Ils n’en démordront pas

Anim_patate-1Bien sûr, bien sûr, devant l’ampleur de la Manif’, ce pouvoir fasciste de rencontre fait mine de marquer le pas. Il feint de retirer sa loi scélérate sur la famille. Mais personne n’a l’air de se demander si Sa Bouffissure l’État a le droit de mettre son sale nez dans les affaires familiales. La réponse est évidemment, en toute équité, « non » ; il n’empêche : cela fait partie de l’ambition totalitaire de toute cette racaille gauchiste qui voudrait fabriquer une « nouvelle civilisation », un « homme nouveau », à la manière des communistes genre Mao, Pol-Pot ou Kim machinchose. En soustrayant l’enfant à l’influence de sa famille et en cherchant à en faire un petit robot étatique asexué, comme le rappellent les socialistes dans leurs écrits et leurs discours. Les seules promesses que peut tenir le capitaine du naufrage, le scootériste du petit matin, ce sont celles qui détruisent le pays.

Les citoyens raisonnables qui ont manifesté dimanche auraient tort de chanter trop tôt victoire : Hollandouille et sa clique se retirent sur l’Aventin, sauf qu’ici ce ne sont pas les plébéiens qui se retirent, mais la caste tarée, elle qui expérimente in vivo sur le corps de la Nation et refuse de négocier avec le Peuple. Il ne faut pas se faire d’illusion : les socialistes sont tellement acharnés à nous perdre qu’ils ne renonceront jamais au plan concocté par les officines fascistes comme Terra Nova. Ils travaillent déjà à contourner l’opposition populaire, et quelque jour ils ressortiront un texte ignoble, rédigé en charabia de novlangue, pour mieux duper les citoyens et leur imposer leurs perversions.

Ils en ont les moyens : les eurocrates viennent d’adopter un texte tout aussi scélérat que celui des socialistes,  « la Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » dite « loi Lunacek », du nom de la vermine écolo autrichienne qui l’a portée. Et comme nous sommes asservis à cette monstruosité totalitaire qu’est l’Europe, comme les délires des eurocrates ont force de loi (merci, Morfalou, pour le traité de Lisbonne !), nous abrutis socialistes se frottent les mains : ils savent qu’ils auront le dernier mot. D’autant plus que d’autres traîtres, ceux de l’UMP, sont d’accord avec ces délires fascistes.

Pour le moment, ils jettent de la poudre aux yeux. Par exemple en faisant croire que le site homo « ligne azur » a été hacké. Si vous avez oublié d’aller voir cet extrait des égouts sur le net, le site Dreuz a capturé quelques pages de ce torchon propagandiste soutenu par l’Embrigadement National du sieur Peilhon. Mais, sachez-le : l’argent public, NOTRE argent extorqué par le fisc, sert à financer des « études » sur la théorie du genre. Cette mascarade de recherche, qui n’a rien de scientifique, se fait sous l’égide d’un GIS patronné par le CNRS (vous connaissez : Cause de Notre Retard Scientifique), abrité par une MSH (Maison des sciences de l’homme : feraient bien de fermer les fenêtres, risque y avoir des courants d’air !) et intitulé, rien de moins : « institut du genre ». Allez faire un tour sur leur site, vous apprendrez quels sont les prétendus « chercheurs » qui s’y commettent, les appels à programme, bref, comment NOTRE argent finance notre asservissement.

Donc ils ne lâcheront pas, et ce ne sont pas les déculottées attendues aux municipales et aux européennes qui leur feront lâcher prise. Pour que la « victoire » de la Manif des gens raisonnables ne soit pas une victoire à la Pyrrhus, il faut que les socialistes soient chassés du pouvoir. Eux et leurs consorts UMP. Tous ceux qui travaillent à détruire toutes les valeurs qui demeurent encore : la Nation, la Famille.

Et, encore une fois, ce n’est pas en jouant le jeu truqué de l’élection, ni en respectant une « légalité » que l’ennemi viole en permanence, que nous y parviendrons. La colère monte, certes, mais ni avec assez d’ampleur, ni assez vite. Il faut que la colère se fasse insurrection. C’est urgent.

Raymond.

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Héraclès part en quenouille

heracles-omphaleHéraclès est né d’une tromperie de Zeus qui prit les traits d’Amphitryon pour féconder l’épouse de celui-ci, la vertueuse Alcmène. Évidemment, Héra, la virago épouse de Zeus, ne l’entendait pas de cette oreille, essaya de retarder l’enfantement, puis ayant échoué, elle envoya deux serpents étouffer le petit Héraclès et son pseudo-jumeau Iphiclès, mais le demi-dieu était déjà gaillard : il étrangla les sales bêtes. Ce fut son premier exploit. On connait assez les douze travaux ; on sait également l’attrait qu’exerçait sur le héros le sexe dit « faible », et l’on a peine à dénombrer ses galantes conquêtes. On connait sans doute moins Omphale, cette reine de Lydie où Héraclès fut un temps esclave : le demi-dieu devint son époux. Omphale se revêtit de la peau de lion et brandit la massue (attributs d’Héraclès), tandis que le héros, revêtu d’une robe lydienne, filait le lin aux pieds de sa femme.

Héraclès cependant revint en Grèce. Voici la fin de la légende : lorsque le héros alla aux Enfers enchaîner Cerbère, il rencontra l’âme de Méléagre, frère d’une certaine Déjanire, qui lui demanda d’épouser sa sœur demeurée sans appui depuis sa mort. Ce qu’il fit. Il advint que le ménage quittant le royaume de Calydon, au passage d’une rivière, le centaure Nessos essaya de violer Déjanire mais fut tué par Héraclès. Nessos mourant donnant à Déjanire une drogue à laquelle était mêlé le sang coulant de sa blessure, en l’assurant que c’était un philtre d’amour. À quelques temps de là, le héros fut amoureux d’une certaine Iole : Déjanire, jalouse, teignit une tunique avec la drogue de Nessos et l’envoya à Héraclès. Dès que la tunique toucha la peau du héros, une brûlure dévorante  lui déchira peu à peu le corps, et il mit fin à ses souffrances en se brûlant sur le mont Oeta. De culpabilité, Déjanire se tua.

La légende illustre bien, ce me semble, les difficultés contemporaines que trouvent les hommes à affronter l’affirmation de leur virilité, face à des femmes qui voudraient inverser les rôles. Encore Déjanire n’incarne-t-elle que la jalousie et n’avait-elle pas de volonté meurtrière, contrairement à Héra. Mais Omphale illustre assez bien, je pense, l’idéologie du genre, dans ses œuvres : la peau de lion et la massue changent de propriétaire. À ceci près : Omphale n’était pas de Lesbos, donc ne participait pas de la perversion saphique. Elle était simplement féministe extrémiste, mais néanmoins femme. Mais qui ne voit pas que toutes ces aventures ménagères restent du domaine du privé des personnages ? Dans la mythologie, il n’y a pas d’État aux mains de forces politiques voulant imposer aux sociétés les délires d’Omphale et les conséquences de la rage d’Héra ni des blessures d’amour de Déjanire. L’État, ce sera pour Anouilh, bien plus tard, le personnage de Créon refusant à Antigone le droit de rendre l’hommage funéraire à son frère Polynice, parce que celui-ci avait pris les armes contre Thèbes. C’est une tout autre histoire.

Or, et là s’arrête le parallèle avec la mythologie, les « gender theories », aspirant à créer un « genre » indifférencié, non seulement sont d’inspiration saphique, mais sont entrées dans les cerveaux reptiliens des hommes politiques de l’Occident – et singulièrement des nôtres – et visent rien de moins que la perversion des  sociétés. En cela, ces théories sans assise scientifique aucune, agissent de concert avec cette synallactique nouvelle, abandonnant l’intégration des allochtones et modifiant les sociétés pour en faire des conglomérats multiculturels de ghettos en guerre permanente.

C’est l’inspiration des projets de loi sur la famille et des 44 propositions censées lutter contre les discriminations et améliorer la politique d’intégration. Il y a dans ces projets issus de cervelles doctrinaires, matière à des travaux dirigés pour l’étude des aspects idéologiques contemporains du fascisme et de son entreprise de transformation des sociétés selon des modèles totalitaires. Je le ferai prochainement en disséquant plus minutieusement les théories du genre, et en montrant leur filiation avec une altération pathologique de l’acculturation de la sexualité de nature. Petit exercice préparatoire : l’État a-t-il le droit d’imposer un code de la famille ? L’État a-t-il le droit de fabriquer des androgynes intellectuels ? Que deviendra une société d’où aura disparu toute virilité ?

Ces travaux dirigés seront intitulés : « Europe butlérienne, Europe hitlérienne ».

Sacha.

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Contre nous de la tyrannie…

Bénito Valls small« Sinistra » : la gauche ; de là viennent toutes les catastrophes. Et les gens de gauche sont des SDF : Sectaires, Dévoyés, Fascistes. Car c’est bien de fascisme qu’il s’agit, comme l’a expliqué Vautrin (Hé ho ! Citoyen Sacha !  Nous attendons ta quatrième leçon sur le fascisme !).

De quoi s’agit-il ? Une poignée de fanatiques, inspirés par des officines comme Terra Nova, profitant des énormes défauts institutionnels, des failles constitutionnelles,  s’est emparée du pouvoir à tous les échelons, de la commune à la présidence de la République, et règne tyranniquement. Ce pouvoir illégitime met le pays en coupe réglée, distribue des prébendes à une clientèle électorale, ruine l’économie et tente d’instaurer le règne de la perversion qu’il considère comme le Bien.

Inutile d’évoquer ici la déconfiture économique : les faits parlent d’eux-mêmes, et chaque jour le citoyen voit se rétrécir son porte-monnaie comme peau de chagrin. Chaque jour les citoyens craignent de tomber dans la précarité parce que les entreprises ferment. Et presque plus personne ne veut investir dans un pays où le canon fiscal tire sur tout ce qui bouge, et où le « code du travail » dépasse le millier de pages.  Les rodomontades et les mensonges du pitre élyséen ne changeront rien à l’affaire.

Ces malfaisants suractivés de gauche ont un plan : la ruine générale de la France. Et ils s’y emploient avec constance et brutalité. Par le remplacement de population, d’abord : n’est-ce pas le César de carnaval, ministre de l’intérieur, qui favorise l’importation de populations sous-développées et pratiquant une religion infernale ? N’est-ce pas l’incroyable mansuétude pour les revendications insolentes de ces barbares, l’impunité totale dont bénéficient les petites racailles chassant en meutes, les millions octroyés aux banlieues perdues de la République, qui montrent avec clarté qu’il s’agit bien là d’un plan concerté ? Les socialistes savent ce qu’ils font, et ce qu’ils font est un crime de forfaiture d’abord, une trahison ensuite.

Ensuite, forts de leur pouvoir sans partage, ils s’attaquent à la famille. Sous couvert « d’égalité », ils nient totalement les pathologies de perversion, en mariant les pervers. Sous couvert « d’égalité » encore, ils s’apprêtent à faire bénéficier les pervers de la parentalité, sans se demander s’il n’y aura pas d’effets de bord. Pourtant, ces effets-là sont déjà connus. Sous couvert de « propriété du corps », ils favorisent des avortements autres que thérapeutiques. Sous couvert de « féminisme », ils pervertissent les jeunes esprits en propageant les « gender theories » nées du cerveau fêlé d’une décadente Française de rive gauche (Beauvoir) et reprises par des harpies fanatiques d’Outre-Atlantique. La vipère Belkacem et le ministre de l’éducation nationale n’expérimentent-ils pas dans 500 écoles ces théories du genre ? Ne figurent-elles pas (depuis l’UMPS Chatel) au programme de SVT en classe de première ?

Allez donc voir un peu à cette adresse, citoyens, ou à celle-ci, et vous verrez que les idéologues du genre n’hésitent pas à passer à l’action, charcutant la matière humaine comme le fit le sinistre Mengele des camps SS. Une femelle sénateur PS a même laissé sous-entendre que les enfants n’appartiennent pas à la famille, mais à l’État ! Nazis ou communistes nord-coréens ne disent pas autre chose. L’École, au lieu d’instruction publique, est en train de diffuser une propagande totalitaire, un bourrage de crâne immonde. Ils oublient une chose : l’École, au départ, c’était l’instruction publique, l’éducation étant réservée aux familles. Dans leur folie totalitaire, ces monstres se considèrent propriétaires d’institutions qui n’existent que par la délégation des citoyens et par leurs impôts. NOUS sommes propriétaires d’un État qui doit être notre serviteur et non pas notre maître, et des institutions, dont l’École. Et ces criminels s’offusquent lorsque le peuple descend dans la rue pour leur demander des comptes ? En quel pays vivons-nous ? Est-ce là une démocratie ?

IL FAUT LES ARRÊTER ! Je suis personnellement content que dimanche dernier se soit exprimée la colère, qu’aujourd’hui la Manif’ retrouve le pavé parisien et demande des comptes à ces vauriens. Naturellement, le fasciste Valls enverra ses sbires casqués gazer et matraquer, il suffit de quelques provocateurs merdeux du genre Méric pour que tout tourne au vinaigre. Mais je me dis que ce n’est ni par les urnes ni par les manifestations pacifiques que les tyrans accepteront de changer leur politique. Ils passeront outre, se gardant bien de demander son avis au peuple. Si un jour, au lieu de poussettes, les forces de la tyrannie trouvaient en face d’elles les fusils de l’insurrection, alors ce serait une autre paire de manches. L’ennemi civilisationnel nous a appris la bonne tactique : le harcèlement. Que chaque gauchiste, du président au dernier militant, soit apostrophé et sommé de s’expliquer, qu’il réponde de ses actes. Les campagnes électorales à venir fournissent pour cela une bonne occasion : puisqu’ils ne jouent pas le jeu de la démocratie, jouons le jeu de la guérilla et de l’insurrection maquisarde. Que les parents ayant compris combien l’École était désormais l’ennemie de l’enseignement et des familles refusent en bloc (ça commence…) la participation forcée de leurs enfants aux mascarades perverses du « gender ». Les enseignants conscients doivent être soutenus dans leur refus, les collabos harcelés, ministre compris.

Cela suffit ! Un vaste mouvement de refus s’est dessiné l’an dernier, partout, dans les familles, dans les entreprises… Il prend de l’ampleur : il doit se radicaliser !

Raymond.

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Quand la Base se défie du Sommet

niveau-de-confiance-dans-institutions-IPSOS

Le dernier sondage IPSOS évaluant la cote de confiance dans les institutions à première  vue ne surprend pas, mais il est plein de paradoxes.

Rien d’extraordinaire au fait que les partis soient les cancres, avec 92% de défiance ; ils donnent assez l’image du ridicule, de l’incapacité et de la corruption pour qu’il en aille autrement. Leurs complices, les médias, et leurs agents estampillés par le vote, les députés, ne valent guère mieux avec 77% de défiance. Mais pourquoi les députés -pris individuellement ? – sont-ils un peu moins dévalorisés que les partis dont ils sont issus ? Voilà un premier paradoxe. Serait-ce dû au fait qu’occasionnellement ils peuvent rendre quelques services privés à leurs électeurs ? Hypothèse hasardeuse, qui demande à être éprouvée. Un autre paradoxe est que l’agrégat des élus nationaux, l’Assemblée (72% de défiance) et le Sénat (73% de défiance), bien que constitués principalement d’agents des partis qui, au dire de la Constitution, « contribuent à l’expression du suffrage », sont moins dévalorisés que les partis qui les ont fait élire. Est-ce parce que 27 à 28% des sondés croient qu’il existe dans ces Chambres un pluralisme réel pouvant tempérer les excès d’une majorité ? C’est possible, si les gens -très minoritaires- ayant d’elles une opinion positive ignorent la parenté idéologique des partis politiques, tous jacobins. Il peut aussi y avoir une sorte de vénération stupide pour les « institutions » de la République, interdisant à certains de les critiquer.

Le même paradoxe naît de la différence entre la défiance extrême envers les partis une défiance moindre envers les conseils généraux (65% de défiance) et les conseils régionaux (63% de défiance), pourtant eux aussi majoritairement constitués d’affiliés aux partis. Serait-ce parce que ces élus seraient plus pragmatiques car mieux attachés aux pays ? Dans ce cas, se profile l’hypothèse suivante : plus on est près du pouvoir central (partis, Chambres…) moins l’on est perçu comme proche de la vie réelle et des problèmes des citoyens, moins l’on est considéré comme compétent. Le fait que les maires bénéficient de 63% de confiance irait dans ce sens : la démocratie municipale – ou son illusion – l’emporte largement sur tous les pouvoirs pyramidaux. Ce qui montre l’importance de la commune qui, comme l’expliquait Tocqueville, est à la démocratie ce que l’école primaire est aux sciences. Rien d’étonnant, alors, que les syndicats soient, malgré leurs tares, moins honnis (69% de défiance, tout de même !) que les partis, parce qu’ils sont encore supposés, dans la représentation collective, être proches des travailleurs. Il est des mythes qui persistent.

C’est peut-être le même phénomène qui explique la différence entre les grandes entreprises (62% de défiance) et les PME (84% de confiance) : les secondes constituent le tissu économique proche, le principal fournisseur d’emplois et de biens. La PME est dans la société civile, tandis que la grande entreprise, le monopole, en sont éloignés, proches du sommet de la pyramide du pouvoir. Le trust bénéficie des subsides d’État, ce qui lui permet de s’ériger et de se maintenir en monopole, voire de s’internationaliser et de délocaliser. Et, ridiculement, le président de la république est son commis-voyageur. D’où aussi la défiance envers les banques (65% de défiance) qui d’une part bénéficient de toute la sollicitude de l’État, comme l’a montré la crise de 2008, et d’autre part sont incapables, chez nous, de jouer correctement leur rôle dans la création d’entreprises.

On comprendra, alors, que l’Union Européenne, ce pouvoir étranger très éloigné du vécu quotidien des pays, et ne se manifestant que par des directives saugrenues le plus souvent, et contraires aux mœurs, pâtisse de 69% de défiance. On leur préfère des institutions correspondant aux fonctions régaliennes normales de l’État national : l’Armée (79% de confiance) et la Police (73% de confiance). Le paradoxe est, ici, que ces corps sont sous la dépendance directe du politique, celui qui est au sommet de la pyramide du pouvoir. Seraient-ils perçus comme des corps professionnels dévoués et de bonne volonté, mais maltraités par un pouvoir qui les emploie à mauvais escient ? Une étude complémentaire et plus spécifique serait nécessaire, ici, pour comprendre. Mais cela expliquerait que la troisième fonction régalienne, celle de la Justice, arrive en tête des médiocres, avec seulement 54% de défiance, malgré le laxisme, le syndicat de la magistrature, les ordres de la Chancellerie. En tous cas, je pense que l’on voit se dessiner confusément une idée des fonctions régaliennes de l’État, qui, très normalement, bénéficient de la confiance, malgré les dysfonctionnements occasionnés par des politiques versatiles.

En somme, je lis ces résultats comme l’indice de l’existence réelle d’un soubassement démocratique présent dans la conscience populaire, soutenant les institutions proches des gens et faisant confiance à celles qui sont censées les protéger réellement (Armée, Police, notamment). En même temps que s’exprime une défiance croissante pour tout ce qui s’éloigne des citoyens, dans une organisation pyramidale du pouvoir. Le seul résultat que je trouve proprement ahurissant est que 68% des sondés fassent confiance à l’École, alors que cette institution n’est qu’un hapax n’existant que depuis un peu plus d’un siècle, et actuellement en pleine déliquescence, budgétivore et presque totalement inefficace. Il est vrai que l’on n’a que l’école de sa société… et la société de son école.

Quoi qu’il en soit, il n’y a que 6 institutions sur 17 qui tirent leur épingle du jeu avec plus de 50% de confiance. Ce n’est pas un très beau résultat, qui montre à l’envi que ce pays a sérieusement besoin d’une révolution libérale : 84% ont une opinion positive des PME. Il faudrait décentraliser et déréglementer. Là est l’espoir, mais sa concrétisation est encore loin sous l’horizon.

Sacha.

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Pacte avec le Diable

Centaure HollandeLaissons les paparazzi et le vulgus mediaticus se repaître des frasques du moderne Centaure, à tronc de président casqué et corps de mécanique pour adolescent, et intéressons-nous à cette perle de propagande : le « virage libéral » qu’aurait pris le scooter présidentiel.

Là, c’est carrément de l’enfumage. En quoi consiste le flamby-oyant « pacte de responsabilité ? Réponse : à mettre sur le dos des entreprises la responsabilité de la déconfiture économique et sociale. Du reste, si l’on en croit l’IFOP, les citoyens ne s’y trompent guère, qui à 74% ne font pas confiance à Captain Wreck pour mener à bien cette affaire ; le plus rigolo, qui permet de détecter la volonté de faire des entreprises des boucs-émissaires, c’est que selon le même sondage, 73% penseraient que les entreprises ne joueront pas le jeu ; parmi ceux-là, les gens du FN, décidément ignares en matière d’économie, et les affidés de Mélanchon (82%), ce qui ne surprend pas.

Mais les entreprises n’ont PAS à jouer le jeu et à suivre le MEDEF, décidément collabo comme au temps de la mère Parisot. Pourquoi ? Parce que la croissance est en berne ; si l’INSEE prévoit +0,2% au premier semestre de 2014 et +0,9% pour l’année, on est loin des 1,5% nécessaires à une reprise de la croissance. Ensuite parce que nous ne représentons plus que 13% des exportations (biens et services) de la zone euro. Le commerce extérieur est en déficit de 60 milliards. Notre industrie n’a plus que 20% de part dans le PIB tandis que notre agriculture, jadis florissante, ne représente plus que 18,1% de la production agricole européenne. Bref : nous sommes en pleine décadence. Et surtout, surtout : le choc fiscal de 2014 n’a pas encore fait ses ravages. Nous entrons dans une année abominable, alors que le revenu des ménages a déjà baissé de 0,9%, ce qui ne s’était pas vu depuis la seconde guerre mondiale. Enfin, il n’y a pas lieu même d’espérer que l’État cessera de jeter l’argent par les fenêtres et à distribuer ses habituelles prébendes que l’on appelle « le social », faisant supporter aux citoyens productifs la paresse, l’incompétence des autres, et l’immigration des indésirables.

Dans un tel contexte, celui de la spira miserabilis, l’idée d’un pacte chiffré entre le gouvernement de rencontre et les organisations professionnelles est pernicieuse. Et, en tous cas, montrant à nouveau la mainmise de l’État sur la gestion des entreprises, elle est à des années-lumière du libéralisme, et même, même, de la social-démocratie. L’emploi ne dépend pas de la volonté gouvernementale -les emplois fictifs, dits « aidés », étant un leurre comptable – ni de celle du collaborationniste MEDEF ; il dépend uniquement de l’appréciation des chefs d’entreprises (ils sont encore quelque 2,5 millions) au vu du bilan d’exploitation de leurs entreprises. Ils n’embauchent ou ne licencient pas pour plaire ou déplaire à une bande d’idéologues socialistes, mais parce qu’ils disposent ou non d’un marché que le coût du travail rend rentable.

Si on se contentait de lever la pression fiscale de 30 milliards, comme annoncé, ce serait un premier pas. Les entreprises pourraient alors, selon leur état général, soit investir, soit réduire leur dette, soit embaucher. Dans tous les cas, le bilan pourrait être positif. Mais si l’on fait comme Flamby, si l’on crée quatre comités Théodule pour n’accorder les allègements fiscaux qu’aux entreprises déclarées -dans leur novalangue, « citoyennes »-, c’est-à-dire qui embauchent préalablement à tout assainissement, on fait de la démagogie, on peut un bref instant ralentir la croissance du chômage, pour la faire repartir de plus belle, parce que de naïfs entrepreneurs auront déposé le bilan.

C’est facile à comprendre. Pour créer un million d’emplois, avec une baisse réelle de 20 milliards d’impôt, on dispose de 20 000 euros par salarié et par an ; or le coût moyen de revient annuel d’un salarié est de 30 000 euros. Pour le supporter, il faudrait une augmentation du chiffre d’affaires de 100 000 euros ; seulement pour compenser le surcoût. Chose qui est impensable dans l’état actuel de l’économie française : la conjoncture est morose, la consommation atone, et ce n’est pas le choc fiscal de 2014 qui va arranger les choses.

Bref : au mieux, passager clandestin d’une timide reprise mondiale, l’équipage de naufrageurs socialistes ne pourra-t-il que recueillir d’infimes miettes, qui ne pourront en aucun cas être mises à son actif, au pire le « pacte de responsabilité » risque d’aggraver la conjoncture.

Alors, que l’on ne nous fasse pas prendre un compromis assez comparable à la NEP de Lénine avec un virage du scooter élyséen vers le libéralisme. Une vraie révolution libérale enlèverait toute contrainte étatique sur les entreprises, dérèglementerait en masse, licencierait l’excédent de fonctionnaires, assurerait une transition aménagée du « social » prébendier vers une responsabilité individuelle. Nous en sommes à plusieurs parsecs, comme je le disais plus haut. Il n’y a que des imbéciles comme Clémentine Autain pour hurler au libéralisme hollandien !

Je ne croirai à l’avènement du libéralisme que lorsque le code du travail sera réduit à quarante pages et qu’aucun jacobin ou bonapartiste ne sera en état de gouverner.

Sacha.

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Ah les p’tit femmes de Paris…

RVB de base« Bon Dieu ! Il sort ! C’est fichu ! » ronchonna Alonzo Tromondada, psy attaché à l’Élysée. En effet, le roi avait ouvert sans bruit la porte de son bureau, et regardait avec précaution d’un côté et de l’autre du couloir. La porte se referma sur le bureau vide. « Pas de panique ! annonça La Conscience, on doit pouvoir le tracer. » Le petit spectre cliqua quelques boutons sur l’écran et le monarque réapparut, marchant précautionneusement sur la pointe des pieds. « Je parie qu’il descend aux caves ! » hasardai-je. « Bien possible,  ajouta Alonzo, le monde souterrain, c’est son affaire. Des caves voûtées… le regressus ad utero… ». La Conscience fit apparaître l’image d’une cave ; ce sacré petit spectre avait placé des caméras partout.

Apparemment, nous n’étions pas les seuls à conjecturer une descente au sous-sol : deux comploteurs de Terra Nova, revêtus de la célèbre tunique grise à cagoule, attendaient, planqués derrière un pilier. Ils n’étaient pas seuls : tapis derrière un tonneau, nous reconnûmes Manu Valse, le ministre du Dedans. « Tiens tiens … commenta Tromondada, il y a du rififi dans l’air… »

« Tu crois qu’il va venir ? » demanda un terra-neuvien à son complice. « A dix contre un ! répondit l’autre, c’est l’heure de son escapade ! » « Ouais, renchérit l’autre, il ne devrait pas tarder. » Pendant ce temps, Valse chuchotait dans son téléphone portable spécial Beauvau. Une porte s’ouvrit en grinçant, et Soliveau le Second apparut en ce monde souterrain, riant aux anges. Le ministre referma son téléphone, tandis que les deux nuisibles se rencognaient. Le roi s’avança vers un objet recouvert d’une bâche ; il tira le rideau plastifié d’un coup sec et apparut LE scooter jaune. Soliveau poussa l’engin au milieu de la cave et, sortant un chiffon de sa poche, entreprit de nettoyer son célérifère à pétrole.

« Julie… Jolie Julie… Tu as mis ta robe d’organdi… » chantonnait le monarque tout à sa tâche. Satisfait de son travail, il tourna la clé de contact et actionna le démarreur. Rien ne se passa. « Zut ! ronchonna-t-il, la batterie est encore à plat ! Bon, un coup de kick… » À ce moment, l’iPhone royal sonna. Le roi l’ouvrit ; La Conscience zooma sur le minuscule écran : un message de Rottweiler ! Nous pouvions lire assez distinctement : « Ne me quitte pâââs ! Moi je t’offrirai des merles et des truies venues d’un pays où y en a même pâââs… » « Elle me les casse ! grommela Soliveau. Vais dire aux psys de lui coller une cure de sommeil, comme ça elle foutra la paix ! ». Les terra-neuviens opinèrent dans leur coin, tandis que Manu affichait un air de contentement narquois.

Nous interrogeâmes Alonzo du regard : « Oui, oui, expliqua-t-il, la royale concubine a craqué en apprenant par la presse l’infidélité du roi. Désillusion narcissique caractérisée, chez une dominatrice pathologique ; sa proie lui échappe ! » « C’est curieux, chez lui, cette manie de se faire dominer par des harpies ! » commentai-je, « Ségodinde, Hija de Nada, Rottweiller… Docteur, savez-vous quelque chose de cette Julie ? » « Peu de choses, répondit le psy, sinon qu’elle fit un éloge dithyrambique du roi lors de l’élection… Quant aux dominatrices, il a beau être paraphrène, il demeure extrêmement fragile et angoissé. Paradoxalement, il recherche des femmes ayant le Phallus, comme dirait Lacan, c’est-à-dire un père. » « Elle est, je crois, du clan Ségodinde ? » dis-je « Exaquete, nous apprit La Conscience, elle a roulé pour elle en 2007. M’a tout l’air d’un parfait modèle de bobo : maman antiquaire, papa chirurgien, socialiste, partisane du mariage gay… » « Ouais, conclus-je, elle a tout pour lui plaire ! » « C’est vrai, dit Tromondada, mais elle fait moins rombiasse que les précédentes. »

Cependant, Soliveau était parvenu à démarrer son célérifère à grands coups de talon, et dans un nuage de fumée bleue il s’essuya le front, puis coiffa le casque portant un logo CGT. Il donna plusieurs coups nerveux d’accélérateur, puis, heureux comme un ado : « Ouaiaiaiaias ! Sur une roue ! ». Et il tenta de faire le tour de la cave à la manière des racailles. Malheureusement, moins adroit que ses électeurs, il se prit un fabuleux billet de parterre. Se relevant, endolori et furieux, il remonta en selle : « Bon, on y va, l’amour n’attend pas ! » Il actionna une porte métallique, s’y engouffra et disparut de notre vue. Pendant ce temps, Valse dictait ses instructions par téléphone : « Avis à toutes les patrouilles. Cible partie direction Bandits Corses. Suivez et prévenez les photographes de Closer. Terminé. »

« Un coup tordu de Valse ? » suggérai-je ? « Peut-être pas, il exploite, dit Alonzo, belle occasion pour lui qui a de l’ambition. » Cependant, les deux terra-neuviens avaient quitté leur cachette. « Enfin ! jubila l’un d’eux, nous allons être débarrassés de la rombiasse ! » « Patience ! tempéra l’autre, la partie n’est pas encore jouée. Il aurait mieux fait de nous écouter plus tôt, lorsque nous lui disions de la révoquer ! ». Ils sortirent par une porte secrète, tandis que Valse notait soigneusement ces propos sur un carnet. « Hé hé ! » fit-il, « je sens que je vais bientôt sauver la République ! »

« Un paraphrène de plus ! » se lamenta Tromondada. « N’empêche, dis-je, tous les ingrédients du vaudeville sont là. Une comédienne pour maîtresse ! Ah ! Le théâtre de boulevard ! » « Ouais,  conclut La Conscience, mais c’est pas du Labiche, ce serait plutôt de La Nouille ! »

Alfred.

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Le réflexe totalitaire

Bénito Valls smallOn dira ce qu’on voudra : oui, Diablerepris est un abruti antisémite, et non, Grain de Valls n’a pas raison de faire interdire ses « spectacles ». Je ne vais pas redire ce que j’ai déjà exprimé dans l’article précédent : je le maintiens. Un vote sur le Figaro donne 70% de « non » à la question : « faut-il interdire les spectacles de Dieudonné ? ». On ne me fera pas croire qu’il y a 70% d’antisémites parmi les lecteurs du Figaro, tout de même ! Simplement, ces gens-là, comme notre Camorra, ont flairé le piège.

Interdire spectacles dieudonné

Car il y a là une occasion rêvée pour la caste politique, et singulièrement pour sa composante venue accidentellement aux affaires, d’instaurer officiellement une atteinte terrible à l’autonomie d’expression. C’est-à-dire un acte de tyrannie, parfaitement dans la lignée de ce fascisme dont parle Vautrin. Ce que les socialistes cherchent à protéger, ce ne sont pas les Juifs, c’est leur fonds de commerce des banlieues, où précisément est répandu le racisme, sous sa forme religieuse d’abord (les « kafir », les infidèles, sont considérés comme des sous-hommes), sous sa forme ethnique ensuite (c’est le racisme anti-blancs, dont Valeurs Actuelles parlera dans son édition de demain jeudi : 47% des sondés pensent que c’est « assez répandu »). Bref : c’est la porte fermée à toute contestation.

Ivan Rioufol pense comme nous, et il l’a dit hier (lundi 5) sur son blog. J’en reprends quelques passages :

« Dieudonné est surtout le révélateur, à travers son public, de la nouvelle haine anti-juive et anti-blanche que les antiracistes, qui s’indignent aujourd’hui, ont laissé prospérer au cœur des intouchables cités d’immigration. Ce désastre est le leur. Il est à regarder en face et non pas à dissimuler sous le tapis. »

« Ce n’est pas par la censure que les idées se combattent. Ces procédés sont à laisser aux inquisiteurs et aux apprentis fascistes. Or, il y a longtemps que la gauche et ses médias ont trahi Voltaire en malmenant régulièrement la liberté d’expression, ce socle de notre civilisation. Une opinion peut être fausse, sotte, malsaine, dangereuse. Elle ne devrait pas, pour autant, être considérée comme un délit, à moins de croire à l’exorcisme. »

« En cherchant à imposer une chape de plomb – vieux réflexe totalitaire  – le gouvernement mésestime la capacité de l’opinion publique à être son propre juge sur des propos déshonorants. »

Oui, Valls et le gouvernement de rencontre ont bien un réflexe totalitaire devant les désordres occasionnés par la bien-pensance immigrationniste. Cela n’a rien d’étonnant de la part de gens objectivement fascistes. En cela, ils ne font qu’aggraver une situation potentiellement dangereuse.

En fait, le gros abruti n’a fait que jouer le rôle du lapin mécanique dans les courses de lévriers, ou, si l’on préfère, celui du boute-en-train au haras. Il n’en tirera pas bénéfice (sauf pécunier), mais la meute espère gagner des lauriers. Sauf à crisper encore les citoyens et à les jeter dans les bras de cette fraction de la caste politique qui n’a pas encore subi l’usure du pouvoir, mais qui n’a rien à envier à ses collègues du PS et de l’UMP.

Ceux qui, comme Bouteldja, traitent les Français de « souchiens », ou qui font l’apologie du criminel Merah, qui défilent avec le torchon du Hamas, qui rappent à tours de voix qu’il faut tuer des Juifs et pourquoi pas des faces de craie, ne craignent rien : ils sont trop utiles, ils servent les desseins exprimés tout haut par les officines fascistes du genre Terra Nova. Et M’Bala M’Bala ne risque pas grand-chose non plus. Mais tous les refuzniks qui trouvent scandaleux les soins et la protection dont bénéficient les envahisseurs n’auront qu’à bien se tenir.

Il leur restera l’action clandestine. Et à casser des gueules.

Raymond.

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Le piège

Oh maisValls, Bitaura et les aboyeurs de la pensée unique font tout un cirque à propos de grosses ignominies proférées par M’Bala M’Bala. Bon : il est vrai que le comique ordurier – comme le sont souvent aujourd’hui ceux qui se disent comiques – sous couvert d’anti-sionisme tient des propos anti-sémites. C’est clair.

Ce qui devrait être aussi clair, mais qui n’apparaît qu’à l’observateur attentif, derrière les déclarations tonitruantes de nos bonnes âmes, c’est la volonté de piéger toute autonomie d’expression. Il y a des tas de « lois » liberticides faites en ce sens, notamment depuis la loi « Gayssot » (1990), tant par la gauche que par la droite.  C’est que la Nomenklatura, détentrice, comme chacun le sait, de la Vérité et des Lumières, n’entend pas laisser le champ libre à la contestation venue d’un Peuple croupissant dans l’obscurantisme, comme diraient BHL ou Fourest.

Observons justement comment est tendu le piège. Le gros con s’en prend aux Juifs, sous prétexte de préférence Palestos. Or ceux qui couinent ont beau jeu, car il est vrai que la Shoah fut, pour ceux qui ont de la conscience morale, un crime impardonnable. Mais… On glisse rapidement sur le fait que le gros des troupes de la gauche « moralisatrice » – et malheureusement d’une grosse partie de la droite d’appareil – est anti-israélienne et pro-palestinienne. Jusqu’à plus ample informé, je ne crois pas que le Hamas, pas plus que le Hezbollah libanais, pas plus que les ayatollahs, soient pro-sémites. Je subodore que ce serait même le contraire. Les couineurs, au fond, sont en majorité des hypocrites.

Donc on prépare l’opinion, non seulement à l’interdiction des « spectacles » de M’Bala M’Bala, mais à toute expression de pensée divergente. On joue sur le dégoût légitime que ressentent des citoyens moraux devant les « quenelles » et propos révoltants d’un triste sire pour faire avaler non plus une couleuvre, mais un anaconda : la fin définitive de l’autonomie (la « liberté ») d’expression.

Ce qui montre bien que la Nomenklatura ici aussi protège son privilège de « Führer ». Car si on interdit à M’Bala M’Bala de débagouler ses ordures, on m’interdit aussi, à moi citoyen Lambda, de fustiger par exemple l’islam mortifère ou de considérer les homos comme des malades. « Merci, Dieudonné ! », pensent secrètement Valls, Bitaura et toute la meute fasciste de la fausse bien-pensance. En plus, l’affaire fait diversion : tant qu’on pense à ça, on ne pense ni à la croissance encalminée ni au chômage qui progresse, ni à la famille pulvérisée. Bonne affaire !

Je sais que ce n’est pas Voltaire qui a dit : « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Les liberticides ont même mis un soin particulier à dire que ce n’était pas de lui. Suspect, ça ! N’empêche : cette maxime est celle des vrais démocrates. Tant qu’elle ne trouble pas l’ordre public, toute idée, même la plus pourrie, le plus ignoble, doit être exprimable. C’est aux citoyens de la combattre en démontrant qu’elle est insane.

Ceci est d’autant plus à réfléchir que toute prohibition, tout anathème, toute persécution, en fin de compte valorise et suscite des adhésions clandestines. Sans aller si loin : il paraît que M’Bala M’Bala reçoit des tas de soutiens sur les « réseaux sociaux » et qu’il pourrait bien faire un tabac dans les prochaines semaines. Tout comme les prostiputes gagneront des clients à la suite de la loi ridicule inventée par la clique à Belkacem. Suffit de s’adapter et de basculer dans l’underground. « Merci, Valls et Bitaura ! » pense secrètement Dieudonné. En fin de compte, dans cette affaire putride, les deux camps y gagnent… et la démocratie perd. Rien d’étonnant, dans un pays où la République n’a que le nom.

Les gens ont beau critiquer les États-Unis, il y a dans le Premier Amendement de leur Constitution des dispositions garantissant la liberté d’expression : « Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances. ». Le Congrès ne fera pas de loi (…) restreignant la liberté d’expression ou la liberté de la presse.

Nos jacobins de salon sont bien loin de cet esprit. Nous ne sommes pas en démocratie.

Raymond.

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En relisant Tocqueville

pouletgrippeL’an déferle sa morosité et ses colères cachées. Un cortège de hausses et de mesures électoralistes, comme d’habitude, vient abonder encore la grisaille d’une société au bout de sa décadence. Car tout le monde sait, en appelant de ses vœux illégitimes le Père-État rémunérateur et grand dispensateur d’irresponsabilité, que la partie est jouée, et qu’à moins de changer radicalement d’horizon, ce que la plupart refusent, le train social n’ira plus jamais comme avant. Il faut risquer ou périr, tout le reste n’est que propagande. Mais la responsabilité du citoyen est un exercice auquel peu, trop peu d’entre nous sont prêts.

Je relis une fois de plus Tocqueville, dans l’édition Robert Laffont, collection Bouquins, parue en 1986. Ce n’est pas, comme l’écrivent certains imbécile, « revisiter  Tocqueville », car si ses écrits sont un monument, ce n’est pas un immeuble ni un paradis tarifié pour touristes. Au fil des années, j’y ai semé des dizaines de signets là où le crayon a souligné des passages témoignant d’une subtilité d’analyse, d’une capacité de déduction logique, pouvant passer pour prescience de notre temps, extraordinaires. En voici quelques morceaux choisis, qui, ce me semble, illustrent parfaitement la déplorable situation que nous connaissons aujourd’hui.

Il y est dit que si nous en sommes là, c’est notre faute. Tocqueville avait parfaitement saisi ce processus que j’appelle délégation, délégation d’un pouvoir dont nous sommes nous-mêmes au principe, du reste repris par la Déclaration de 1789. Bourbon, Bonaparte ou République, voire Ivan le Terrible, Staline ou Hitler, c’est toujours de délégation qu’il s’agit, tant que personne ne prend les armes : « car le principe de la souveraineté du peuple réside au fond de tous les gouvernements, quoi qu’on en dise, et se cache sous les institutions les moins libres » (Souvenirs, p. 208).

Cette tendance culturelle à la délégation du pouvoir, si elle ne s’entoure pas de précautions institutionnelles, c’est-à-dire de contre-pouvoirs, débouche presque automatiquement sur ce que j’ai appelé « fascisme », c’est-à-dire l’accaparement du pouvoir par une oligarchie voire, à l’extrême, par un seul ; on considère alors « cette masse confuse reconnue comme le seul souverain légitime, mais soigneusement privée de toutes les facultés qui pourraient lui permettre de diriger elle-même son gouvernement. Au-dessus d’elle, un mandataire unique, chargé de tout faire sans la consulter. Pour contrôler celui-ci, une raison publique sans organes ; pour l’arrêter, des révolutions et non des lois ; en droit, un agent subordonné ; en fait, un maître. » (L’Ancien Régime et la Révolution, p. 1014.

Rien d’étonnant, alors, qu’un pouvoir puisse faire fi de la volonté populaire, exprimée par des manifestations publiques massives (loi sur le « mariage pour tous ») ou même par référendum (2005 puis traité de Lisbonne). En contrepartie s’instaure une superstructure omnipotente, appelée « État », qui vise à perpétuer la mainmise de la minorité oligarchique sur le peuple, et pour la raison suivante : « quand le peuple commence lui-même à réfléchir sur sa position, il lui naît une foule de besoins qu’il n’avait pas ressentis d’abord, et que l’on ne peut satisfaire qu’en recourant aux ressources de l’État. » (De la Démocratie en Amérique, p 209).

Cet État s’enracine très profond dans l’Histoire. Je date l’origine du mal du règne de Philippe IV (« Philippe Le Bel »), et au fil du temps l’État, ajoutant à ses trois rôles régaliens de celui d’acheteur de la paix civile, s’est employé à lever de plus en plus d’impôts. Sous Henri III, au XVIe siècle, le travail est considéré comme un privilège et le droit de travailler s’achète. De nos jours, ce sont les charges et patentes, impôts sur le chiffre d’affaires et les plus values. Mais cela va bien plus loin. Sous Louis XIV, les terres du royaume sont considérées comme propriété de l’État, celui-ci devenant « le propriétaire véritable, tandis que les autres n’étaient que des possesseurs dont le titre restait contestable et le droit imparfait. (…)C’est l’idée mère du socialisme moderne. Il est curieux de lui voir d’abord prendre racine dans le despotisme royal. » (L’Ancien Régime et la Révolution, p. 1065). L’État devient donc par principe spoliateur. Il n’est donc pas étonnant que « l’ancien régime a fourni à la Révolution plusieurs de ses formes ; celle-ci n’y a joint que l’atrocité de son génie. » (ibidem, p. 1067).

Mais l’État omnipotent ne saurait tenir sans une caste de fonctionnaires, chargée par divers moyens de tenir le peuple dans les fers : « pour mettre le peuple dans l’obéissance et l’y tenir, moins vaut une législation atroce qu’on suit mal, que des lois douces qu’une administration perfectionnée applique régulièrement comme d’elle-même, tous les jours et à tous. » (L’Ancien Régime et la Révolution, p. 1109). Cette caste vit de l’impôt, et elle distribue des prébendes à d’autres qui vivent ipso facto de l’impôt (voir le nombre d’assistés de nos jours) : « la vérité est, vérité déplorable, que le goût des fonctions publiques et le désir de vivre de l’impôt ne sont point chez nous une maladie particulière à un parti, c’est la grande et permanente infirmité de la nation elle-même. » (Souvenirs, p. 744). Il s’opère donc une déresponsabilisation des citoyens, une perte absolue de l’esprit d’entreprendre et de courir des risques. Nous en voyons les effets pernicieux de nos jours.

Cette masse de prébendiers explique la dépense d’État comme le refus des gouvernements successifs que nous avons connus de la réduire. La guerre, certes, a historiquement contribué occasionnellement à augmenter la dette publique, mais comment expliquer qu’en soixante-dix ans de paix elle ait pris des proportions hors normes ? Comment expliquer que le système des impôts et des taxations soit devenu un maquis inextricable ? « Si vous rencontrez quelque ancien établissement du moyen âge qui se soit maintenu en aggravant ses vices au rebours de l’esprit des temps, ou quelque nouveauté pernicieuse, creusez jusqu’à la racine du mal : vous y trouverez un expédient financier qui s’est transformé en institution. Pour payer les dettes d’un jour, vous verrez fonder de nouveaux pouvoirs qui vont durer des siècles. » (L’Ancien Régime et la Révolution, p. 1014).

Ainsi va le cours des choses, du temps de Tocqueville comme du nôtre. Nous souffrons de l’État et de la confiscation de notre pouvoir : « les grandes richesses et les profondes misères, les métropoles, la dépravation des mœurs, l’égoïsme individuel, la complication des intérêts, sont autant de périls qui naissent presque toujours de la grandeur de l’État. » Or cela ne peut être changé par le jeu ordinaire des institutions -puisqu’il n’y a pas de contre-pouvoirs – ni surtout des partis où « l’intérêt particulier, qui joue le plus grand rôle dans les passions politiques, se cache ici plus habilement sous le voile de l’intérêt public. » (De la Démocratie en Amérique, p. 119). Les prétendants à la délégation suprême, comme chez nous les candidats à la présidence de la République, ne constituent pas une classe de gens « bien nés », maîtres d’eux-mêmes et de leurs désirs, et donc capables de veiller à modérer les nôtres ; tout au contraire, « ce qui est bien certain, c’est qu’en France, tous les chefs de partis que j’ai rencontrés de mon temps [et du nôtre, donc !] m’ont paru à peu près indignes de commander, les uns par leur défaut de caractère ou de vraies lumières, la plupart par leur défaut de vertu quelconque. » (Souvenirs, p. 774). On ne saurait mieux décrire les personnages figurant au catalogue politique contemporain.

Pire encore, le potentat parvenu est toujours mieux placé pour perpétuer son pouvoir que les impétrants à s’en emparer : « quand un simple candidat veut parvenir par l’intrigue, ses manœuvres ne sauraient s’exercer que sur un espace circonscrit. Lorsque, au contraire, le chef de l’État lui-même se met sur les rangs, il emprunte pour son propre usage la force du gouvernement. Dans le premier cas, c’est un homme avec ses faibles moyens ; dans le second, c’est l’État lui-même, avec ses immenses ressources, qui intrigue et qui corrompt. » (De la Démocratie en Amérique, p. 147). Nous devrons nous en souvenir en 2017.

Nous voilà donc pris dans une situation sans autre issue que la révolution, et non les lois, car « quand les citoyens sont tous à peu près égaux, il leur devient difficile de défendre leur indépendance contre les agressions du pouvoir. Aucun d’entre eux n’étant assez fort pour lutter seul avec avantage, il n’y a que la combinaison des forces de tous qui puisse garantir la liberté. » (De la Démocratie en Amérique, p.81). En sommes-nous capable, de recouvrer cette autonomie que Tocqueville nomme « liberté » ? J’en doute fort, car « ce que haïssent les peuples faits pour être libres, c’est le mal même de la dépendance. » (L’Ancien Régime et la Révolution, p.1053). Or, nation de cotisants, contribuables et allocataires, on dirait que les Français chérissent au contraire cette dépendance qui leur donne une fausse impression de sécurité – aujourd’hui bien battue en brèche par la conjoncture désastreuse – en les rendant irresponsables et incapables d’entreprendre. Bref : en en faisant des sous-hommes. Ceux qui réclament des libertés perverses, et ils sont légion, ces chiens de garde de la pensée unique, ne recherchent pas l’autonomie, la liberté, car l’autonomie ce n’est pas d’assouvir les appétits dont on est esclave : « qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir. » (ibidem).

Au fond, nous touchons au terme d’une dégradation commencée il y a des siècles, accélérée par la Révolution, les Empires et les Républiques successives. Les derniers ajustements constitutionnels ont parachevé l’œuvre de destruction. D’aucuns espèrent un désaveu du pouvoir lors des élections municipales. Certes, « les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science » (De la Démocratie en Amérique, p.85), mais les accapareurs du pouvoir ont pris soin de les vider de toute possibilité d’action démocratique : « or ôtez la force et l’indépendance de la commune, vous n’y trouverez jamais que des administrés et point de citoyens. » (De la Démocratie en Amérique, p.91)

La voix de Tocqueville résonne dans le désert et ne rencontre plus guère d’échos. Bientôt elle se taira, faute de citoyens. Ce peuple est mûr, désormais, pour l’esclavage sous la férule des barbares. Je me réjouis d’être vieux, je ne verrai pas, j’espère, les effets de cet asservissement, et j’approuve les jeunes gens qui vont trouver autonomie et responsabilité sous d’autres cieux.

Sacha.

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Chassons la volaille en 2014

Peu crédible(2014)

Le Yéti : « ben si, il est crédible ! »

Nessie : »T’es pas ouf, toi ? Vl’a que tu d’viens socio, ta ? »

Le Yéti : « Nan ! Y dit qu’y pense au chômage et qu’y aura de la croissance en 14. Ça veut dire : y aura croissance du chômage ! »

Le Père Noël : « C’est pas faux ! »

Le squatter de l’Élysée a parlé. Franchement, je ne l’ai pas regardé, d’abord parce que,comme tous ceux de ma Camorra, je n’ai pas la télé. Lorsque je veux regarder l’étrange lucarne, je fais comme les copains : on va boire un coup chez Nénesse. Ben comme par hasard, Nénesse faisait passer… la Voix de la Russie, et nous avons eu les vœux de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Ça avait une autre tenue que, je suppose, le plat bla-bla du président accidentel qui se plaît à jouer les démarcheurs chez les rois fainéants du pétrole islamique pour de très gros monopoles accoquinés à son État. Monopoles dont les employés sont, pour la plupart, loin de France.

Tout de même, si j’en crois La Tribune, le petit histrion aurait « fait » une audience de 11,5 millions. De deux choses l’une (l’autre étant le Soleil) :

- Ou bien il y a réellement 11,5 millions de crétins qui idolâtrent encore le naufrageur,

- ou bien ils ont pensé que c’était un épisode du Muppets SHow, histoire de bien rigoler pour se mettre dans l’ambiance du réveillon.

J’en viens à regretter que la télévision ne soit pas interactive : imaginons alors le nombre de bras d’honneur, de postérieurs tournés vers l’écran, et renvoyés au nez du hâbleur ! Et même des carapaces de langoustines !

Bon, c’est pas l’tout, Joseph ! La rédaction et moi vous souhaitons la bagarre pour 2014 : reprenons notre pouvoir confisqué, redevenons autonomes, responsables. Bref : débarrassons-nous des socialistes et de toute la caste politique qui nous pourrit la vie depuis trois décennies.

BONNE ANNÉE !

Raymond.

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