-la twitter : « Ma génération a encore besoin du féminisme tant que les petites filles voudront être jolies. » La da-dame serait-elle bréhaigne au point de détester les appâts que la Nature -et l’industrie humaine- accordent au Beau sexe ? En tous cas, sa photo révèle le regard halluciné des fanatiques. Elle en rajoute : il faudrait « déconstruire dès l’école » cet abominable sexisme social qui « demande aux petites filles d’être douces et jolies et aux petits garçons d’être forts et entreprenants ».

Le rêve de cette harpie, comme celui de ses con-sœurs du genre Belkacem, c’est sans doute une société d’hermaphrodites hideux et veules ou, comme le dirait Raoul, « complètement tarlouzes ». En réalité, ce qu’elles veulent, c’est réaliser le mythe d’Omphale. N’oublions pas, dans le tableau, une certaine Laurence Rossignol, encore une LCR, qui hurle comme un  Kim Jong-un quelconque, que « les enfants n’appartiennent pas à leur famille », et voit « des choses très laides et pas claires » dans « le cerveau de ceux qui ne veulent pas que les enfants voient Tomboy ». Quand on note que cette fanatique est secrétaire d’État à la famille, on a toutes les raisons d’être inquiet, car c’est bien dans son cerveau à elle, si toutefois elle a autre chose que du fromage mou dans le crâne, qu’il y a une chose très laide et pas claire : la démence perverse.

Ce gouvernement est nuisible, dangereux au plus haut point, et l’on se demande comment Valls pourrait réussir le grand écart entre une volonté affichée de social-libéralisme (mais ce ne sont que des mots !) et la pression des fascistes de l’extrême gauche socialiste, mais aussi des mélanchoniens et des escrologistes. Libéralisation ? «Mon cul ! », dirait Z  azie. En fait, la combine de Hollande risque fort de lui exploser au nez.

Vous connaissez la roquette, cette salade prisée des bobos, qui n’est qu’un ersatz de pissenlit amer que l’on ingurgite par militantisme, comme d’autres avalent du tofu ? Eh bien ! En révélant quelques linéaments de son plan de 50 milliards d’économies, Valls a servi aux citoyens un plat de roquette. Il a bien été obligé, Valls, de brusquer ses « révélations », car c’est la panique, il y a le feu au lac, et il faut à la fois satisfaire les entreprises, les ménages et Bruxelles. Le gros, l’énorme problème, est que le socialisme est à court de l’argent des autres. Alors Valls ne peut, comme tous ses prédécesseurs, que jouer sur les paramètres de fonctionnement d’une mécanique aussi folle que la montre du Lapin Blanc dans Alice Au Pays des Merveilles.

50 milliards, c’est sur trois ans, soit 17 milliards par an. On gèle les retraites, on gèle les salaires des fonctionnaires. Bon, mais l’avancement automatique des agents de la fonction publique est maintenu, et, pire, on n’abandonne pas l’embauche de 60 000 professeurs des écoles alors qu’il fallait rationaliser l’emploi de ceux qui sont déjà en surnombre. On gèle les prestations sociales, soit. Mais l’on voit bien que ce sont des mesurettes, et que la question fondamentale du dégraissage du mammouth étatique n’est même pas envisagée. C’est évident : la dépense publique ne va pas diminuer, elle va au contraire continuer d’augmenter à un rythme certes moindre, mais augmenter tout de même.

Valls essaie de résoudre une équation qui n’a pas de racine : financer, d’un côté, le « pacte de responsabilité » (dont tout le monde se méfie) : baisse du coût du travail, hausse du pouvoir d’achat, et de l’autre réduire le déficit. On ne peut pas faire les deux, sauf à laisser les créateurs de richesses – les entreprises et les travailleurs – libres de négocier entre eux leurs arrangements, et ramener l’État à ses rôles régaliens (défense, police, diplomatie). Mais ce n’est pas dans l’ADN des socialistes ! On stagne dans la médiocrité paupérisante, les 50 milliards ne couvriraient  pas l’impact du pacte de responsabilité même si celui-ci avait atteint son régime de croisière.

« Ça ne va pas le faire ! » comme on dit familièrement. Extérieurement, parce que Bruxelles ne se laissera pas trop longtemps attendrir par les promesses lénifiantes des socialistes Français. On pourra toujours tempêter contre l’Europe – et je suis le premier à la faire, mais pour d’autres raisons- mais pour le coup, il n’est pas mauvais que quelqu’un manie la chicotte pour fouailler nos socialistes. Intérieurement, parce que le mal-être identitaire, conséquence des délires civilisationnels, parce que les bas de laine vont se vider, parce que le chômage ne se résorbera pas. Parce qu’on se refuse à regarder la réalité en face : les politiques comme les citoyens.

Tenez, Gattaz proposait de réfléchir à un salaire intermédiaire inférieur au SMIC. Illico, les gens à courte vue sont montés au créneau. Notamment Parisot, qui a en l’occurrence parlé d’esclavagisme, cette idiote. Débat interdit : « touchez pas à mon SMIC, sauf pour l’augmenter ». Jusqu’à 1700 euros, clament les cégétistes ! Le SMIC déchaîne la lutte des classes. On n’arrivera pas à vaincre ce tabou imbécile.  C’est pourtant simple : le SMIC bloque l’embauche de personnes peu ou pas qualifiées. On devrait réfléchir, cependant, et dissocier le salaire minimum du revenu minimum. C’est-à-dire dissocier ce qui relève de l’entreprise – en fonction de la richesse produite – de ce qui ressort à la solidarité. Plutôt que de payer des chômeurs, on pourrait fort bien instaurer un SMIC plus bas assorti d’une compensation collective, et par ce biais lever la barrière à l’entrée dans la vie professionnelle des personnes non ou peu qualifiées.

Eh bien non ! Tout cela est interdit de débat ; on renonce à examiner ce fait avéré que ceux qui bénéficient aujourd’hui du SMIC sont déjà dans le travail, et que rien n’est fait pour les gens qui sont en dehors du travail. À ceux-là, on refuse de facto la participation à la vie sociale, on en fait des sous-personnes. C’est un crime. Et l’on rejette donc la responsabilité sur les entreprises, sommées d’embaucher… à perte. Il y a une multitude de blocages idéologiques dans ce pays, des mythes, des tabous installés par soixante-dix ans de marxisme appliqué. Voilà pourquoi un gouvernement veule ne peut que jouer sur les paramètres, au lieu de construire un dispositif tout neuf.

À côté de cela, il est plus facile de faire des lois ridicules, par exemple de ne plus considérer les animaux comme des biens immobiliers, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité.. Dans la situation catastrophique où gît le pays, il est en effet urgent de concrétiser de tels délires !

Sacha

ps: je travaille toujours à ma quatrième leçon sur le fascisme : Europe bultérienne, Europe hitlérienne.

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Un samedi de printemps

Mariannesexy-7Je n’étais pas allé dans la vieille capitale des Lémovices depuis des mois. Mais tout de même, il me prit soudain l’envie d’aller respirer l’atmosphère d’une ville débarrassée de cent deux ans de domination socialiste. Le dernier maire libéral de Limoges était François Chénieux (de 1892 à 1895 puis de 1906 à 1910). A l’exception de la période de l’Occupation, puis de la Libération (Georges Guingouin fut maire de 1945 à 1947), trois socialistes solidement soutenus par une clientèle politique, se sont succédés à la Mairie : Betoulle (qui vota les pleins pouvoirs à Pétain et ne se mêla jamais de résistance), Longequeue, puis Rodet. Un véritable fonds de commerce, qui a empêché Limoges d’entrer de plain-pied dans la modernité. Du reste, malgré la manne de l’uranium (presque cinquante ans !), malgré l’or, malgré une agriculture d’élevage produisant de la viande d’excellente qualité, la région Limousin a stagné et stagne encore sous l’administration de gauche. Tel est le bilan de la « cité radieuse du tout-socialisme ».

C’était donc une divine surprise que d’apprendre la déconfiture de l’administration Rodet aux dernières municipales. « On sait pas s’y feront mieux que les autres, mais au moins y pourront pas faire plus mal ! » m’a dit un monsieur assis à la terrasse du Café d’Orient, près de la Mairie. Le printemps était au rendez-vous, et la vieille ville austère de granit prenait soudain un air du Sud bien agréable. A vrai dire, je fus un peu surpris de voir une foule de motards envahir pacifiquement la place de la Mairie. Ils devaient bien être plus de trois-cents, avec leurs machines à la béquille. J’appris qu’ils manifestaient contre une idée saugrenue – une de plus – de l’administration désormais Hollande-Valls de limiter la vitesse à 80 Km/h sur les routes secondaires.

Je ne pouvais que leur exprimer mon accord et mon soutien. En effet, le slogan selon lequel « la vitesse tue », c’est une caguade. Tout citoyen un peu au courant sait que le nombre de décès sur la route avait décru bien avant que l’on installe avec sauvagerie tout un tas de radars fiscaux, et que l’amélioration du réseau, le progrès des techniques de l’automobile aussi, avaient grandement contribué à ce résultat. Mais c’est ainsi dans ce pays : la limitation de vitesse, décidée par Giscard lors du premier choc pétrolier afin de diminue les importations, est restée. Comme toutes les mauvaises choses que peut inventer un État totalitaire. Le lobby des Perrichon et consorts a aidé puissamment à conserver cette idiotie, et l’avidité de l’État pour les amendes a fait le reste. Il est évident que la limitation à 80 Km/h n’a aucune autre raison d’être que de nourrir davantage les radars et  surtout de brimer les citoyens, en les contraignant à obéir à un arbitraire venu d’ailleurs. La sécurité n’a absolument rien à voir là-dedans.

J’ai donc suivi avec plaisir cette manifestation bon-enfant, et retrouvé le flux pétaradant des motards devant la Préfecture. Au passage, j’ai vu une rombiasse, genre bobo pomponnée, qui ostensiblement faisait un « doigt d’honneur » aux manifestants. J’eus alors une envie folle de lui botter le séant, en application de l’ABCD de l’égalité : qu’on soit homme ou femme, quand on est con, on est con, et la baffe doit s’appliquer sans distinction de « genre ». Bon, mais je suis civilisé, je me suis abstenu. N’empêche : je suppose que cette gourde aurait applaudi fanatiquement la marche de l’extrême-gauche mélanchonienne, ce même après-midi à Paris. Vous savez, ces ahuris fascistes qui exigent « moins d’austérité » et « plus (de dépenses) d’État », c’est-à-dire la ruine définitive d’un pays qui phynance le « sociââââl » avec la dette.

Une fois nos joyeux motards repartis, je flânai dans les rues. Ce que j’y vis me réjouit : des amoureux se tenant par la main, de jolies jeunes femmes en habits printaniers, l’image même de la Beauté. Et je me disais que ces belles, heureusement n’avaient pas eu à choisir leur « genre », que la Nature en avait sagement décidé. Ce n’est pas aux hystériques bultériennes, aux fanatiques Belkacem, de décréter que l’on choisit d’être homme ou femme. Je n’ai vu aucun « Tomboy » dans les rues, cet après-midi, seulement des gens apparemment sains et normaux. Et je me dis que contre la clique de vauriens qui nous gouvernent, contre les officines fascistes qui les inspirent, contre les idéologues bobos qui polluent le pays, il est urgent de mener une lutte féroce et sans merci, pour guérir notre société des idées perverses instillées par cette caste politique en perdition morale.

Beaucoup de chemin est à parcourir, beaucoup de luttes et de souffrances sont encore devant nous, avant que la raison s’impose à la politique, avant que nous redevions maîtres de notre destin. Il faudra de l’opiniâtreté et de la patience : il fallut cent deux ans à Limoges pour se libérer !

Sacha

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La Cour des Miracles

Bronx et CambaIl paraît qu’un sondage  YouGov pour i>TELE et le Huffington Post donnerait 13% d’opinions favorables à Flamby. Et une cote de 29% d’opinions favorables à Valls-Hésitation (mais pour le Nouvel Obscène, 62% des Français seraient contents de lui. Allez donc savoir !). Captain Wreck, le naufrage est en bonne voie, et les mensonges de la presse de gôche n’y pourront rien !

En plus, le fameux « pacte de responsabilité » en a pris un coup. De la part des passéistes. Les syndicats, dont on se demande pourquoi on les fait participer, vu qu’ils ne représentent plus qu’une infime minorité, n’en veulent pas. Écoutez le geai paré des plumes du Paon, patron de l’ineffable CGT : « Nous avons précisé au Premier ministre que nous sommes en opposition à son pacte de responsabilité, tel qu’il a été passé entre le président François Hollande et Pierre Gattaz, patron des patrons, qui vise à donner à nouveau 30 milliards d’euros de cadeau au patronat. Je suis opposé au geste qui consiste à donner du pouvoir d’achat aux Français en diminuant les cotisations sociales« . Toujours les mêmes conneries de la part de ces dinosaures. Déjà que le « pacte », c’est pââââs….

Bon, les Français se marrent. De la moitié de la figure seulement, faut dire. L’autre moitié fait une vilaine grimace. Personne n’a apprécié, même chez certains socios, le foutage de gueule du changement de gouvernement. Reconduire Bitaura, juste pour quelques mois afin qu’elle parachève son travail de destruction de la sécurité publique, garder la Belkacem qui n’a rien trouvé de mieux que d’inventer un logiciel idiot pour regonfler l’ego de certaines nunuches, faire entrer la Dinde du Poitou au gouvernement, c’était déjà de la provocation.

En plein accord avec les déclarations de Mollande (« je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées »), on fait de Bronx Jouissance, la nullité du PS, un sous-ministre aux « affaires européennes ». Il doit s’y connaître, puisqu’il arrive 752e sur 766 en matière de séchage au parlement européen. Comme disait la chanson : « et puis comme plus tard, j’veux dev’nir ministre, moins je s’rai calé, plus j’aurai d’valeur…» Bronx s’est ramassé en 98, dix-huit marcotins de tôle assortis de 30 000 frs d’amende. Moralité : pour faire un ministre de la république socialiste, faut être passé par la case prison.

Et puis, comme chacun le sait, la MNEF, une des mutuelles estudiantines, à 100% socialiste et pépinière de cadres pour le parti spoliateur, produit de tristes sires. C’est un de ceux-là, le trotskyste Cambadélis, qui a été pressenti pour diriger le PS. Le guzman a un lourd passé de magouilles, arnaques et compromissions diverses, comme il sied à tout gauchiste. C’est pour cela qu’il s’est intitulé « conseiller en communication », puisque la caste politicarde confond propagande et communication. Il s’est illustré notamment en exerçant un emploi fictif pour sa chère MNEF, ce qui lui a valu 6 marcotins avec sursis et 20 000 euros d’amende. On raconte qu’il aurait ramassé aussi pour une autre affaire 5 mois et 100 000 euros d’amende, en 1996. Un récidiviste comme les aime Bitaura !

Bref, nous sommes devenus une sous-république bananière. Pas de quoi pavoiser. L’important est de se débarrasser de cette bande de margoulins le plus vite possible, pour le salut du pays. Tenez : j’irai même voter aux européennes pour que ce parti de brigands prenne une nouvelle déculottée. Fatale, j’espère.

Raymond.

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On a changé le bocal mais gardé les cornichons

cornichons (2)
Bon… Je ne vais pas rentrer dans le détail du salmigondis livré par Valls à sa majorité parlementaire : vous en connaissez les détails par la lecture de vos canards préférés, et par les arguties des « spécialistes » de service qui prétendent vous dire ce qu’il faut en penser. Quelqu’un a fort bien dit que c’était une musique de Valls sur un livret et des paroles purement hollandiennes, afin de ménager, à la manière de cette IVe République tombée dans l’égout en 1958, les intérêts contradictoires des tendances du parti spoliateur. Car les plus grands ennemis de Valls sont en premier lieu, outre l’extrême-gauche fachistissime de Méchancon, les cent députés margoulins qui clabaudent : « un coup de barre à gauche ! »

C’est qu’il y a des gens persuadés fanatiquement que le pays vit dans l’austérité. Ce qui est bien évidemment une ânerie, puisque la dépense d’État ne cesse d’augmenter, puisqu’on embauche encore et toujours d’inutiles fonctionnaires. Mais s’en fout la mort : eux verraient bien un déficit atteignant 5 ou 6%, dont les générations futures, allez, se débrouilleront comme elles pourront pour s’en défaire. Politique de soixante-huitards jouisseurs et égoïstes, complètement dépravés.

Bref : le baratin de Valls est bien plus politique qu’économique. Il s’agit pour les socios de demeurer au pouvoir le plus longtemps possible, afin de réaliser les ambitions perverses de leurs inspirateurs, les officines fascistes du genre Terra Nova (elle n’est pas la seule) : détruire les fondements de la société, à commencer par la famille, ruiner définitivement l’économie en réalisant le vœu dément de l’escrologie, la « transition énergétique » génératrice de pollution et de revenus pour les rois fainéants du pétrole. Et ce n’est pas Rodomontebourg qui pourra s’y opposer.

L’alternative était pourtant bien posée : ou bien la politique sauvera le pays, au prix de millions de voix perdues, ou bien le « social » sauvera les politiques, au prix de milliards d’euros gaspillés. Manifestement, Hollande et son pupazzo de pacotille ont choisi la seconde solution. « J’y suis, j’y reste… ad vitam aeternam » pourrait être leur devise. Les mesures démagogiques prises en faveur des ménages vont dans ce sens. Objectif à très court terme : éviter une nouvelle raclée aux européennes. C’est pour cela que l’on entend chez les socialistes des personnages critiquer l’Europe en des termes dignes de Méchancon… ou du FN. Non que l’Europe ne soit critiquable sur bien des points, mais son exigence d’équilibre budgétaire n’est rien d’autre que du bon sens.

Donc, le duo d’imbéciles au pouvoir applique la stratégie du Guépard : « changeons pour que rien ne change », avec cette nuance : « faisons semblant de changer… ». Donc, citoyens, attendez-vous à de nouveaux pillages fiscaux pour phynancer (dixit Ubu) la démagogie. Croyez-moi, tous les maudits projets mis en veilleuse le temps des municipales n’ont jamais été passés à la trappe : écotaxe, impôt sur les logements achetés et finis de payer, vignette automobile, et ainsi de suite. La liste est longue des extorsions prévues par ces larrons.

Le seul espoir, désolé de le dire, vient de la Commission Européenne qui pourrait tâcler sérieusement ce gouvernement de rencontre, en lui imposant une réduction drastique du gaspillage d’argent public, et des agences internationales de notation, qui aideraient à couper le robinet des emprunts. C’est sûr, cela nous donnerait ce que nous aurions dû nous imposer nous-mêmes depuis longtemps : blood and sweat and tears, du sang, de la sueur et des larmes. Mais l’avenir est à ce prix là. Il faut y consentir ou périr. Car nous ne pourrons jamais survivre dans une bulle de socialisme isolée du monde, dans une extrême pauvreté.

En conclusion, Hollande a changé le bocal mais a gardé les mêmes cornichons. Ce n’est que de l’arnaque, rien d’autre. Si les citoyens, soudain décillés, voulaient se débarrasser d’un État boulimique et souffrant d’impéritie, ils mettraient en œuvre une politique libérale, telle qu’elle est définie dans le document ci-dessous. Lisez-le : il aurait pu être rédigé par nous.

Raymond.

Document :

Dans Le Figaro. « Un an après sa mort, la leçon politique de Margaret Thatcher » par Charles Beigbeder

 

Il y a tout juste un an, le 8 avril 2013, disparaissait Margaret Thatcher. Pour la pensée commune bien-pensante et spontanément étatiste, son nom résonne encore comme le symbole d’un libéralisme inhumain et violent, avec en toile de fond les images galvaudées et largement diffusées des mineurs grévistes durement réprimés. Et pourtant, le libéralisme assumé par Margaret Thatcher nous donne bien des raisons d’espérer de pouvoir convaincre les Français que, face aux difficultés économiques, sociales et même régaliennes que rencontre notre pays, les solutions que nous proposons sont les bonnes. Celles-ci s’articulent autour de trois piliers fondateurs: la création et la répartition des richesses, la préservation de la liberté individuelle dans les règles de vie en société et la délimitation du domaine régalien.

Le premier pilier, économique et fiscal, part du principe que l’impôt ne peut pas être un instrument de redistribution des richesses et qu’il doit redevenir la contribution équitable de chacun au fonctionnement de l’Etat. Nous proposons ainsi la fin de la progressivité de l’impôt et la mise en place d’un impôt proportionnel. En ces temps de contestation fiscale, cette mesure est la seule qui puisse légitimer à nouveau l’impôt, bien au-delà des débats stériles sur son seul montant, et générer de nouvelles recettes, comme l’ont déjà démontré les 40 pays ayant instauré une flat tax.

Nous sommes également attentifs au subtil équilibre entre la préservation des libertés individuelles, la défense des libertés publiques et l’instauration de règles de vie en société. Ainsi, à l’heure où tous les sondages d’opinion révèlent l’inquiétude des Français face à l’insécurité, la nomination de Manuel Valls relève d’un artifice de communication dont personne n’est dupe. Il faudrait au contraire adapter notre droit pénal en réformant l’Ordonnance de 1945 sur les mineurs, et garantir une plus grande maîtrise des flux migratoires pour éviter la constitution des ghettos dans nos banlieues. Enfin, il convient d’être vigilant sur le respect des libertés publiques, la France ayant été récemment pointée du doigt par une résolution de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour un usage disproportionné de la force publique, à l’occasion des manifestations contre le mariage pour tous, les 24 mars et 26 mai 2013.

Le troisième pilier vise à redonner à l’État ses fonctions régaliennes et à lui faire abandonner celles qui ne le sont pas. Exception faite de la recherche fondamentale, nous pensons que l’État n’est réellement puissant et efficace que là où il est compétent et qu’il ne doit intervenir que dans le cadre de trois monopoles bien définis, celui de la force publique (police et Justice), de la représentation souveraine vis-à-vis des autres États (diplomatie et force militaire) et de la dépense publique (impôts et taxes). Les autres domaines doivent être laissés à l’initiative privée ou à celles des collectivités locales, dans le cadre d’un État réellement décentralisé et reposant sur le principe de subsidiarité.

La mise en œuvre de ces idées nouvelles ne sera possible que si elles suscitent l’adhésion massive des citoyens, au-delà des préjugés et des tabous imposés par la bienséance culpabilisante des idéologues. Une fois ces obstacles dépassés, nous pourrons enfin refonder l’État sur des bases saines et permettre à toutes les initiatives et talents de se déployer librement.

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Avec de la vieille ferraille on ne forge pas d’acier victorieux

Flamby Linus (2)Un gouvernement de combat, annonçait le président par excès. « Je n’aurais pas insisté pour former le gouvernement, écrivait Paul Reynaud dans ses Mémoires, si une autre personnalité que la mienne s’était imposée pour la Présidence [du Conseil]. Mais de n’était pas le cas. » La suite est connue. Il était évident que Hollande ne pouvait que satisfaire au désir insistant de Valls de devenir premier ministre : la déconfiture des municipales et l’imminence des élections européennes nécessitaient une gesticulation telle que le pouvoir socialiste espérât leurrer les citoyens, afin de ne pas tomber de  Charybde municipale en Scylla européenne. L’important était donc de poursuivre la même politique désastreuse, tout en donnant l’illusion au Peuple que l’on allait enfin se pencher sur son sort, et à l’Europe que l’on allait enfin se décider à réduire de manière draconienne le train de vie de l’État pour réduire la dette.

Mais, et pour le coup je suis d’accord avec monsieur Copé, l’opération s’est déroulée dans le plus pur style des IIIe et IVe Républiques, avec un art consommé de la combinazione. Il fallait ménager les susceptibilités des différents courants du parti spoliateur, et, en fin de compte, seule la mère Delille trouve à rouspéter, estimant sa tendance sous-représentée. La sortie des pastèques est certainement en soi une bonne chose, mais elle les place en position d’exercer un chantage sur le gouvernement si leurs délires ne sont pas satisfaits.

Je ne suis pas le seul, ni le premier, à avoir constaté, en prenant connaissance de la composition du gouvernement, que quatorze des seize ministres figuraient déjà dans l’administration Ayrault. S’y adjoignent un vieux cheval de retour, celle que mes amis nomment peu respectueusement « la Dinde du Poitou », et un routier des manipulations politiques, Rebsamen. Ainsi le veut l’ironique dicton populaire : on prend les mêmes et on recommence. On veut faire du neuf avec du vieux : on ne change pas une équipe qui perd. Il faut dire que le vivier des cerveaux, au PS, est singulièrement vide, donc on fait avec ce que l’on a sous la main.

Peut-être Hollande en avait-il plus ou moins conscience, lorsqu’on le vit quitter l’Élysée avec quelque retard pour aller quémander à la Commission européenne un troisième délai pour apurer les comptes de l’État. Il faisait une drôle de tête, contrairement à Ségolène qui exulte, elle si friande de pouvoir, de se trouver en numéro deux du gouvernement. Disons toutefois que si elle était en position, dans son ministère de l’environnement, de continuer à s’opposer aux écotaxe, taxe carbone et autres inepties escrologistes, comme elle le faisait jusqu’ici, elle pourrait jouer malgré elle un rôle positif pour le pays.

Mais enfin, la combinazione a abouti à de véritables provocations. La plus évidente est, bien entendu, la reconduction de Taubira dans le poste de garde des sceaux. Cette indépendantiste demeure en position de faire beaucoup de mal à la France, comme elle l’a fait en portant la loi perverse du mariage pour tous, comme elle souhaite encore le faire avec son projet insensé de réforme pénale. Nous avons depuis l’affaire des écoutes à l’encontre de Sarkozy, que c’est un personnage capable de mentir au peuple, les yeux dans les yeux. Et de prêter l’oreille aux juges rouges. À la suite de quelles sordides tractations avec Valls est-elle arrivée à se maintenir là – à moins que leur opposition n’ait été que de façade ?

Autre provocation : la nomination de l’extrémiste Hamon à l’éducation. Passons sur l’impropriété même du nom d’un ministère qui n’a pas pour vocation d’éduquer, mais d’instruire.  Hamon est de ceux qui pensent que les enfants ne relèvent pas de leurs familles, mais de l’État. Il n’y a pratiquement aucune chance qu’il cède sur l’idéologie du genre appliquée aux enfants. Ni même sur les « rythmes scolaires » qui lui fournissent une belle occasion de venger les socialistes de la défaite, puisque les délires de son prédécesseur, Peilhon, coûtent des millions aux collectivités locales. Avec Hamon, c’est une fascisation accentuée de l’École et des universités qui est à l’ordre du jour.

Provocation encore en reconduisant Filippetti, reine de l’écriture pornographique, à un ministère qui n’a même pas lieu d’exister et qui n’a d’intérêt que pour une bande de gauchistes attardés et d’incontinents – pardon : d’intermittents du spectacle. Provocation toujours en conservant Belkacem, la harpie dont le regard a la noirceur hallucinée du fanatisme féministe. On l’a même promue.

Peut importe que Bercy n’ait plus que deux ministres ; l’un, celui des Phynances, est sans doute nécessaire. L’autre, celui de l’économie, serait parfaitement inutile dans le cadre d’une économie libérale. À la décharge du petit Robespierre de pacotille, Montebourg (Montambour pour mes amis), remarquons tout de même qu’il n’est pas trop favorable à la transition énergétique chère aux escrolos, qu’il semble avoir compris que l’énergie nucléaire est un atout et que le gaz de schiste, ma foi…

Quoi qu’il en soit, Valls devra faire preuve d’esprit de compromis, voire de compromission, pour essayer de faire fonctionner un gouvernement qui n’est qu’un conglomérat de tendances contradictoires et même férocement adverses. Ce n’est évidemment pas une équipe apte à redresser le pays : elle n’a rien de libérale. Ce n’est pas non plus une équipe envisageant un seul instant d’en finir avec les désastreuses réformes sociétââââles qui nous font tant de mal. En bref, c’est bel et bien un gouvernement de combat : contre le Peuple, contre la France.

Ils vont bien, pour la circonstance et pressés par le temps, nous sortir quelques tonitruantes pétitions de principes, quelque lapin myxomateux du chapeau, afin de se garantir d’une défaite ignominieuse fin mai. On va même nous abreuver de sondages et de cotes de popularité trafiqués ad hoc pour faire croire à la réussite de leur opération. Il se peut même que, très brièvement, le marché réagisse positivement, comme cela advient fréquemment. Mais cela vivra ce que vivent les roses… socialistes. Déjà, en lisant les réactions des lecteurs sur les sites d’info, en entendant les auditeurs de RMC, RTL et autres, je constate que pratiquement personne n’est dupe : « c’est un foutage de gueule ! », telle est la réaction la plus répandue.

Je rirais bien si Hollande rentrait de Bruxelles la queue basse ! C’est au pied du mur que l’on voit le (franc-) maçon.

Sacha

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La pantomime des gueux

Capitaine du naufrage (small)L’accession de M. Valls au rang de président du conseil ne me surprend pas. Ce qui m’amuse, c’est l’interprétation par les gauchistes du « message » que les citoyens ont adressé à Hollande et à ses séides lors des municipales.

 Écoutons le vice-président du conseil régional de l’Ile-de-France, un quidam nommé Maurel : « Le choix de Manuel Valls est assez surprenant, compte tenu de l’analyse que l’on peut faire du scrutin [municipal] et de l’indéniable besoin de gauche qui s’est exprimé à l’occasion de cette élection. » Ah bon ? Le « message » serait donc « nous avons besoin de gauche, c’est-à-dire de subsides et prébendes pris dans la poche de ceux qui produisent des richesses ? Du sociââââl, quoi. Et, bien naturellement, nous aurions besoin de réformes sociétââââles qui drainent l’enthousiasme des foules, comme l’a montré à trois reprises la Manif’ Pour Tous ?

 C’est curieux, de confondre la vox Populi avec les fantasmes d’une gauche impénitente. D’ailleurs, un sénateur socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, dévoile involontairement l’affaire : «C’est plus que surprenant de prendre celui qui est le plus à droite au Parti socialiste, qui était contre les 35 heures, qui était pour la TVA sociale, comme réponse au fait que le peuple de gauche ait contesté la politique libérale de François Hollande.»

 Là c’est déjà plus clair : c’est le message d’une faction passéiste, appelée « peuple de gauche ». À condition que ce prétendu « peuple de gauche » se soit réellement abstenu d’aller voter, ou ait voté, de rage, pour le Front National, voire pour l’UMP. Bien malin qui pourrait le démontrer. Je pense qu’il y a là bel et bien un fantasme, et que mythiquement les gauchistes font exister par les mots un « peuple de gauche » abstentionniste qui n’existe pas dans la réalité. La gauche a voté, à gauche, mais ses rangs se sont clairsemés, un point c’est tout.

Le fantasme  confine à la folie pure et simple, lorsque les extrémistes de gauche nous assènent sans rire que Hollande serait… libéral ! Écoutons l’ineffable Mélanchon : « François Hollande n’a rien compris au message qui lui a été adressé. Il confirme son alliance préférentielle avec le Medef et nomme le plus grand commun diviseur possible de la gauche, Manuel Valls. »  Rien d’étonnant, venant du fanatique leader du front de gauche, pas plus que ce que profère le chef du Polit bureau du PCF, Pierre Laurent : Hollande « n’entend que de l’oreille droite Ben voyons !

Il y a de quoi se taper le postérieur par terre. Si Hollande était libéral, je serais le Pape, et en tous cas, je devrais sérieusement relire Bastiat (entre autres), car je n’aurais rien compris au libéralisme. Ah ! Non ! C’est un peu fort : Hollande libéral ! Hollande de droite ! Comme Marx, probablement ?

 Si Hollande est libéral comme le prétendent les extrémistes, il va baisser massivement les charges pesant sur les entreprises, déréguler, réduire le code du travail de 3000 à 40 pages, baisser massivement taxes et impôts, dégraisser l’État-mammouth, supprimer 800 000 fonctionnaires inutiles, abandonner toute velléité de réforme « sociétââââle » et laisser les citoyens libres de vivre normalement comme ils l’entendent. Eh bien : je fais le pari qu’il ne le fera pas. Parce que Hollande est l’antithèse de Margaret Thatcher, ou sans aller si loin, de Gerhard Schröder, Tony Blair et autres. Même pas un social-démocrate.

 Les escrologistes ne sont pas en reste. Duflot et Canfin se fendent d’un communiqué pour dire qu’ils ne veulent pas travailler avec Valls : « Les idées portées par le nouveau premier ministre depuis plusieurs années, notamment lors de la primaire du Parti socialiste ou comme ministre de l’Intérieur, ne constituent pas la réponse adéquate aux problèmes des Françaises et des Français. » Ils feraient mieux de dire plus exactement et modestement : « pas une réponse adéquate aux délires de l’écosophie politique ». Pour l’ayatollah Mamère, Valls serait le «plus grand diviseur de la gauche et qui représente l’aile droite du Parti socialiste » tandis qu’un obscur député de Loire-Atlantique, un certain de Rugy, rugit : « Si monsieur Valls est nommé pour faire une politique sans écologie, vous comprendrez bien que les écologistes n’en seront pas.»

 Allons donc : ibi jacet lepus, ici gît le lièvre écosophe. Ils ont une peut bleue de ne plus avoir un pied au gouvernement. Ils ont fait tout au long de la journée d’hier un chantage éhonté, menaçant de ne pas soutenir un gouvernement qui ne leur plairait pas. Mais, on le sait, Placé et quelques autres mènent des tractations en coulisse, trop préoccupés de l’abandon éventuel de leurs délires polluants sur la « transition énergétique » et leurs fantasmes pervers sur les distorsions « sociétââââles » dont ils se font les champions.

 Je pense qu’il y a là une cacaphonie bien orchestrée, afin de tromper les citoyens. D’un côté, on joue sur l’image vaguement positive dont pourrait bénéficier Valls auprès d’une droite naïve, à qui l’on voudrait faire gober l’idée d’un tournant social-démocrate « raisonnable » de la Hollandie. Le pire est que cela semble marcher : les critiques, dans la droite d’appareil, sont plus légères et nuancées que celles de l’extrême-gauche. De l’autre côté, une frénésie ordurière et démagogique d’extrême-gauche, dont le but caché est précisément de faire accroire cette idée d’une libéralisation du régime. En fin de compte, tout se complète : un « changement » de surface cachant dans ses profondeurs la poursuite d’une même politique.

 Car Hollande n’a pas changé, et ne changera pas. On doit même s’attendre, en raison de la personnalité et des exploits passés de l’ancien locataire de la place Beauvau, à ce que le régime durcisse la répression. En tous cas, je fais un autre pari : les rageurs de gauche finiront bien par aller à la soupe. C’est pourquoi j’attends avec impatience de connaître la composition du gouvernement Valls. Et l’on verra alors s’il a réussi l’émulsion de l’huile et de l’eau pour la faire passer pour du Numéro 5 de Channel.

 Sacha.

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Panique à bord du pédalo

Bénito Valls small

È il nuovo Duce

Dans la panique, et afin de pouvoir continuer sa politique de naufrage, Hollande a choisi un personnage répressif, ennemi de la démocratie.

Ne nous faisons pas d’illusion : coincé entre les nécessités économiques, les insistances de Bruxelles et les aboiements de ses copains du PS, Flamby va choisir une ligne démagogique qui nous mènera à la ruine, comme prévu.

Les punaises vertes sont déjà sur les rangs pour remplacer Duflotte. C’est dire si le danger de désindustrialisation finale et des taxes imbéciles est grand. Si l’on voit surnager, comme de la moisissure sur de la vieille confiture, des harpies comme Bitaura et Belkacem, un dévoyé comme Peilhon, on pourra être sûr que plus ça change, plus c’est la même chose.

Raymond

 

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Paris demeure la Grande Babylone, mais…

pouletgrippeIl est indiscutable que la gauche a pris une « raclée » monumentale. Je me souviens de l’an 2008, lorsqu’avec sa voix de coq châtré, le papy JF Kahn, pour vendre le papier de sa Marianne, couinait de manière jubilatoire, en annonçant le nom de chaque ville passée à gauche, « …pliée ! » Le papy gauchiste est demeuré bien silencieux devant la déconfiture de ses camarades, cette fois ! Car 155 villes de plus de 9000 habitants sont passées « à droite ». Dont 14 villes passant sous l’administration du FN (ce qui est peu, finalement). Ce qui va coincer, dans la perspective des communautés urbaines, aussi bien la mère Delille (Martine-des-piscines) que l’Hidalgo.

Pour autant, rien n’est gagné. Certes, je me réjouis que des fiefs de gauche soient enfin libérés, témoin Limoges après un siècle de gabegie socialiste – qui n’est pas sans responsabilité dans la pauvreté de la région Limousin-, Toulouse, Belfort, Montbéliard, et bien d’autres. Mais des masochistes ont reconduit des socialistes comme à Lyon, Besançon etc… Il y a eu un vote-sanction, c’est évident. Mais cela ne résout pas le problème inhérent à la France, disons à l’oligocratie française.

Pour l’heure, je ne sais pas encore qui sera premier ministre. BFMTV donne le petit Mussolini Valls favori. Que les Français n’oublient pas que nous avons affaire à un véritable fasciste, qui n’a pas hésité à réprimer avec violence les manifestations pacifiques contre la loi perverse soutenue par Taubira et ferme les yeux devant les exactions des fascistes « antifas ». Avec un premier ministre de cette trempe, il faut s’attendre à encore davantage d’attaques contre l’autonomie politique.

Nous assistons en direct à une Journée des Dupes, entre l’extrême-gauche extrême-fasciste, représentée par les escrologistes, les tenants de Pol-Pot de chez Mélanchon, ainsi que la fraction la plus fanatiques du parti socialiste, et des gens un tout petit peu plus réalistes. À peine. Il est amusant d’entendre que ces fanatiques sont qualifiés de « gauche de la gauche », alors que ce ne sont que des extrémistes de gauche, autant dire franchement des fascistissimes.

L’enjeu semble -en apparence- être le « pacte de responsabilité », dont on sait d’avance que, parce qu’il fait passer la charrette avant les bœufs – entendez : l’embauche avant la production de richesses provoquée par la baisse des charges pesant sur les entreprises-  est voué à l’échec. Il est vrai que les escrolos font là-dessus un chantage ignoble, relevant du fanatisme le plus pur, relayé par certains extrémistes du PS, qui ne veulent du « pacte » à aucun prix. On entend par exemple un fanatique socialiste flétrir « le patronat dans son arrogance » alors que justement, le patronat n’est pas suffisamment à l’offensive face aux syndicats de classe. Mais ce n’est qu’un leurre.

Car les fascistes extrémistes voudraient un « retour aux fondamentaux », c’est-à-dire exactement à ce qui a produit la ruine en Grèce, en Espagne, Italie et en France. Mais sont-ils stupides ! Ils ne voient pas que même pour redistribuer (sur quels critères moraux ? Pour fabriquer des sous-hommes ?), il faut d’abord créer de la richesse. Redistribuer ce qui n’existe pas, c’est s’endetter et courir à la catastrophe.

Bref : toute cette basse-cour est en effervescence : ils ont le feu aux plumes. Et leur objectif final n’est nullement de sauver la France, simplement de demeurer aux leviers de commande le plus longtemps possible. Pour autant qu’ils puissent encore commander.

Je déteste Hollande, c’est un fait ; mais je me dis qu’il pourrait encore sauver sa peau s’il faisait preuve d’un peu de réalisme, comme l’a fait Schröder en Allemagne. Certes il perdrait l’élection de 2017, mais avec une certaine aura, plutôt que de la perdre ignominieusement. Au lieu de cela, vous allez voir, il va essayer de ménager la chèvre socialiste, le chou populaire et le loup européen. Exercice de grand-écart, car il est coincé entre une fraction extrémisme de son électorat, abominablement crétine, demandant toujours plus d’État et de prébendes, et les exigences d’une Europe qui, malgré sa perversion, ne manque pas de réalisme économique. Il ne pourra que se casser la figure. Sauf s’il choisit avec fermeté, et certes pas la chèvre socialiste. Qu’il fasse quelque chose d’un peu intelligent, et au lieu des voix des punaises, au Parlement, il aurait celles d’une partie de l’UMP.  Au prix d’un prochain mandat. Qui pourrait l’espérer ???

Les verdâtres montrent chaque jour leur nocivité, et le chantage qu’ils font peser sur ce président par accident en témoigne. Un exemple : nous sommes en ce moment, pour des raisons climatiques, arrosés de poussières qui nous viennent de l’est, où selon le vœu de ces abrutis on a réalisé la « transition énergétique ». Si Hollande choisit de ménager les fanatiques escrologistes, de réaliser en dépit de toute raison la « transition énergétique »,  il compromet le redressement industriel, la santé du peuple, autant qu’avec sa manie taxatrice.

Un gouvernement de crise devrait abandonner la « transition énergétique », abandonner définitivement les ignobles perversions sociétââââles, libérer les entreprises, cesser de verses des prébendes aux bras-cassés, bref : faire exactement l’inverse de ce qu’il a fait depuis deux ans. Ce n’est pas gagné, tant l’idéologie l’imprègne, tant les socialistes sont persuadés, ces naïfs, de posséder la Vérité. Mais enfin, Hollande, êtes-vous si aveugle ou schizophrène que vous puissiez ignorer ce qui saute aux yeux ?

Rien n’est gagné, en fait. En prenant les chiffres à ma disposition, tablant sur une abstention de 38,5%, je constate que malgré tout 61,5% des électeurs s’étant exprimés (soit en pourcentage du corps électoral, 28. 23465% d’électeurs pour l’UMP et 24. 95055% pour le PS et 8,3148 de blancs ou nuls ) ont choisi de voter « étatiste ». Faute de mieux ? Ce qui ne veut pas dire que les abstentionnistes soient libéraux, loin n’en faut. Les libéraux ne pourraient s’exprimer que s’il existait un parti libéral (que l’on qualifierait immédiatement de « poujadiste », mais on s’en moque). C’est cette alternative réelle qui manque aujourd’hui.

Pour l’heure, nous en sommes réduits à des combinazioni du type IIIe-IVe. Autant dire que nous ne sommes pas sortis de l’ornière ! Le « mal Français » sévit toujours.

 Rdv, lecteurs, après la publication de la composition du gouvernement de panique.

Sacha.

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